27.07.2007
"Vous avez un très beau soutien-gorge"
Bon alors ok j'avoue : j'ai honte. Terriblement honte. Parce qu'en ce moment j'ai ni le temps de bloguer ni l'inspiration et résultat je néglige mes lecteurs. Et je me fais rappeler à l'ordre de façon plus ou moins brutale (oui Rogati c'est toi que je vise ;-) ) et j'ai beau me dire que zut crotte flûte chier c'est mon blog et je ne suis tenue à rien vis-à-vis de personne, en fait je me surprends à culpabiliser et à me jurer que ce coup-là promis je vais vous raconter un truc bien et intéressant et tout et tout.
Donc je vais passer sous silence le fait que de m'être mise à bosser m'a rendu neurasthésique, et que la seule chose dont je rêve (enfin la seule chose avec un grand loft donnant sur Central Park, des fringues de grand couturier et une religieuse au café (avec plein de crème sinon c'est de l'arnaque)) c'est juste de marcher pieds nus dans l'herbe et aller avec des amis à la terrasse d'un café pour faire admirer le bronzage que j'aurais peaufiné dans la journée, en bref être en vacances, loin de Nice.
Donc merci pour vos commentaires, j'ai pas encore eu le temps d'y répondre mais j'ai été vraiment touchée et promis je vais essayer de faire un effort dans les jours qui viennent... Enfin, j'en profite d'être toute émotionnée pour dire que franchement, mes leecteurs sont formidables.

(La chanson n'a rien à voir avec ce qui précède, et je ne suis même pas sure qu'elle ait quoi que ce soit à voir avec ce qui suit...)
Mais parlons de mon travail.
C'est la misère.
A la limite le boulot en lui même ça passe mais il y a de grandes périodes d'ennui abyssal entre 2 clients. Les gens ne passent la porte du magasin qu'au compte-goutte et souvent il se passe plusieurs dizaines de minutes avant que quelqu'un m'apporte une pellicule ou se renseigne sur la différence entre le 200 et le 400 iso. Et je suis tenue de rester disponible en cas d'arrivée hypothétique d'un client ce qui fait que je n'ai ni le droit de lire, ni de partir aux toilettes, ni de répondre si mon portable sonne, ni de m'enfoncer des appareils photos jetables dans les fesses en me fouettant avec l'agrafeuse. En fait j'ai juste le droit de rester assise.
Résultat je me retrouve de longues heures à regarder dans le vide et à imaginer ce que je pourrais faire de tout ce temps gâché. Au départ j'ai bien essayé de me distraire, j'ai ouvert toutes les pochettes photos qui attendent d'être récupérées et j'ai regardé tous les tirages. C'était nul. J'avais les yeux qui piquaient à force de voir des clichés ternes, mal cadrés, le plus souvent des scènes familiales banales et inintéressantes. Et puis j'ai ouvert une pochette et dedans, y avait une fille en porte-jarretelles en train de prendre des poses euh langoureuses. Sauf que. La fille elle ressemblait vachement à Vincent Mc Doom. Et que c'est à ce moment là que ma collègue est arrivée et que j'ai dû tout remettre en ordre vite fait.
Alors autant te dire que j'attends chaque client comme le Messie.
Aujourd'hui par exemple j'étais assise à rien faire ou plutôt si j'admirais la peau de mes avant-bras, mais d'un air vachement concentré pour pas faire genre je m'ennuie tellement que même passer l'aspirateur semblerait une activité exotique. Et c'est à ce moment qu'un type entre, vieux, bedonnant, avec des pellicules dans la main (et aussi dans les cheveux). Je me suis violemment jetée contre le comptoir, frétillante d'impatience, tout en me disant à l'intérieur de moi-même que c'était une connerie, qu'il allait le sentir que je n'attendais que ça, un peu de distraction puis je me suis répliquée que non il y verrait une marque d'attention touchante et cela le fidéliserait et je me suis assénée que je n'étais qu'une grosse gourdasse qui se croyait toujours plus maligne que les autres et qu'il allait traiter mon comportement par le mépris et me laisser seule, engluée dans ma solitude entre les cadres numériques et et les cartes mémoires 1 Go. Juste au moment où le débat s'engageait dans ma tête, le type a parlé et j'ai dû dire aux voix de fermer leur gueule bordel j'ai rien entendu. Sauf que quand le type a répété, je n'ai toujours rien compris. J'avais un peu l'impression d'entendre Donald Duck dans "Ca cartoon" et j'ai failli me pincer parce que je croyais que j'étais victime d'une hallucination et qu'en fait j'étais à Disneyland en train de mater la grande parade.
