28.03.2008
I love New Yorkers
Pourquoi j'adore les New Yorkais ?
Pour ça
(oui je sais Angel l'a mis aussi dans son blog mais je te ferais dire que j'habite à 2 blocs de Bryant Park)
(et vu le prix des loyers, je crois que toute video filmée là bas m'appartient un peu de droit...)
09:59 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, new york, video, new yorker
23.02.2008
Lexique new-yorkais 2
Zagat : Petit guide rouge à 15 $, sorte de Gault et Millaut local. Les restaurants et lounges affichent fièrement le panneau "zagat survey" si ils ont obtenu un commentaire enthousiaste de ce qui est considéré comme la bible des endroits où sortir à New York.
Pour se la jouer "New Yorker" : A utiliser pour se la raconter devant sa bande d'amis "Et l'autre soir on a été diner dans ce petit restau de West Village, il est Zagat-rated (comprendre recommandé par le zagat)".
Encore plus private ? Ne pas dire Zagat mais "the Devil’s Dictionary”, référence à Bret Easton Ellis dans "Luna Park" (ahahah trop la classe je sais)
Soldes : A New York y a des soldes partout. Et TOUTE l'année. Chez Bloomingdale's, la robe passe ainsi de 560 à 430 $. OH MON DIEU ! Tu te rends compte ? C'est une affaire.
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne surtout pas faire les soldes de Thanksgiving, dits "Black Friday Sales". C'est la mort de ton body écrasé par une meute de shoppers sanguinaires assoiffés de bonnes affaires.
Videur de boite de nuit : Souvent noir et baraqué, le videur de boîte de nuit est un connard. Je ne dis pas ça par ressentiment, je n'ai encore été refoulée d'aucune entrée de boîte de nuit (trop la classe je sais). Devant les clubs les plus courus de la ville, on observe parfois une queue interminable, et le videur exerce alors son pouvoir de connard. Pour en avoir discuté avec l'un d'eux (et avoir souvent observé le manège), j'ai pu établir la topographie du tri à l'entrée d'une boîte de nuit new yorkaise :
Tu es un mec seul (pire, une bande de mecs seuls) ? Tu ne rentres pas.
Tu es une fille moche ? Tu ne rentres pas.
Tu es mal habillé ? Tu ne rentres pas.
Tu es dédaigneux avec le videur ? Tu ne rentres pas.
Tu es amical avec le videur ? Tu ne rentres pas.
Tu essayes de passer devant tout le monde dans la queue ? Le videur te renvoie à l'arrière (et accessoirement tu ne rentres pas)
Tu attends sagement ton tour comme un con dans la queue ? Tu continueras d'attendre comme un con jusqu'à ce que tu ne rentres pas.
Méprisant, le videur va volontairement t'ignorer quand tu attends à l'entrée. Si par grande bonté, il te laisse entrer, il te dit d'un ton glacial de te bouger le cul et de franchir la porte, mais montres ton I.D d'abord. Le pire ? Si tu parviens à entrer, tu ne peux t'empecher de ressentir de la gratitude pour ce connard. Et parce qu'il t'a choisi, presque de l'amour. Il reste cependant un connard.
Pour se la jouer "New Yorker" : Pas forcément réussir à entrer, de nombreux New Yorkais se plaignent d'être refoulés des night-clubs de leur propre quartier...
Grand appartement : A Manhattan, comprendre "placard avec vue sur le mur d'en face". A Brooklyn ou dans le Queens, comprendre "appartement de taille normale mais je me tape 45 minutes de métro le matin et le soir".
Pour se la jouer "New Yorker": Réussir à trouver un appartement en un mois seulement.
Hot-dog : Vendu dans la rue, le hot-dog new yorkais semble faire partie de la ville au même titre que la statue de la liberté.
Après y avoir gouté, on se demande bien pourquoi. Préparé sur une carriole branlante d'où s'échappent des effluves grasses, le hot-dog se compose de pain et de saucisse, avec parfois du chou, de l'oignon et du relish (sorte de cornichon doux haché). Au final tu te retrouves avec l'impression de déguster du papier mâché tiédasse, que l'ajonction de ketchup et moutarde ne parvient pas à relever. Non seulement c'est pas bon mais en plus y en a pas beaucoup, ce qui revient cher au niveau du rapport quantité-prix.
