24.10.2007

Straight to the bank

Aujourd'hui je suis allée ouvrir un compte en banque (j'ai une vie über passionnante moi). Le problème c'est que je n'avais ni social security number, ni justificatif de domicile, bref c'était un peu la loose. En cherchant sur internet, je découvre qu'il y a une "Société Générale" (ma banque en France) à New York. Je m'y rends donc d'un pas allègre, et comme à chaque fois je marche, je marche, et puis toutes les banques sont sur la 6th av. (Avenue of the Americas) alors je remonte toute la rue jusqu'à trouver l'immeuble gigantesque censé abriter des firmes multinationales, clubs privés et restaurants. Et ma banque. Je rentre, à peine intimidée par le hall gigantesque et je me dirige vers le desk où une armée de filles en uniforme piaille au téléphone. Je demande où trouver les bureaux de la SG, une des filles relève la tête et là elle me dit de traverser le hall, prendre à droite puis tout droit puis monter et prendre à gauche puis tout droit et se diriger jusqu'au téléphone marqué "SG" et composer le 6000 et attendre qu'une standardiste décroche, pour pouvoir demander un rdv qui me permettrait de peut-être rencontrer un des responsables. Je la regarde d'un air ahuri, et elle me regarde en retour en fronçant les sourcils alors j'en déduis que je suis censée dégager et je pointe un doigt vers le hall en bafouillant "par là ?" et elle me répond vaguement d'un signe de la tête.
Bon je m'encourage dans ma tête, je peux y arriver c'est pas dur, alors j'inspire une grande bouffée d'air en prenant un regard résolu et j'y vais. Je suis les instructions et j'ai un peu l'impression d'être dans "Fort Boyard" mais sans une équipe d'abrutis ni Olivier Minne, ce qui n'est pas plus mal maintenant que j'y pense, et je me vois courir dans les couloirs et agripper la bouteille d'eau que tient ce jeune cadre dynamique que j'aperçois au loin et m'en asperger le visage tout en continuant ma course et là Passe-Partout qui surgit d'un couloir et essaie de me montrer que j'ai déjà 3 clés avec son geste ridicule de la main et je lui file un coup de pied vicieux et le piétine en hurlant "Dégage con de nain !" et je pique un sprint pour arriver au téléphone avant une vieille peau en tailleur qui chancelle sur ses escarpins. Mais en fait non, je marche d'un pas nonchalant et j'arrive finalement jusqu'au téléphone où je suis obligée de parler à deux standardistes avant qu'on puisse m'expliquer que la SG n'ouvre pas de comptes ici. Je demande si il y a des banques partenaires mais rien.
Mais tu me connais cher lecteur (ou tu devrais), ce n'est pas cet incident mineur qui va m'empêcher de vivre le rêve américain, alors je repars sur la 6th av. d'un pas allègre et je me rends dans la première banque qui me semble familière : HSBC. Je rentre, je demande à discuter avec une conseillère et je lui expose ma situation. Elle me dit qu'elle va voir ce qu'elle peut faire, et me demande ce que j'ai comme pièces d'identité (passeport, driver's license..). Je sors mon passeport, ma carte d'étudiante française et ma carte d'étudiante internationale en ajoutant que je n'ai pas le permis. Elle se met soudain à glapir qu'elle a froid. Surprise, je la fixe, les yeux écarquillés, le corps tendu, prête à m'échapper si elle devient démente ou je ne sais quoi. Elle va chercher un livre et revient s'assoir puis regarde à nouveau mes pièces d'identité. Elle prend ma carte d'étudiante (qui est bleue) et la compare avec la page montrant un permis de conduire français (donc rose). Je soupire. Elle lève les yeux et me sort "Ca ne ressemble pas à un papier français". Je soupire à nouveau et lui explique que ce n'est pas un permis de conduire puisque je n'ai pas de permis de conduire. Elle glapit à nouveau qu'elle a froid. Je la regarde d'un air suspicieux en me demandant si elle ne souffre pas du syndrome de tourette, genre elle va se mettre à éructer "pute !" et "salope !" dans les bureaux feutrés de HSBC mais en fait non. Elle examine à nouveau mes pièces et je sors tous les arguments qui pourraient m'aider à ouvrir ce foutu compte. Au moment où elle me demande pour la 3ème fois si je ne trouve pas qu'il fait froid ici, parce que elle, elle a froid, j'essaie de compatir avec des petits grognements de sympathie, bien que je n'en ai rien à foutre, en me disant qu'avec un peu de chance ça fera avancer mon dossier. Mais finalement elle m'annonce qu'il faut une lettre de mon employeur confirmant que je travaille bien ici et elle verra avec son manager. Je me lève, la remercie, prends rendez-vous pour le lendemain et me casse.
Dans la rue j'essaye de penser à tous ces immigrants qui ont fui les guerres et les famines en Europe et ont lutté pour survivre à NY et je me dis qu'ils ne se seraient pas laissé abattre par une conseillère d'HSBC donc je me traîne d'un pas vachement moins allègre sur cette foutue avenue et je vois une "City Bank" mais il faut faire le tour de l'immeuble pour entrer à l'intérieur et c'est soudain trop d'effort pour moi alors je parcours deux blocs et pousse la porte d'une autre banque. Une demi-heure plus tard, je ressors avec les papiers confirmant que je suis désormais une cliente de la JP Morgan Chase Bank. Je m'auto-congatule et pour me récompenser m'offre un hot-dog que je dévore en remontant vers Central Park et c'est la sortie des bureaux et il y a tous ces golden boys fringants avec leurs costumes à plusieurs millliers de dollars et y en a certains à qui on aurait juste envie d'arracher la chemise avec les dents et les violer sur place, mais je me contiens et m'engouffre dans le métro pour rentrer chez moi.