Sauf que non. Je me suis pincée, mais le type était toujours là. Et c'est alors que j'ai vu le tuyau dans sa gorge. Oh ! Quelle conne !
Donc j'ai tendu l'oreille avec compassion mais en fait la compassion m'a pas aidé cette salope et je ne comprenais rien donc j'ai dû lui faire répéter trois fois son nom de famille. En plus il s'arrêtait plus de déblatérer sur je ne sais trop quoi alors je me suis mise à sourire comme une débile et à ponctuer son discours de "oui" et de "non" quand il se taisait. Et puis à un moment je continue à sourire et à dire oui et je me rends compte que le type vient de me sortir "Vous avez un très beau soutien-gorge" (est-il besoin de préciser que je portais une sorte de polo, absolument pas décolleté ?)
Blanc.
Je le regarde l'air interloqué, et j'ai juste envie de lui lancer un regard méprisant en l'insultant mais je ne peux pas parce que
1-c'est un client
2-déjà il a un trou dans la gorge alors je ne vais pas en plus l'accabler.
Donc je souris d'un air niais et je glousse tout en remplissant sa pochette. C'est au moment où il me demande si la culotte est assortie au soutien gorge que des visions de moi en train de frapper ce gros porc dans les testicules puis de lui enfoncer un lot de "2 jetables achetés, le 3ème gratuit" dans son trou me traversent l'esprit mais je me contente de hocher la tête stupidement en tentant un rictus de politesse parce que le client est roi.
Quand il se casse je me dis que j'aurais bien besoin d'un advil et d'un martini sauf que j'ai ni l'un ni l'autre et c'est au moment où je me mets à lorgner avec envie le bac de produits de traitement que je me dis qu'il serait temps que la journée finisse.
08:15 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, problème, boulot, photo, pervers, sous vetement, ennui
21.05.2007
J'aime/J'aime pas
Voici une note nombriliste, absolument pas originale mais ô combien interactive (parce que j'attends bien évidemment vos propres listes dans les commentaires) (en plus des commentaires habituels qui montrent à quel point mes lecteurs ont du répondant...). Si vous vous posiez des questions sur l'auteur de ce blog, un être mystérieux et fascinant (et même si vous vous en fichiez)...
J'aime pas...
J'AIME PAS me lever tôt… J'AIME PAS les gens qui parlent au cinéma…J'AIME PAS non plus arriver en retard au cinéma... J'AIME PAS me lever le matin et trouver la vaisselle de la veille dans l'évier… J'AIME PAS quand je suis sincère et qu'on ne me croit pas… J'AIME PAS passer des heures à table … J'AIME PAS les chiens mouillés… J'AIME PAS les dimanche soir suivis d'un lundi matin… J'AIME PAS les hypocrites, les ingrats et les gens imbus de leur personne… J'AIME PAS le son de ma voix... J'AIME PAS avoir tort... J’AIME PAS m'occuper de plantes vertes ou de cuisine, cela démontre à chaque fois mon incompétence... J'AIME PAS ne pas être au courant... J'AIME PAS les journées grises et plates... J'AIME PAS les fautes d'orthographe, et le langage sms en dehors des sms... J'AIME PAS faire mes valises... J'AIME PAS qu’on lise par dessus mon épaule.. J'AIME PAS l’odeur de l’essence et de la cigarette froide...J'AIME PAS l’absence de curiosité chez un être humain...J'AIME PAS les adieux qui durent trop longtemps... J'AIME PAS quand j’adore une chanson et que ma mère dit « Ah mais c’est toute mon époque ca »... J'AIME PAS parler au téléphone... J'AIME PAS le sable qui s'infiltre partout à la plage... J'AIME PAS m'occuper des papiers administratifs...J'AIME PAS le contact du plastique sur la peau moite...J'AIME PAS qu'une vendeuse vienne me demander "je peux vous aider ?" dans un magasin de vêtements... J'AIME PAS me sentir de trop... J'AIME PAS les frites molles... J'AIME PAS être prise au dépourvu... J'AIME PAS penser à l’avenir...