Pour se la jouer "New Yorker": Ne pas en acheter. Eviter également les bretzels trop salés et les kebabs trop gras. Préférer une soupe ou une salade dans un snack.
Le chocolat : Dégueulasse. Hershey's semble avoir le (quasi) monopole. Son chocolat ressemble à de la sciure mélangée à de l'arôme artificiel de cacao, et pour ce que j'en sais, ça pourrait être le cas.
Pour se la jouer "New Yorker": Acheter des ferrero, des kinder, ou aller chez Dylan's candy bar (la boutique de la fille de Ralph Lauren, sur Midtown East. Tous les gosses de riche viennent y célébrer leur anniversaire).
Craigslist : En fait Craigslist est un site web de San Francisco à l'origine, mais indispensable dans les grandes villes américaines ergo indispensable à New York. Chacun peut poster pour vendre ses objets, proposer ses services, rechercher l'âme soeur. Même les fous. Même les paumés. Même les pervers.
Surtout ces trois catégories en fait.
Sur Craigslist tu peux trouver un appart, une coloc, un appareil photo, de la bière, un cours de macramé, un canapé pour tes soirées devant la télé, un vagin pour tes soirées de célibat, voire un canapé en forme de vagin pour tes soirées de célibat devant la télé.
Pour se la jouer "New Yorker" : Tout le monde trouve son appartement par Craigslist. C'est d'un commun. Il est tellement plus hype de raconter à ses amis comment on a recontacté ce barman super mignon de l'autre soir qui nous a listé dans les "missed connections" tellement il voulait nous revoir.

Voici le vagina couch. Il est à vendre. Mais si personne ne l'achète, son propriétaire est prêt à le donner. OH MON DIEU ! Encore mieux que les soldes chez Bloomingdale's.
10:15 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, new york, blog, sexe, soldes, garcon, sortie
17.01.2008
Maman j'ai (failli) rater l'avion
Tout d'abord bonne année à toi qui me lis. Je voulais te faire un post sur mes bonnes résolutions mais en fait ça avait l'air chiant comme une liste de courses, et comme je n'ai pas trop la tête à ça en ce moment, le post qui suit est vraiment brouillon et ne reflète absolument pas la quailté des notes pour l'année à venir. Alors ne m'en veux pas, bientôt (je l'espère) il y aura ici des posts plein de loolitude et de sexitude...
Il y a ces filles tu sais, ces filles qui semblent sortir d’un magazine même au réveil, même avec la gueule de bois, même avec la grippe. Des filles qui sont toujours impeccables, même après un voyage en avion, qui ont l’œil vif, le teint de pêche et les vêtements pas froissés ni tachés malgré les heures de vol et le jet-lag. Ce genre de fille qui énerve et fascine à la fois, pour qui tout a l’air d’être facile, genre on dirait qu’elle va faire un shooting de photo avec son sourire « soirée chez madame l’ambassadeur » et son petit sac Chanel, là sur le tarmac de l’aéroport, alors que toi tu galères juste pour descendre de l’avion sans te casser la gueule sur l’hotesse de l’air.
Bref tu auras compris que je ne suis malheureusement pas ce genre de fille. Et pourtant j’ai essayé.
J’avais déjà tout planifié dans ma tête. Je devais prendre l’avion pour rentrer à Paris, et j’avais choisi un vol partant de JFK à 21h30 vendredi, arrivant à Charles de Gaulle à 11h le lendemain. Ce qui me laissait la journée pour préparer mon sac, faire le ménage et la lessive et acheter les cadeaux pour la famille. Le seul impératif était d’être à la gare à 17h pour prendre la navette.
A 15h j’avais fait le sac, le ménage et tout, et même acheté le billet de bus en avance. « Tu gères ! » je me suis dit, et pour me féliciter je suis allée m’acheter un donut chez Dunkin’, en me disant que pour une fois dans ma vie j’allais être dans les temps, et je me voyais déjà faire le voyage, tranquille et radieuse, des flashs de moi prenant la navette et tellement en avance que je me payais le luxe de laisser passer tout le monde, et les gens m’adoreraient, même la petite vieille là me dirait « Dieu vous bénisse jeune fille » et je baisserais la tête d’un air humble avec un sourire transpirant l’amour pour mon prochain, des flashs de moi dans l’avion sirotant un schweppes en discutant avec mon voisin et le stewart, bref, moi respirant la sérénité et la classitude parce que est-il besoin de le rappeler, J’ALLAIS ETRE DANS LES TEMPS.