06.08.2007

Le chaton pour les nuls

Bon alors Raph a lancé un concours estival pour fédérer la blogosphère autour d'un fléau méconnu : les chatons cro meugon ("oh un chaton ! C'est cro meugnon ! Regarde ces grands yeux innocents ! C'est cro meugnon ! Tiens il a vomi dans le ficus ! C'est cro meugon !")
Ca va être long, mais plus c'est long plus c'est bon ça compensera l'irrégularité du postage de notes...

Donc voici ma participation au concours. On ne se moque pas pour l'illustration parce que bon en ce moment j'ai d'autres choses à faire que tripoter du jpeg sous photoshop (genre je suis surbookée alors qu'en fait...)

Mettons nous en condition :
On est dimanche soir, il fait froid, il pleut dehors et tu as passé le week end à faire de grandes balades dans la forêt avec ta meute de beagles, sanglée dans ce trench Burberry qui se marie si bien aux feuilles d'automnes rousses sauf celles des sapins qui restent vertes toute l'année d'ailleurs soit dit en passant les sapins n'ont pas de feuilles je t'ai bien eu ahahaha. Bref tu es là devant le feu de cheminée, la chaleur te rend somnolente à moins que ce ne soit la fumée toxique vu que tu as oublié de faire ramoner et qu'en plus tu as fait brûler de bois vert et mouillé et les beagles sont assoupis à tes côtés et c'est au moment où tu commences à t'endormir en te disant que ce serait pas mal de se faire une soupe avec ce que tu as ramassé lors de tes promenades (chataignes, marrons, champignons et écureuils morts) qu'on sonne à la porte. Tu essayes de t'extirper du canapé tandis qu'on sonne une deuxième fois et tu renverses la lampe en coquillage rapportée de Bobigny ce qui est con maintenant que tu y penses vu qu'il n'y a pas la mer à Bobigny mais en fait y a effectivement des coquillages puisque tu y as mangé des moules chez "Léon de Bruxelles" donc en fait non ça va tu n'es pas si con. Tu tends l'oreille en guettant la troisième sonnerie au cas où c'est le facteur vu que ce naze sonne toujours trois fois mais en fait non quand tu ouvres c'est un car de supporters du football club de Cruseilles. Ils se sont perdus à cause de la pluie et leur car s'est embourbé dans un fossé puis la foudre a touché un arbre juste à coté et l'arbre a pris feu et a mis le feu au réservoir de l'autobus et c'est au moment où ils ont couru pour s'éloigner de l'explosion imminente qu'ils ont été attaqués par une meute de loups transgéniques et en plus ils sont mouillés par la pluie alors tu les laisse entrer et les installes dans le salon. Ils t'avouent qu'ils ont un peu faim et qu'ils ont dû jeter leurs sandwichs au saucisson à l'ail pour échapper aux loups alors tu te retrouves devant un problème à priori insoluble : comment concocter en moins d'une demi heure (si le diner tarde, ils vont manger les beagles) un repas délicieux et pas cher pour tout un car de supporters (environ 30 personnes) ?
Pas de panique ! Car tu as justement acheté une trentaine de chatons qui attendent dans la chambre froide. Et surtout tu as acheté "Cuisiner votre chaton pour les nuls" !