J'aime...
J'AIME les films où le héros meurt à la fin… J'AIME les mots qu'on se chuchote à l'oreille… J'AIME me retrouver collé à mon siège au décollage d'un avion… J'AIME me coucher le soir en ayant appris quelque chose ou fait plaisir à quelqu'un… J'AIME lire des mots au hasard dans le dictionnaire… J'AIME les odeurs qui m'en rappellent d'autres… J'AIME rentrer d’une balade en imaginant ce que les photos que j’ai prises vont donner... J'AIME la photo tout court... J'AIME me coucher très tard... J'AIME la lumière en été entre le coucher du soleil et le crépuscule... J'AIME les soirées qui s’annoncent ratées et qui finalement sont géniales... J'AIME les mélanges (sucré-salé, doux-épicé)... J'AIME Paris...me balader dans Paris la nuit en voiture, et imaginer la vie des gens dont je vois les fenêtres éclairées... J'AIME les heures passées aux terrasses des café aixois quand il fait beau... J'AIME les gens qui prennent le temps de me faire connaître un lieu, une passion, un peu d’eux-même... J'AIME faire des projets... J'AIME être sous la couette quand il pleut dehors... J'AIME le champagne... J'AIME "Les fleurs du mal", "L’attrape cœur", "Demande à la poussière", "A l’ouest rien de nouveau", "Lolita", "Des souris et des hommes", "la promesse de l’aube"…J'AIME les douches brûlantes... J'AIME me glisser dans des draps frais... J'AIME marcher dans la rue avec les écouteurs dans les oreilles, et adopter une démarche et une vision des gens qui passent en fonction de la musique que j'écoute... J'AIME les fou rires interminables qui font mal au ventre... J'AIME manger la moitié de la baguette encore chaude en rentrant de la boulangerie... J'AIME les petits moments où il ne se passe rien mais où on est simplement bien... J'AIME porter des vêtements neufs ou tout propres, pour la sensation sur la peau... J'AIME les câlins... J'AIME d'avance les gens qui auront eu le courage de lire ce post jusqu'au bout…
Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive...
08:00 Publié dans Blog me I'm famous | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, j'aime, nourriture, photo, odeur, livre
04.04.2007
blog blog blog around the clock...
Des fois il pleut dehors, tu es en manque de chocolat-au-lait-fourré-aux-pépites-de-caramel oh-mon-Dieu-il-est-trop-bon-c'est-un-orgasme-à-chaque-bouchée et en plus l'autre soir tu as regardé l'emission de jean Luc Delarue ( oui tu as honte...terriblement honte...mais tu n'y as pris aucun plaisir alors tu t'es dispensé d'une auto-punition vicieuse incluant un fouet électrique chromé et des anchois ).
Alors tu cherches à t'occuper et comme tu manques cruellement d'imagination, tu te dis tiens ce serait chouette et über-hype de faire un blog. Mais pas un blog avec des vrais bouts de phrases à l'intérieur. T'en as déjà un comme ça. Alors tu réflechis. Aïe. C'est douloureux. Donc tu arrêtes.
Tu passes rapidement en revue les blogs que tu as l'habitude de fréquenter. Mais cela ne t'aide pas. Un blog de BD ? Oui mais bon tu ne sais pas dessiner.
Un blog où tu pourrais exposer tes chansons et les mélodies que tu as composé avec un synthétiseur et deux casseroles ? A part "l'hymne à la joie" appris en 6ème, tu serais incapable de produire quoi que ce soit d'audible ce qui poserait un problème au moment de poster.