Sauf que. Ma valise n’était pas tout à fait prête. Et j’avais oublié les cadeaux. Et en fait il était 15h30.
15h30 : Il faut que je prenne le métro de Time Square jusqu’à la 59eme pour aller à l’Apple store.
15h41 : Hum… j’ai pris le mauvais métro je crois…
15h42 : Ou je suis là ?
15h43 : Sur la 72ème ? Ok il me suffit de courir marcher jusqu’au bas de Central Park.
15h58 : Ca y est je suis chez Apple. (Distance estimée : 17 blocs. Distance finale : 43 blocs).
16h14 : Bon je fonce chez FAO Schwartz (une boutique de jouets) puis chez Ralph Lauren et c’est bon. Je serais à la maison vers 16h30.
16h36 : Ou pas.
16h43 : Fini. Je prends le métro et je rentre à la maison.
16h47 : Hum… J’ai pris le mauvais métro je crois…
16h 51 : Je suis à un bloc de chez moi. Il me reste 9 minutes pour rentrer, monter les escaliers, finir ma valise, faire pipi, redescendre, marcher un bloc jusqu’à la gare et chopper la navette.
16h52 : Facile, je pense.
Mais au fond de moi, je fais moins la maligne. J’ai commencé à transpirer, et c’est en sentant la première goutte de sueur couler le long de mon échine que je l’ai vu disparaître.
Qui ?
La vision de moi radieuse et cool, respirant la classitude. Elle s’est barrée en même temps que ma dignité, alors que je sautais par dessus un clochard et poussais une vieille dame pour pouvoir traverser le passage clouté avant tout le monde.
16h55 : Je suis dans mon entrée, respirant en apnée à cause du montage d’escalier en quatrième vitesse et ça y est, je vais mourir d’une crise d’asthme là sur un paillasson miteux avec « welcome » écrit en vert sur fond jaunasse, et ma coloc me découvrira en rentrant du boulot, la main crispée sur la clé et le doberman du voisin du dessus m’aura à moitié bouffé la jambe.
16h56 : Ne pas paniquer. Je jette le reste de mes affaires (écharpe, appareil photo et cadeaux) dans le sac FAO Schwartz puis je balance tout dans l’escalier et je cours vers la gare.
17h01 : J’arrive les aisselles trempées, le cheveu en bataille, la langue pendante et l’œil fou roulant dans l’orbite, et je dis adieu à toute idée d’être impeccable et présentable mais je m’en fous parce qu’à ce moment là je la vois partir. La navette.
17h02 : Comme dans un film, j’essaye d’accélerer encore mais j’ai oublié qu’on n’était pas dans un film et donc ça n’a pas marché et il fallu que je me jette sous les roues du bus pour qu’il stoppe enfin. Là Le chauffeur me dit qu’un autre bus attend pour JFK et comme une conne je le crois, mais faut dire je suis en détresse psychologique.
17h04 : A l’arrêt du car je demande quand le bus suivant part et le vieux moche qui vérifie les tickets me dit 20 minutes et je chancelle et gémis « Oh no ! » avec des sanglots dans la voix alors il me prend en pitié et me propose son siège.
17h05 : Non mais quelle abrutie ! Me faire avoir par un chauffeur de car qui s'habille comme Barracuda dans "L'agence tous risques"...
17h06 : Je finis par m’assoir, je me recoiffe mais c’est une tache perdue d’avance, j’ai les cheveux tout emmêlés, je suis à bout de souffle, les vêtements poisseux à cause de la transpiration et mon ordinateur me scie l’épaule. A ce moment là, j’ai juste envie d’écouter du Garou et de me laisser mourir, mais il faut se ressaisir, parce que je dois profiter de ce répit pour transférer les affaires du sac de jouet à la valise, et jeter cette horreur de sac à la poubelle.
17h23 : La navette arrive. Je monte dedans, l’odeur de fennec mort me précède et je m’assois à l’écart comme une pestiférée, parce que j’ai peur que le chauffeur me demande d’où ça vient cette odeur, j’ai bouffé un cimetière indien ou quoi ?