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(clique pour voir en gros) 


Introduction
Vous êtes fatigué de manger tous les jours les mêmes plats ? Qui ne l'est pas ?
On a offert à vos gosses une saleté de chaton cro meugnon et vous ne savez pas quoi en faire avant qu'il ne détruise votre vie ? Réagissez !
Ce soir vous avez décidé d'épater votre amoureux lors d'un diner romantique et raffiné ? Ou de montrer à vos amis vos talents culinaires et votre originalité ?
Cuisinier débutant ou confirmé, dans tous les cas ce livre est pour vous.

Chapitre 1: Les courses
Ce chapitre vous expliquera comment bien choisir votre chaton, selon la taille, le poids ou la fourrure. Un tableau vous permet de comparer les qualités culinaires et gustatives de chaque race. Ainsi l'angora se prête plus aux ragoûts et plats mijotés, comme dans la recette de "l"angora bourguignon" (page 43). Le chartreux est conseillé pour les grillades dans lesquelles son goût fumé fait merveille. Le "mix grill de chartreux" (page 56) épatera tous vos amis lors d'un barbecue estival. Le siamois est préconisé quant à lui dans la confection des patisseries sèches.

Chapitre 2 : La préparation
Ce chapitre vous indiquera les instruments dont vous devrez vous munir pour torturer puis tuer le chaton. En effet, quel interêt de mettre bêtement à mort le chaton, sans le faire souffrir au préalable ? Vous apprendrez ici toutes les techniques pour jouir au mieux du calvaire du chaton cro meugnon et vous délecter de son regard suppliant quand vous jouerez avec lui. Car même si votre maman vous a dit que c'était pas bien, l'intérêt majeur de la cuisine de chaton, c'est que vous avez le droit et même l'obligation de jouer avec la nourriture. Et vous allez y prendre goût !

Chapitre 3 : La mise en condition
Retenu par des scrupules judéo-chrétiens ou les pleurs de vos enfants, vous ne disposez pas du niveau de concentration et de plénitude requis pour vous permettre d'accueillir en votre nichon sein le bonheur pur et bouleversant de torturer un chaton ? Ce chapitre vous permettra, grâce à divers jeux psychologiques et exercices de yoga, de vous mettre pleinement dans l'ambiance et goûter ainsi à la joie fugace mais intense d'écraser le petit corps sans défense d'un chaton contre un mur, joie qui n'est égalée à ma connaissance que par l'énucléation d'un hamster mais je m'égare là.
Ce chapitre traite également des astuces pour éviter morsures, griffures et miaulements désagréables.

Chapitre 4 : Les entrées
Avec entre autres :
Cocktail chaton-pamplemousse
Brochettes de chaton aux pruneaux
Méli-mélo de langues de chaton
Salade niçoise au chaton
Salade chaton-concombre

Chapitre 5 : Les plats
Avec entre autres :
Médaillon de chaton sauce au poivre
Tournedos de chaton et ses pomme frites
Chaton parmentier
Gratin dauphinois de chaton
Chaton en papillote sauce meunière et sa farandole de légumes
Rognons de chaton et purée de céleri

Chapitre 6 : Les desserts
Avec entre autres :
Entremet de chaton
Fondant de chaton
Charlotte au chaton
Mousseline de chaton
Chaton melba

Chapitre 7 : Recettes autour du monde
Moussaka au foie de chaton (Grèce)
Nems de chaton (Chine)
Risotto de chaton (Italie)
"Kitten pie" et sa sauce au chocolat (USA)

Chapitre 8 : Sur le pouce
Avec entre autres :
Pizza 3 chatons
Club sandwich au fromage de tête de chaton
Quiche chaton-oseille
Sorbet au chaton

Chapitre 9 : Les 10 commandements
Les 10 techniques pour bien choisir son chaton : ni trop jeune, ni trop âgé, le poil soyeux...
Les 10 vins pour accompagner vos plats de chaton
Les 10 conseils pour conserver votre chaton, pour l'agrémenter... Et pour aller plus loin

 

P.S : Les éditions "almost famous" déclinent toute responsabilité en cas de plainte de vos enfants/votre entourage/la SPA. En cas de problème, nous vous recommandons l'achat du livre "Se défendre lors de poursuites judiciares liées à la maltraitance envers les animaux domestiques cro meugnons pour les nuls" 

27.07.2007

"Vous avez un très beau soutien-gorge"