Quant à la création cinématographique, la dernière fois que tu as tenu une caméra tu étais bourrée et le plan tremblotant sur ce qui t'entourait s'est rapidement transformé en un long très long plan fixe sur le ciel bleu (ooops la caméra a basculé...mais n'oublions pas que tu étais bourrée) et tu as bien tenté d'expliquer au dérushage que ça compte pas bordel tu étais bourrée, on t'a bien fait comprendre que cela serait ton unique expérience avec une caméra.
Quand soudain hallellujah l'illumination.. . euh...t'illumine. Tu vas faire un blog de photos. Donc voilà. C'est fait.
almost famous : des photos presque célèbres
Tu peux y aller. Si tu t'ennuies. Ou même si tu ne t'ennuies pas. S'il te plait ! S'IL TE PLAIT !!! (mais bon si t'aimes pas t'es pas obligé d'y retourner).
20:30 Publié dans Rock around the blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blabla, fille, photo, blog
03.04.2007
Photo obsession
Hier tu devais rendre un dossier à l'administration. Le genre de dossier chiant où tu dois indiquer nom, prénom, date de naissance, sexe, si tu as des frères et soeurs et si tu préfères la tourte aux rognons ou la potée de calamars. Mais surtout tu devais donner une photo d'identité. Or, tu n'as pas de photos d'identité. Pourtant tu en avais fait plein la dernière fois. Mais si, là, les moches où tu louchais et t'avais l'air atteinte d'eczéma facial. Bizarre. Bon tu es bonne pour aller en refaire. Tu te diriges donc d'un pas allègre et primesautier vers le photomaton, mais cette joie débordante est factice et ne cache qu'à grand-peine la méfiance instinctive que t'inspirent ces machines dont la seule fonction semble être de te ridiculiser sur tous tes documents officiels. Tu rentres dans la cabine et introduis nerveusement le prix de tes trois prochains repas dans la fente prévue à cet effet.
Tu te coach mentalement : "Ne foires pas tout cette fois-ci. C'est pas dur, ce sont juste des photos. Tu suis les instructions et tout ira bien. Y a pas de raison...". Par mesure de prudence tu déposes quand même ta barre chocolatée entamée sur le sol, en guise d'offrande pour le photomaton. Tu jettes un coup d'oeil autour de toi puis tires violemment le rideau de façon virile, avec un petit sourire en coin genre baroudeur de l'extrême qui en a vu d'autres alors sans déconner c'est pas votre photomaton de gonzesse qui va me faire peur. Mais tu sais que ce n'est qu'une façade, et tu soupçonnes le monstre mécanique tapi dans ce coin du Monoprix, entre la photocopieuse et le rayon livres "Harlequin", de le savoir aussi. Et tu as comme le pressentiment qu'il n'hésitera pas à en tirer avantage.
Bon. Tu te places en face de l'écran, sous ton meilleur profil, mais de face. Tu réajustes le siège. Tu appuies sur le bouton. Tu souris comme une décérébrée en maillot de bain Miss France face à Jean-Pierre Foucault qui annonce qu'elle veut aider les gens et que la guerre et la famine c'est pas bien mais pas autant scandaleux que le prix de la crème abricot Agnès b. non mais sans déconner comment tu veux que j'ai un teint subliminé ça coûte un rein ce truc.
Le flash t'aveugle. Oh mon Dieu ! OH MON DIEU !!! Mais c'est toi cette déesse hollywodienne sur l'écran ? C'est pas possible. La machine a capté cette étincelle pétillante dans ton regard langoureux qui sublime l'air éthéré que tu as essayé de transmettre à ton public. Ton sourire Signal intégral© laisse présager les plus belles promesses et le flash ne te donne pas l'air blafard. Tu te trémousses de joie dans la cabine. La vie est belle, tu as envie de sauter au cou des gens, d'aller faire l'amour à la nature en te roulant dans des prés verdoyants parmi les feuilles mortes flamboyant sous les rayons du soleil qui darde ses dernières lumières.