17h38 : Je me recroqueville au fond de la banquette et au moment où nous nous engageons sur l’autoroute je commence à avoir froid vu que la sueur a séché.
17h 51 : Je cherche fébrilement mon manteau qui a disparu.
17h47 : Il est où ce foutu manteau, juste au moment où j’ai besoin de lui pour éviter que mon fumet d'abats pourris se répande dans le bus ?
17h54 : Merde je crois que j’ai perdu mon manteau.
17h56 : Finalement il était coincé sous ma valise.
18h02 : Mais il me manque mon écharpe.
18h08 : Mais pourquoi rien ne se déroule comme prévu hein ? Pourquoi je ne suis pas classe et présentable ?
18h09 : Et surtout inodore ?
18h10 : Et voilà ! Je recommence à transpirer…
18h11 : Re-transpirer sur de la sueur séchée... J'ai l'impression d'être plongée dans un bain de morve qui durcit lentement...
18h13 : Et toujours pas d'écharpe.
18h14 : En plus la sueur qui sèche, ça gratte.
18h15 : Attends ! je me souviens.
18h16 : Mon écharpe est dans le sac « FAO Schwartz ».
18h17 : Que j’ai jeté à la poubelle.
08:30 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, avion, New York, manteau, bus, sac
20.12.2007
Hier à Wall Street...
... j’ai croisé un mec moche devant un Burger King. Je me suis dévissée la tête en me retournant, et j’ai vu que lui aussi s’était retourné. Il a dû croire que je le matais. Alors qu’en fait je voulais juste voir la promo sur les hamburgers.
18:06 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, New York
18.12.2007
Lexique new-yorkais 1
Je me suis dis, tu vois, je suis à New York, alors parlons de New York. Ca me fera des souvenirs et te permettra de pouvoir à ton tour te comporter comme un vrai New Yorkais (a New Yorker en anglais) et d'avoir la classe internationale pour pouvoir te la jouer au Leader Price de Montigny le Bretogneux. Donc voici une série avec des vrais morceaux de mon expérience new yorkaise dedans. Un lexique qui va s'enrichir au fil des mois passés ici...
Métro : Moyen de transport le plus pratique pour se déplacer à New York, surtout en hiver (voir "froid"). Plus vétuste que le métro parisen (les wagons semblent en fer-blanc), il est aussi plus sale. Les lignes vont globalement du nord au sud de Manhattan, et du Bronx ou du Queens (nord) à Brooklyn (sud). Contrairement au métro parisien, il est très dur de passer rapidement d'une ligne à l'autre sans ressortir. A noter que même au bout de plusieurs années à New York, il est impossible à un étranger de comprendre quelle ligne dessert quelle station, sachant que plusieurs métros utilisent la même ligne, que certains sont locaux (desservent tous les arrêts) et d'autres express (ne s'arrêtent qu'aux stations majeures). La ligne rouge par exemple permet de prendre le métro 1 (local) et les métros 2 et 3 (express). Cependant la semaine certains locaux deviennent express entre midi et 21h. Le week-end, certains métros express deviennent locaux et certains locaux ne fonctionnent pas. Comment le savoir ? Tu ne peux pas. Tu le découvres sur le quai quand tu as de la chance, ce qui entraine reflexion intense mit course essouflée pour descendre les escaliers et changer de quai en vitesse. Les jours de loose, tu te rends compte que tu as pris un express lorsque le métro passe devant la station où tu es censé descendre (et les trois stations suivantes) sans s'arrêter, ce qui entraine reflexion intense mit prière pour que ce fucking subway stoppe enfin.
Pour se la jouer "New Yorker" : s'amuser à chercher du regard les rats qui courent la nuit entre deux rails. Un jeu qui débouche sur une véritable addiction, puisque je m'estime désormais frustrée si je n'ai pas vu mon rat quotidien.
Froid : le froid new yorkais, c'est pas un froid de fillette, même si ce n'est rien face au froid de Montréal par exemple. Un froid glacial et sec, donc à peu près supportable tant qu'il n'y a pas de vent. Mais au bout d'un quart d'heure, tu choppes des engelures de fesse et tes doigts sont devenus des mister freeze malgré les gants en peau de bébé phoque que tu as acheté à un vendeur de rue pakistanais. Avec le contraste du chauffage, tu as la morve qui dégouline chaque fois que tu rentres dans un batiment.
