07.02.2007
La liberté guidant le peuple
Un grand merci à Badibuh pour ses idées : "dans ma grande bonté, je vous offre un moyen de remplir votre blog gratuitement : expliquez à votre façon le tableau d’Eugène Delacroix: "La liberté guidant le peuple".
En l'an de grace ( kelly ) 1813, le jeune Eugène Delacroix monte faire ses études à Paris, dans l'Ecole Supérieure Pour Etre Un Peintre Célèbre. Il se fait très vite à la vie d'étudiant, mais passe plus de temps dans les petits troquets pittoresques illuminés d'une farandole de lumières sous la tonnelle fraîche au crépuscule que sur les bancs d'amphi poussiéreux d'une vieille école que sans déconner y a même pas de cafétéria et la machine à café elle tombe tout le temps en panne. Très vite il adopte la vie de bohème vu que ça voulait dire qu'il avait 20 ans et qu'il vivait de l'air du temps ( et de conserves de surimi à la semoule ) ( et oui le budget nourriture était un peu serré chez les Delacroix ) ( et la semoule avec de l'eau ça gonfle et ça remplit le ventre ).
Et puis rapidement arrive l'élection du Bureau Des Etudiants, et pour gagner son pote Géricault promet de faire des fêtes de ouf avec plein d'alcool tiens d'ailleurs j'ai trouvé un partenariat avec R*card on aura même des t-shirt c'est trop fun kikoo lol. Géricault tient ses promesses et s'ensuit un semestre d'orgies de soirées étudiantes un peu arrosées. A la soirée potée auvergnate et macramé ( Géricault adore les soirées à thème ), Delacroix branche une jeune demoiselle recherche un mec mortel, répondant au doux nom de Kimberley-Eugénie. Il en tombe éperdument amoureux et décide d'en faire son égérie. Ce qu'il ne sait pas c'est que Kimberley-Eugénie est un peu une reine de la night et qu'elle enflamme le dance floor. Lorsque qu'il se décide à l'aborder, elle lui riz au lait rit au nez et lui répond "j'chuis pas une bombe latine...", ce qui accroît l'adoration du jeune homme.
Soudain un mouvement se fait près des platines du d.j. Dominique Ingres, le trésorier du BDE, annonce alors qu'il n'y a plus d'alcool car toutes les bouteilles ont été bues. Kimberley-Eugénie devient ivre de rage et bondissant sur ses jambes vacillantes tel un poney sauvage galopant furieusement dans la pampa décide de mener les étudiants jusqu'au Proxi ou au Petit Casino le plus proche. "Mes Frères, Camarades ! Suivez-moi ! Sus au Proxi et à ses réserves ! Marchons, marchons, que la vodka-citron inonde nos sillons..." Des dizaines de mâles en rut suivent alors Kimberley-Eugénie dans l'espoir de la sauter s'enivrer rapidement. Celle-ci se place en tête du cortège et dans un élan de passion et de fougue éthylique arrache le haut de son débardeur-robe ( elle était dans sa période punk et trouvait carrément rebelle de porter des vêtements avec des drapeaux français cousus dessus ). Brandissant ce bout de tissu tricolore comme un étendard, elle mène vaillamment la troupe d'étudiants quand son attention est distraite par une pancarte annonçant des soldes de -70% sur la collection printemps-automne des Galeries Lafayette ... N'écoutant que sa féminité et l'appel irrésistible de l'article en solde esseulé au rayon lingerie elle se précipite sur le petit soutien-gorge en laine de verre là non c'est moi qui l'ai vu en premier salope rends-le moi tiens prends ça grosse morue de toute façon c'est même pas ta taille. Foulant au pied une horde de consommateurs hystériques, elle parvient à s'emparer du précieux butin et là c'est le drame Eugène la perd au rayon menuiserie et fruits de mer.
Rentrant chez lui, le jeune Delacroix décide d'immortaliser ce moment artistique et historique. Au départ il voulait l'appeler "La saoularde guidant les mâles en rut" mais pour des raisons évidentes de tourte aux rognons il la baptisa "La liberté guidant le peuple" parce que c'était plus vendeur et aussi parce qu'on était mardi et qu'il avait piscine. Sous la pression des Chinois du FBI, il fut néanmoins contraint de remplacer les canettes de Heinek*in dans les mains des assoiffés par des pistolets et des fusils parce que sans déconner y a des enfants qui regardent et où va le monde de nos jours je vous jure si ma mère voyait ça heureusement qu'elle est aveugle. Quant à Kimberley-Eugénie, au dernières nouvelles elle s'est fait arracher le soutien-gorge convoité juste avant d'arriver aux caisses mais elle s'est rabattue sur un ensemble hotte chauffante-cassoulet et d'aucuns disent qu'elle travaille aujourd'hui dans le service import-export de la Foir'fouille.
14:10 Publié dans La Pléïade revisited | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : liberté, peuple, delacroix, étudiant, alcool