Et puis il te reste encore 2 essais. Autant s'amuser un peu.
Tu appuies à nouveau sur le bouton vert. Au moment où le flash se déclenche, ton regard tombe sur un écriteau annonçant que sur les photos des papiers officiels tu dois aborder "une expression neutre, sans sourire et sans montrer tes dents". Décontenancée, tu arrêtes de sourire illico mais tu avais oublié que le flash allait se déclencher. Bon, tu es moche. Tu as l'air d'un singe atteint d'hémorroïdes sur la deuxième photo. Enfoiré de photomaton ! Il t'a eu.
Mais c'est PAS grave. Il te reste encore un essai. Tu convoques un brainstorming à l'intérieur de toi-même pour analyser tes échecs et te repositionner au mieux sur le marché du photomaton face à tous tes concurrents qui n'hésiteront pas à s'engouffrer dans la faille de ton ego piétiné à mort.
Déstabilisée, tu te prépares pour la troisième photo. Il ne t'en reste plus qu'une. C'est ta dernière chance. L'instant est grave. Tu fixes l'écran, l'oeil rageur. C'est un duel entre la machine et toi. La sueur coule le long de ton dos. Et aussi sur ton front, avant d'atterrir dans tes yeux. Raaaaaah. Même ton corps te trahit ! Tu ne faiblis pas et te contente de secouer la tête pour chasser les gouttes importunes. Tes mains sont crispées, tes muscles raidis au maximum. Le silence s'est fait dans le Monoprix, tout semble figé. Ta gorge est sèche, la langue collée au palais. Tu avances précautionneusement tout ton corps jusqu'à atteindre le bouton vert. Tu appuies tout en te collant sur le visage ce que tu imagines être une expression neutre. Le flash éblouit une ultime fois l'intérieur du photomaton, puis une voix mécanique t'invite à faire ton choix. La première photo, sublime, est refusée d'avance par l'administration car "Non conforme aux règles". La deuxième photo, immonde, est refusée d'emblée par toi car "Trop moche". La troisième photo, correcte, est refusée par le photomaton car "Non conforme aux règles". En fait tu n'avais pas fait attention mais dans ta fougue juvénile tu t'étais un peu trop approchée de l'écran et...hum... comment dire... la partie visagale de ton anatomie ne rentre pas vraiment dans le cadre.
Tu te sens vide à l'intérieur de toi. Plus de colère, pas de désespoir. Juste un goût amer au fond de la gorge. Le photomaton a gagné. Tu soupires et sélectionnes la deuxième photo, presque avec indifférence. Tu vas attendre devant la cabine, puis te saisis des clichés et pars du Monoprix sans jeter un regard autour de toi. Ce n'est qu'une fois dans la rue, loin de la machine satanique, que tu oses contempler les dégâts. Tu découvres alors qu'un problème à l'impression t'a comme dessiné un cercle très foncé autour du nez. Les larmes aux yeux, tu hoquètes puis brandis un poing vengeur. Le photomaton a réussi à t'avoir jusqu'au bout. Désormais sur tes papiers officiels, tu sembles avoir une truffe.
Quand on pense qu'un simple cocktail molotov pourrait réduire ce monstre à néant...
16:05 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blabla, fille, photo
15.02.2007
La Saint-Valentin c'est comme une boîte de chocolats, tu sais jamais sur quoi tu vas tomber
Alors oui je sais tout le monde ne parlait que de la Saint-Valentin hier c'était trop bien ( surtout si t'es en couple ) ( sauf si l'être aimé est un sale matérialiste qui a exigé comme cadeau une bague en zinc et laine de verre ou un lecteur mp3 enrichi à l'uranium ) Et cette overdose de bouquets, de coeurs, de chatons et de chocolats ( en exclu lecteur, idée cadeau tout-en-un pour la prochaine Saint-Valentin : des bouquets de coeurs de chaton en chocolat ) et de "envoie amour au 81212 et tu recevras le prénom de ta prochaine conquête" c'était cro-meugnon non vraiment j'ai juste vomi trois fois dans la journée ça doit être parce que je suis allergique aux coeurs ( j'aime pas le foie non plus ) ( ni les abats en général )...