Pour se la jouer "New Yorker": Tu fais genre t'en as rien à foutre et tu continues à vivre normalement, comme tous les New Yorkais, alors que tu ne rêves d'une chose, être au chaud sous la couette.
La New Yorkaise : Une fille plus grande que toi, plus mince que toi, avec des cheveux longs et brillants, qui s'habille à la dernière mode. Ses activités favorites semblent être d'aller à la salle de sport pour modeler son corps, faire du shopping pour habiller son corps et aller en boîte pour montrer son corps. A noter que dans une ville qui concentre plus de filles célibataires que de garçons, la concurrence est très rude, d'autant plus que les New Yorkaises semblent programmées pour chercher le mari parfait dès qu'elles atteignent 21 ans.
Pour se la jouer "New Yorker": D'aucuns (d'aucuns c'est moi) les surnomment "les mutantes" pour leur capacité à s'habiller en mini jupe même par -5°. Est ce un sacrifice sur l'autel de la drague ou de la stupidité causée par le gel de leurs neurones, c'est ce que je m'emploie aujourd'hui à déterminer.
Starbucks : Ehontément cher. Très bon marketing surfant sur la vague du hype (ils diffusent des musiques itunes). Résultat, on se sent New-Yorkais rien qu'en marchant d'un pas affairé sur Broadway avec son gobelet à la main. Eviter le café simple, dégueu, et essayer un frappucino glacé ou un caramel macchiato. A noter :
Internet y est payant (enfoirés).
Il existe des "temporaires", pumpkin' spice pour Halloween ou eggnog à noël.
La plus petite taille est la "tall".
Il faut ici rétablir une vérité : Non il n'y a pas un Starbucks à chaque bloc de rue. Il faut parfois marcher DEUX blocs pour en trouver un.
Pour se la jouer "New Yorker" : A utiliser comme toilettes publiques. Pratiques, fonctionnelles, nombreuses et (souvent) propres, les toilettes sont pour moi le véritable atout du Starbucks, au delà du café pas bon et des mélanges trop chers.
Alcool : n'est consommable en théorie qu'à partir de 21 ans. Cependant, certains endroits ne demandent pas de pièce d'identité. L'alcool est très cher (entre 12 et 16 $ le verre !), mais les quantités sont souvent plus importantes qu'en France.
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne commandes pas un cosmo à New York Grand Dieu ! C'est très tourist.
Supermarché : Cher. Sauf peut-être Wal-Mart, mais cette enseigne est interdite d'installation sur l'île de Manhattan. A noter que la nourriture s'achète au supermarket, mais pas les produits d'entretien ou du corps. Ceux-ci s'achètent au drugstore (pharmacie américaine), qui vend aussi des médicaments, des vitamines et un peu de nourriture.
Big Apple : Surnom de New York, avec "Gotham City", "The Empire State" et "The city that never sleeps".
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne surtout pas utiliser ces surnoms, qu'un New Yorkais ne dira jamais. Cela fait so tourist (air méprisant)
09:35 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, new york, conseil, alcool, starbucks, supermarché, métro
08.12.2007
La liste du week end
Ca y est je cède enfin à "la liste de la semaine" aussi appelé "post de feignasse"...
1- J'ai emmenagé dans le Queens pour 15 jours (merci Croisine et Rachel). Je découvre la vie de commuter (les banlieusards qui prennent le métro chaque matin pour Manhattan). Et je redécouvre les soirées devant "Desperate Housewives" avec de la Hagen-Dasz et des cookies Oreo...
2- Il a neigé. Plein de neige dimanche dernier, et un peu cette semaine. Je voulais aller m'ébattre à Central Park la truffe au vent et la langue pendante, mais finalement c'était trop froid et humide alors je suis restée chez moi...
3- L'avantage de l'hiver new yorkais, c'est qu'il fait sec. Mais froid. Chaque matin je mets donc deux débardeurs, une chemise, deux pulls et un manteau. Sinon je ne peux pas sortir. Il va falloir que je m'achète de gros collants en laine parce qu'avec un jeans, j'attrape presque des engelures aux fesses et aux cuisses (glamour quand tu nous tiens...)
