29.03.2007

"Crit 2007, Crit tartiflette" (samedi et dimanche)

Samedi, réveil super tôt mais j'ai quand même raté le petit déjeuner bien joué j'ai faim donc je cherche des bières, on va voir d'autres matchs je ne me souviens plus des sports juste qu'on a marché qu'on s'est arrêtés puis qu'on a marché encore on a discuté avec des gens et on a marché encore, une queue pas possible pour récupérer un sandwich et puis on a encore marché il fait de plus en plus froid je grelotte malgré mes huit couches de vêtements, je cherche de la bière et je tombe sur un groupe de Strasbourgeois qui me proposent du stroh (prononcer "chtroh"), un alcool local à 80° je dis ok ils me filent un bouchon ça ne me fait rien leur alcool de fillette je les regarde et je leur dis "ça ne me fait rien votre alcool de fillette" alors ils me donnent un deuxième bouchon et là pour la première et unique fois du Crit je n'ai plus froid mais je suis pas bourrée alors je les abandonne et je cherche une bière mais bordel y a rien et on marche encore puis rendez-vous avec les pom-pom girls pour revoir notre chorégraphie il fait tellement froid qu'on va dans les vestiaires c'est glauque et humide mais moins qu'à l'extérieur et c'est supportable jusqu'au moment où la porte s'ouvre et on se fait coincer à l'intérieur par l'équipe de rugby de Toulouse qui nous plaque contre les murs et j'appelle à l'aide au moment où ils commencent à nous tirer par les t-shirts tout en se déshabillant et toutes les pom-pom girls hurlent, leurs cris se répercutent sur le carrelage glacé j'ai froid et mal à la tête et je ferme les yeux et j'essaie vaguement de réfléchir, la meilleure défense c'est l'attaque alors je saisis un pompon et tente de cingler le premier sexe nu et sans défense qui passe à ma portée puis on parvient à s'enfuir et pour fêter ça je récupère une bière avant d'aller discuter avec des Lyonnais je croise Anarchange et je marche encore  et on va manger avant d'aller en boîte et on passe sur scène pour faire notre chorégraphie je me dis qu'au moins là on ne meurt pas de froid quand soudain un Lillois bourré monte sur scène complètement nu et se trémousse devant moi et ça fait beaucoup de sexe pour la journée mais je reste naturelle et agis comme si ça faisait partie du show et on rentre dans un bus rempli de Lillois on fait la connaissance de Felipe un Lillois qui vomit dans un sac en plastique à côté de moi et il chante et danse tout en vomissant alors je le félicite pour sa performance puis je tente de chanter des chants aixois mais comme nous ne sommes que 3 Aixois dans un bus rempli de Lillois je finis par me rallier à la majorité on descend du bus et on chante dans les rues et on trouve plus le chemin de l'hôtel alors on suit les rails du tramway en scandant "Tous à poil et on se tripote !" avec des Lyonnais, ou des Toulousains, personnellement je ne me souviens plus, et une abrutie vient nous dire de fermer nos gueules y en a qui veulent dormir et si vous habitiez dans le centre-ville vous comprendriez et je lui réponds "Mais me dis pas ta gueule la vieille !"  puis je lui annonce que j'habite dans le centre-ville et je lui enjoins poliment de se décoincer le fondement mais j'avais pas vu son copain et là je crois qu'il veut me frapper mais Julien me prend par le bras en m'invitant à le suivre alors je le suis et on retrouve l'hôtel je traverse la réception en mode commando à moitié en rampant pour ne pas être vue par la réceptionniste mais je manque de me vautrer par terre alors c'est raté et Julien est bourré et s'endort comme une masse et j'en fais autant.

Dimanche, on perd une heure donc réveil encore plus tôt pour les demi-finales et je ne rate pas le petit déjeuner mais vu la gueule du plateau-repas j'aurais dû, puis je marche encore, on croise l'équipe de pétanque qui gagne et l'équipe de handball qui perd et je rencontre des Bordelais qui m'offrent des shots de vodka-grenadine et il est pas encore 10h du matin, j'ai mal à la gorge et je prends quelques photos et j'ai froid, au déjeuner ils annoncent "repas folklorique" mais en fait c'est de la tartiflette c'est pas bon mais la nourriture est devenue mon seul réconfort de la journée alors j'en reprends deux fois et je vais au tennis pour soutenir nos joueurs mais en fait je m'endors sur le court comme un cadavre de chien crevé au bord d'une autoroute en plein mois d'août et les garçons en profitent pour faire des mises en scène avec mon corps et des bouteilles de bière vides et et je me réveille je récupère une bière et j'en renverse une partie sur le court et on marche on ne sait pas où l'on va puis on marche encore et on va soutenir le foot et le rugby qui gagnent la finale et des gens s'amusent à faire des glissades sur une banderole posée par terre et aspergée de bière et de pastis et ça fait quelques heures que je me trimballe un gros tambour qui sort de je ne sais où mais il est éventré alors je l'abandonne sur un terrain, puis on apprend qu'une Rennaise s'est éclaté la rotule et j'essaye de compatir mais malgré mes efforts je n'y arrive pas car j'ai trop froid et les rugbymen toulousains m'invitent à leur barbecue mais je préférerais une bière alors je me contente de les prendre en photo, les matchs finissent enfin et je récupère un sandwich que je mange par terre dans le hall d'un gymnase puis on part en soirée et je m'ennuie en plus j'ai pas assez d'argent  pour me torcher mais je me fais inviter par des types qui me filent de la vodka, je vais me poser sur une banquette avec des amis et je fais semblant de m'évanouir six fois de suite et à la septième fois le videur de la boîte vient me voir et me demande si tout va bien et je dis oui et je me casse on va sous un chapiteau y a un concert mais le groupe joue des chansons pour asthmatiques ménopausés alors je m'avance jusqu'à lui et je lui demande de nous passer un truc qui bouge il dit ok et la chanson suivante est tout aussi pourrie alors je me casse et puis je ne me souviens plus de grand chose juste que j'ai froid et mal à la gorge et on rejoint les bus à 3 heures et les rugbymen beuglent pendant qu'on s'endort...