Bon alors ok j'avoue : j'ai honte. Terriblement honte. Parce qu'en ce moment j'ai ni le temps de bloguer ni l'inspiration et résultat je néglige mes lecteurs. Et je me fais rappeler à l'ordre de façon plus ou moins brutale (oui Rogati c'est toi que je vise ;-) ) et j'ai beau me dire que zut crotte flûte chier c'est mon blog et je ne suis tenue à rien vis-à-vis de personne, en fait je me surprends à culpabiliser et à me jurer que ce coup-là promis je vais vous raconter un truc bien et intéressant et tout et tout.
Donc je vais passer sous silence le fait que de m'être mise à bosser m'a rendu neurasthésique, et que la seule chose dont je rêve (enfin la seule chose avec un grand loft donnant sur Central Park, des fringues de grand couturier et une religieuse au café (avec plein de crème sinon c'est de l'arnaque)) c'est juste de marcher pieds nus dans l'herbe et aller avec des amis à la terrasse d'un café pour faire admirer le bronzage que j'aurais peaufiné dans la journée, en bref être en vacances, loin de Nice.
Donc merci pour vos commentaires, j'ai pas encore eu le temps d'y répondre mais j'ai été vraiment touchée et promis je vais essayer de faire un effort dans les jours qui viennent... Enfin, j'en profite d'être toute émotionnée pour dire que franchement, mes leecteurs sont formidables.


podcast
(La chanson n'a rien à voir avec ce qui précède, et je ne suis même pas sure qu'elle ait quoi que ce soit à voir avec ce qui suit...)

Mais parlons de mon travail.
C'est la misère.
A la limite le boulot en lui même ça passe mais il y a de grandes périodes d'ennui abyssal entre 2 clients. Les gens ne passent la porte du magasin qu'au compte-goutte et souvent il se passe plusieurs dizaines de minutes avant que quelqu'un m'apporte une pellicule ou se renseigne sur la différence entre le 200 et le 400 iso. Et je suis tenue de rester disponible en cas d'arrivée hypothétique d'un client ce qui fait que je n'ai ni le droit de lire, ni de partir aux toilettes, ni de répondre si mon portable sonne, ni de m'enfoncer des appareils photos jetables dans les fesses en me fouettant avec l'agrafeuse. En fait j'ai juste le droit de rester assise.
Résultat je me retrouve de longues heures à regarder dans le vide et à imaginer ce que je pourrais faire de tout ce temps gâché. Au départ j'ai bien essayé de me distraire, j'ai ouvert toutes les pochettes photos qui attendent d'être récupérées et j'ai regardé tous les tirages. C'était nul. J'avais les yeux qui piquaient à force de voir des clichés ternes, mal cadrés, le plus souvent des scènes familiales banales et inintéressantes. Et puis j'ai ouvert une pochette et dedans, y avait une fille en porte-jarretelles en train de prendre des poses euh langoureuses. Sauf que. La fille elle ressemblait vachement à Vincent Mc Doom. Et que c'est à ce moment là que ma collègue est arrivée et que j'ai dû tout remettre en ordre vite fait.