4- Il fait froid mais New York en hiver, c'est beaaaaauuu !
5- J'ai crée mon premier groupe sur facebook. J'ai enfin un objectif dans la vie. Peut-être que c'est le genre de choses qui va changer mon existence, genre booster ma libido, accroitre mon cercle social et mon intelligence et me faire gagner des réductions body shop. j'attends de voir...
6- Pour le boulot, je rencontre souvent des gens. Dans le cadre d'un festival de cinéma, j'ai rencontré Tarantino. Si je te jure :
Clique pour agrandir
Mais le mien s'appelle Simone...
7- Mon mac chéri a quelques petits problèmes (une sombre histoire d'échec lors de la réparation du disque dur externe alors il faudrait que je réinstalle tout le système sauf que cet enfoiré d'ordi refuse de lire les cd ce qui complique les choses...) (t'as presque cru que j'étais une geek là avoue) (allez fais moi plaisir merde). Comme la garantie expire dans 3 jours, je vais aller faire un tour à l'Apple Center sur la 5ème avenue. J'ai peur qu'ils me le gardent plusieurs jours. MAIS ne panique pas, je posterai quand même d'autres notes...
22:40 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, blabla de filles, new york, vie quotidienne
02.12.2007
J.F recherche appartement (part 2)
La première semaine je n'ai eu aucune réponse à mes mails. Les trois autres semaines, j'ai eu de plus en plus de réponses, puis de plus en plus de rendez-vous pour des entretiens. Mais toujours infructueux.
J'ai rencontré des Chinois, des Coréens, des Italiens, des Anglais, des Américains. Des garçons, des filles, des jeunes, des vieux. Des gens avec des chiens, des gens avec des chats, des gens avec des problèmes psychologiques. Un rasta qui pour tout entretien m'a montré des photos de ses gosses et m'a dit que j'avais une très belle aura, il pouvait la voir.
La palme revient tout de même à Raymond. Enfoiré Sacré Raymond. Une annonce de rêve, 800 $ dans West Village. j'obtiens un rendez-vous dans un Starbucks, et rencontre un type d'une cinquantaine d'années. Au bout de quelques minutes d'une discussion très sympa, Raymond me dit que "ça ne va pas être possible". Je demande pourquoi, il répond que je suis trop jolie. J'objecte qu'il a une copine, il me dit que oui mais qu'il sera stressé de me savoir dans les parages car il risque d'être tenté. Puis Raymond me demande si je sais faire les massages car "il pourrait peut-être me prendre à l'essai mais du fait que je serai là, il sera stressé et aura besoin d'un massage quotidien". Mais en tout bien tout honneur, sans sexe. Et mon cul c'est du poulet ? Je réplique que je ne fais pas ce genre de choses, et suis obligée de partir lorsque Raymond m'annonce que si je ne le masse pas quotidiennement, il se verra contraint de me mettre une fessée, toute nue sur ses genoux. Sacré Raymond ! Sale pervers va...
J'entame ma cinquième semaine, le moral au plus bas. Fatiguée de n'avoir aucun résultat. Et puis une des personnes que j'ai rencontrée me veut. Comme roomate. L'appart est moche, très vieux, très mal foutu (une chambre minuscule, une déco à chier et la salle de bain quasiment dans la cuisine...). Mais je ne peux pas me permettre de refuser. j'ai le couteau sous la gorge. Ca fait plus d'un mois que je loue ma chambre dans l'Upper West Side (grâce à mon charme naturel ma détresse apparente, mon hébergement de 2-3 jours a été prolongé) et il faut que je sois partie le 1er décembre au plus tard. Je dis à la fille que je donnerai une réponse définitive le vendredi de Thanksgiving. Je visite deux autres appartements entre temps, les deux fois on me veut comme coloc (ils se décident tous en même temps... on se foutrait pas un peu de ma gueule par hasard ?) mais c'est moins bien situé et plus cher que la fille de l'appartement moche et vieux. Le vendredi, je me prépare à aller la voir avec l'argent, la mort dans l'âme. Presque par automatisme, je visite un dernier logement. Et là... c'est celui là que je veux. Je choppe la locataire entre 4 yeux, je lui explique que je n'ai pas de temps à perdre, il faut que je donne ma réponse pour un autre endroit le soir même, mais que je préfère celui là. Je reste calme, presque indifférente, tout en lui mettant la pression. Elle me dit qu'elle a d'autres visites à faire, je n'ai qu'à la rappeler plus tard. Ce que je fais. Là elle m'annonce d'un ton ennuyé qu'il lui faut du temps pour réfléchir et qu'elle me donnera une réponse demain. Je. Ne. Peux. Pas. Attendre. je me concentre pour être persuasive et annonce que je peux débarquer dans une demi heure avec l'argent de la caution. Finalement elle capitule, on signe et elle m'annonce que ça tombe bien, je suis celle qu'elle a préféré. Dans la foulée j'appelle la fille de l'appart moche pour annuler, et je vais boire un coup avec des amis pour fêter ça.