Merci à Julien, Chloé, Coline et Ninon pour leur soutien durant ces trois jours éprouvants...

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28.03.2007

"Crit 2007, Crit tartiflette" (vendredi)

De retour du Crit ( si tu ne sais pas ce qu'est le Crit, tu cliques ), malade, fatiguée et sale. "Alcool non-stop, missions commando, voix qui déraillent, marche interminable pour rejoindre les installations sportives, retard des bus..." Le résumé de ce Crit grenoblois en 3 (longues) phrases comme si vous y étiez, par une pom-pom girl embedded dans la délégation aixoise.

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Vendredi, nuit blanche pour partir à 3 heures du matin en bus d'Aix-en-Provence j'oublie mes gants et je retourne les chercher en courant mais en fait les bus arrivent à 4 heures donc j'ai stressé pour rien et je me retrouve dans le bus des équipes de rugby avec les autres pom-pom girls et on s'attend à une grosse ambiance mais en fait non les gens font que dormir puis arrivée sur les pistes première épreuve le ski 1ère bière putain ce qu'il fait froid, et très rapidement les délégations tentent de se piquer drapeaux, écharpes et t-shirts et je vole au péril de ma vie un t-shirt lillois et pour la peine hop 2ème bière puis une 3ème et je n'échappe pas à une mêlée contre des Toulousains je me retrouve couchée dans la neige ouais trop bien merci heureusement que j'ai la présence d'esprit de placer judicieusement vers le haut mon genou contre lequel vient s'écraser une paire de testicules toulousaine, ça leur apprendra, j'ai froid de la neige s'est infiltrée dans ma culotte et je réfléchis sérieusement à l'éventualité d'un rhume à cet endroit de mon anatomie mais je ne réfléchis pas très longtemps et je ceinture une pom-pom girl rennaise tandis qu'une de mes amies étrangle à moitié une Grenobloise pour lui voler son écharpe et pour célébrer l'exploit je bois une bière, bataille de boules de neige avant le retour en bus et arrivée sur le campus de Grenoble qui ressemble un peu à la RDA et pour la peine je reprends une bière puis début des épreuves sportives je bois un coup pour fêter ça des gens me parlent mais tout ce que je réponds c'est "Putain j'ai trop froid !" et hop encore une petite bière et on marche jusqu'aux terrains de sport mais on se trompe de direction alors on repart et on marche encore et j'ai plus de bière alors je m'énerve et il fait trop froid c'est quoi cette ville glaciale, je marche encore, ça fait au moins mille ans que je marche et quel sport on joue au juste, personne n'est fichu de me renseigner ni même de me passer une bière et je me demande si je suis perdue et je m'apprête à me coucher par terre et mourir de froid si j'avais une boîte d'allumettes je les frotterais toutes pour voir ma grand-mère et un somptueux festin des bières mais à ce moment-là j'aperçois des pom-pom aixoises je suis contente mais elles n'ont pas d'alcool alors je suis moins contente mais je les suis quand même et j'apprends qu'il faut aller encourager un match dans lequel les Aixois gagnent mais c'est du handball encore plus chiant qu'un cours de finances publiques alors je pleure intérieurement j'arrête de chercher des bières et à la place je prend des photos, puis soirée dans les bars grenoblois le premier est peuplé de Chinois et de bikers et je veux me casser mais on m'offre un verre alors je reste puis le deuxième bar est mieux et on fait connaissance avec des Rennais très sympa enfin je suppose vu que j'entends rien à cause de la musique et un type crache du feu puis on escalade la fontaine avec Coline et je rentre à l'hôtel et en fait je suis virée de la chambre de Chloé alors je vais dormir dans le lit de Julien on est à 2 dans un lit une place c'est pas facile mais heureusement y a des joints qui tournent dans la chambre et je m'endors.