Alors autant te dire que j'attends chaque client comme le Messie.
Aujourd'hui par exemple j'étais assise à rien faire ou plutôt si j'admirais la peau de mes avant-bras, mais d'un air vachement concentré pour pas faire genre je m'ennuie tellement que même passer l'aspirateur semblerait une activité exotique. Et c'est à ce moment qu'un type entre, vieux, bedonnant, avec des pellicules dans la main (et aussi dans les cheveux). Je me suis violemment jetée contre le comptoir, frétillante d'impatience, tout en me disant à l'intérieur de moi-même que c'était une connerie, qu'il allait le sentir que je n'attendais que ça, un peu de distraction puis je me suis répliquée que non il y verrait une marque d'attention touchante et cela le fidéliserait et je me suis assénée que je n'étais qu'une grosse gourdasse qui se croyait toujours plus maligne que les autres et qu'il allait traiter mon comportement par le mépris et me laisser seule, engluée dans ma solitude entre les cadres numériques et et les cartes mémoires 1 Go. Juste au moment où le débat s'engageait dans ma tête, le type a parlé et j'ai dû dire aux voix de fermer leur gueule bordel j'ai rien entendu. Sauf que quand le type a répété, je n'ai toujours rien compris. J'avais un peu l'impression d'entendre Donald Duck dans "Ca cartoon" et j'ai failli me pincer parce que je croyais que j'étais victime d'une hallucination et qu'en fait j'étais à Disneyland en train de mater la grande parade.
Sauf que non. Je me suis pincée, mais le type était toujours là. Et c'est alors que j'ai vu le tuyau dans sa gorge. Oh ! Quelle conne !
Donc j'ai tendu l'oreille avec compassion mais en fait la compassion m'a pas aidé cette salope et je ne comprenais rien donc j'ai dû lui faire répéter trois fois son nom de famille. En plus il s'arrêtait plus de déblatérer sur je ne sais trop quoi alors je me suis mise à sourire comme une débile et à ponctuer son discours de "oui" et de "non" quand il se taisait. Et puis à un moment je continue à sourire et à dire oui et je me rends compte que le type vient de me sortir "Vous avez un très beau soutien-gorge" (est-il besoin de préciser que je portais une sorte de polo, absolument pas décolleté ?)
Blanc.
Je le regarde l'air interloqué, et j'ai juste envie de lui lancer un regard méprisant en l'insultant mais je ne peux pas parce que
1-c'est un client
2-déjà il a un trou dans la gorge alors je ne vais pas en plus l'accabler.
Donc je souris d'un air niais et je glousse tout en remplissant sa pochette. C'est au moment où il me demande si la culotte est assortie au soutien gorge que des visions de moi en train de frapper ce gros porc dans les testicules puis de lui enfoncer un lot de "2 jetables achetés, le 3ème gratuit" dans son trou me traversent l'esprit mais je me contente de hocher la tête stupidement en tentant un rictus de politesse parce que le client est roi.
Quand il se casse je me dis que j'aurais bien besoin d'un advil et d'un martini sauf que j'ai ni l'un ni l'autre et c'est au moment où je me mets à lorgner avec envie le bac de produits de traitement que je me dis qu'il serait temps que la journée finisse.

23.07.2007

Let's get it on

 
podcast

Le problème avec les blogs c'est qu'il faut poster régulièrement. Même quand t'es en vacances. Même quand t'es tellement crevée parce que tu bosses que tout ce que tu fais en rentrant chez toi c'est t'endormir comme une vieille merde un sain travailleur du monde de l'entreprise.

Alors là ce soir je devais aller me coucher mais en fait vous avez de la chance parce que deux des étudiants qui sont chez nous en ce moment sont coincées dans l'ascenseur, et vu que ma mère a déserté le domicile familial et que mon frère est devant World of warcraft (il a pris le temps de faire un truc de tournoi de mages avant de venir voir les deux pauvres étudiantes en train d'étouffer) je me retrouve responsable ès sauvetage de jeunes filles hollandaises en péril (et peu vêtues de surcroit).

Tout de suite j'acquière une aura et une dimension incroyable n'est ce pas ?

Donc j'ai virilement pris le contrôle des opérations en appelant un technicien (au grand dam de ces demoiselles qui eussent préféré les bras musclés d'un pompier) et en attendant qu'il arrive, je me creuse la tête pour trouver de quoi je vais bien pouvoir te parler. Surtout qu'une des deux filles a l'air de paniquer et de pleurer. Et que l'autre s'est mise à débiter plein d'injures en anglais et je peux te dire que c'est pas beau à entendre.

Donc bref j'en étais où ? Ah oui donc que te raconter cher lecteur, chère lectrice, toi qui doit être en train de bronzer sur une plage exotique pendant que je me fais über chier à apprendre les offres téléphoniques et à secourir la jeunesse de l'Union Européenne ? J'avoue que je ne sais pas.

Tiens d'ailleurs le technicien vient d'arriver alors je vais juste te dire que j'ai pas grand chose à raconter en ce moment à part peut-être comment j'ai eu une hallucination culinaire lors d'un concert on verra ça plus tard surtout que les petites ont été extirpées de l'ascenseur et qu'elles sont en train de prendre des photos du technicien en hurlant de joie pendant que je fixe le spectacle d'un oeil stupéfait, mon mac sur les genoux.

Et puis pour te faire patienter en attendant une note un peu intéressante, voilà une autre histoire de sauvetage, qui pourrait débuter une série sur les jobs d'été.

Ou pas.

(Cette note est carrément nulle, tu as parfaitement le droit de lapider l'auteur. Pour cela, envoie tes cailloux en colis postal et mon assistante personnelle se fera un plaisir de me les lancer mais tout doucement alors hein parce que sinon ça va faire des bleus sur la peau et t'as pensé à l'épreuve de la plage et toussa ?)