Donc voilà lecteur. Merci pour tes encouragements et ton soutien dans les moments difficiles. Tu seras donc content d'apprendre que j'emménage le 15 décembre dans une chambre à 900 $, avec coloc sympa et murs en briques rouges de surcroit.
Le meilleur ? Devine où j'habite ?
Sur Time Square
(Mouahahahahahahaha) (<=== rire de triomphe et de joie débordante)
09:05 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, colocation, new york
30.11.2007
J.F recherche appartement (part 1)
Bon alors comme tu le sais j'étais un peu en galère d'appartement depuis mon arrivée. Pour te situer le truc, à mon arrivée à New York, j'ai débarqué chez une amie d'amis de ma mère, que je ne connaissait absolument pas. Appartement magnifique, dans l'Upper West Side. A 2 blocs de Central Park, immeuble avec doorman à l'entrée pour te saluer et t'appeler un taxi, doorman dans l'asenceur pour porter tes paquets et appuyer sur le bouton de ton étage (c'est über fatigant d'être riche à New York, faut pas croire...). Je pose ma valise dans ma chambre, et là on m'annonce directement la couleur : il faut que j'ai trouvé un autre endroit d'ici 2 ou 3 jours. Panique.
Bon tu vas me dire, 2-3 jours, c'est suffisant pour trouver une chambre, même provisoirement. Et là je te réponds oui.
Mais pas à Manhattan.
Mettons nous en situation. Manhattan est le point névralgique de la 3ème ville la plus chère du monde. Les gens se battent pour habiter là. A chaque fois que j'ai répondu à une annonce, nous étions entre 70 et 200 à avoir envoyé une réponse. Et puis je partais avec des handicaps : étrangère, moins de 21 ans, et un budget maximum de 950 $. Oui parce qu'il faut que je te parle des prix.
(clique pour agrandir ce sublime dessin réalisé par moi même)
Comme tu peux le voir sur la carte, Manhattan c'est grosso modo 3 zones :
uptown : Columbia University, Harlem, Spanish Harlem et les Heights. Pour simplifier, c'est l'endroit le moins cher de l'île mais le plus "craignos"
midtown : Encadrant Central Park, l'Upper East Side (avec la 5eme Avenue, équivalent du 16ème arrondissement parisien) et Upper West Side (là où j'habite, je sais c'est trop la classe). L'Upper East est le quartier des milliardaires, l'Upper West celui des millionnaires. Il va sans dire que plus tu te rapproches du parc, plus le prix monte.
Midtown, c'est aussi le bas de Central Park et Columbus CIrcle.
downtown : La partie la plus célèbre, et la plus chère. Très variée, elle va de Hell's Kitchen (quartier de Time Square) à Soho, Little Itlay ou encore Wall Street.
Dans le quartier le moins cher, au dessus de Harlem, tu peux trouver une chambre à environ 500 $. Mais, sans trop caricaturer tu habites alors à une demi heure en métro du centre de Manhattan, et ton voisinage se compose de dealers, drogués et membres de gang. C'est "vivant et coloré" mais il faut éviter d'y trainer tard le soir...
Midtown les prix oscillent entre 1000 et 1600 $, augmentant si l'immeuble propose salle de gym, doorman et autres options nécessaires à la vie new yorkaise.