Mais comme on essaye d'être hype sur ce blog ( on c'est moi pour ceux qui n'ont pas suivi ), on parle de la Saint-Valentin non le 14 mais le 15 février. Bof en fait y a pas grand chose à en dire. On ( c'est toujours moi ) est allé à une soirée étudiante. Pas pour choper, vu qu'on comptait ne pas boire, et malheureusement aujourd'hui les jeunes c'est plus ce que c'était, ça passe son temps à boire à se droguer à écrire des skyblogs c'est pas moi qui l'ai dit c'est Jean-Pierre Pernault. Mais bon c'était soit aller à la soirée soit rester chez soi et faire des canevas au point de croix pour un superbe tableau représentant deux cerfs oranges qui brament dans la lumière tamisée de l'aube violette dans le sous-bois. En plus j'étais même pas en mode je-suis-moche-je-trouverai-jamais-personne même si l'autre jour mon petit cousin de 5 ans m'a regardé droit dans les yeux et m'a sorti "T'as de grosses fesses". Sale gosse. J'ai rêvé un bref instant de m'abandonner à mes pulsions et de lui dire d'un ton préoccupé qu'à son âge il sait pas encore lire ce qui est put-être le signe d'une débilité précoce c'est très grave non mais tu te rends compte tu es mal barré pour ton avenir tu finiras clochard à Melun saleté de gamin. Puis le tabasser à l'aide de bateaux playmobil et le secouer jusqu'à lui démettre une cervicale en lui hurlant dessus vu que bon la vérité sort de la bouche des enfants et que c'est un coup à me complexer jusqu'à au moins la ménopause. Puis il m'a dit "Et tu as un gros zizi" ce qui prouve que faut pas croire les gosses j'aurais dû m'en souvenir pourtant j'avais suivi le procès d'Outreau. Donc je lui ai instantanément pardonné et puis finalement il est chouette comme gosse et sait-on jamais je pourrais avoir besoin de lui plus tard pour vendre du crack à la sortie de l'école primaire mais là n'est pas le sujet de ce post. Donc sinon pour on ne sait quelle raison ( mimétisme social ? Sens de la fête ? Création d'une solidarité étudiante ? Connerie humaine ? ) on va à une soirée Saint-Valentin où on a échappé au principe de venir avec son cavalier mais où on peut quand même acheter au bar un "philtre d'amour". Armée de son appareil photo, on se fraye un chemin dans la masse avinée et on a l'idée du siècle : déclencher un vaste mouvement de stupre et de luxure dans la boîte en s'appuyant sur l'alcool absorbé et les hormones bouillonnantes de centaines d'étudiants confinés. Mais on manque d'un plan d'attaque et c'est la loose. On se rabat sur la seule arme dont on dispose : l'appareil photo, et on manipule photographie tout le monde en insistant sur l'idée de photo-souvenir alors il faut que vous vous embrassiez et si vous êtes en couple je ne veux pas le minable petit bisou mais un truc énorme avec la langue et merde les gens on est là pour vendre du rêve lâchez-vous quoi !
Puis on se rend compte qu'il fait très chaud dans la boîte et les vapeurs de sueur et de vodka-martini prennent à la gorge quoique c'est plutôt sympa tout le monde a l'air de s'embrasser à pleine bouche dans cette soirée ça ressemble presque à une orgie. Et au moment où l'on manque s'étaler devant le D.J vu que le sol est glissant à cause de l'alcool répandu et que pour se rattraper on s'agrippe à des inconnus trempés de sueur, on décide que c'est fini les conneries et on rentre.
En plus c'est pas gagné pour qu'on puisse mettre les photos en ligne vu qu'on risque des plaintes pour divers chefs d'accusation dont extorsion et incitation à la débauche dans un lieu public. Vraiment la Saint-Valentin c'est nul en fait.
17:15 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : saint valentin, alcool, blabla, soirée, étudiant, photo