Downtown, les prix diffèrent selon les quartiers. Le quartier le moins cher est le Lower East Side et Chinatown, où tu trouves une chambre minuscule entre 800 et 1100 $. Le plus cher est mon coin préféré, West Village, où le moindre cagibi se négocie entre 1700 et 3000 $ par mois (3000$ pour une simple chambre en colocation !). Soho, Hell's Kitchen ou Wall Street se situent entre les deux, entre 1200 et 1700 $ en moyenne.
Mon problème, c'est que je voulais vivre downtown avec un budget s'approchant d'uptown. Autrement dit, trouver une chambre à moins de 1000 $ dans des quartiers à plus de 1200 $. Donc forcément mon choix était restreint. Je te passerai sous silence le mois de recherches infructueuses, à guetter sur craigslist l'annonce parfaite et prier pour recevoir un mail en retour avec une date pour un rendez vous.
J'ai tout fait. Les "open houses" dans les rues de Chinatown aux effluves de poissons et de pâte de riz. Les entretiens dans des salons minuscules du Lower East Side, à essayer de convaincre un ou plusieurs parfaits inconnus que j'étais la roomate idéale. Les logements sans salon ni cuisine. les chambres sans fenêtre, situés dans l'entrée de l'appartement. Les cages d'escalier pleines d'ordures, les stations de métro lépreuses où je m'assoupissais après deux entretiens infructueux.
Mais tu sais quoi ? Je ne regrette rien. Certes je n'ai pas profité beaucoup des divertissements qu'offrait la ville. Mais au final, marcher seule et dans le froid, la nuit, le stress constant, la peur au ventre d'arriver en retard, la peur au ventre de rater l'entretien, de ne pas être retenue, la peur au ventre de ne rien trouver, ce fut précieux. Sur le moment, c'était horrible, mais sans m'en rendre compte, cela m'a permis de découvrir New York. Le vrai New York, pas celui des touristes, mais celui de ceux qui y habitent, celui de ceux qui galèrent et qui s'accrochent. C'est une partie de New York qu'on ne pourra pas m'enlever.
09:55 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, colocation, new york
27.11.2007
Misunderstanding (edit inside)
Conversation entre le doorman de mon immeuble et moi (je te la fais en français c'est plus simple) :
Situation : intérieur jour, ascenceur de mon immeuble. Lui en uniforme, le regard lointain et le torse bombé, moi en jeans, l'oeil hagard et la tête baissée. Bref, lui, doorman dans toute sa splendeur, conscient de son statut et de son travail (m'ouvrir la porte et appuyer sur les boutons de l'ascenceur pour que je n'ai pas à le faire...trop fatigant pour moi tu comprends...). Moi ne me donnant aucunement la peine de montrer un peu de la french touch dans toute sa splendeur.
Lui (grand sourire) : "Bonjour. Comment allez vous ?"
Moi (air poli) :"Bien merci et vous ?"
Lui : "Bien merci."
Silence.
Lui (cherchant à engager la conversation) : "Dites, vous fêtez Thanksgiving en France ?"
Moi :"Ben...non..." (enfin je veux dire merde, relis tes livres d'histoire... On n'a pas eu d'Indiens qui sont venus nous filer de la dinde à ce que je sache)
Lui (décontenancé) : "Ah..."
Silence dans l'ascenceur.
Lui (ton méfiant) : "Mais alors...euh...vous ne fêtez pas Noël non plus ?"
Moi (air étonnée) : "Ben...si..."
Lui (décontenancé) : "Ah..."
Silence dans l'ascenceur. Il fronce les sourcils.
Lui (ton inquisiteur) : "Mais vous fêtez Noël comment ?"
Moi (ton poli) : "On va à la messe de minuit, on mange en famille, on ouvre les cadeaux autour du sapin..."
Son visage s'éclaire.
Lui (soulagé) : "Ah ! Comme nous quoi !"
J'acquiesce, saisissant soudainement la portée historique de cette conversation. Une petite discussion pour moi, une grande avancée pour la vision de la culture française dans la tête de mon doorman...
Edit : Merci à Djib qui fait ma pub sur le blog de Krazy Kitty. SI tu veux je t'engage comme attaché de presse (rémunération possible à base de peanut butter et relish...)
05:05 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, new york
22.11.2007
Stuff to do before dying #2
Se retrouver à prendre un bain de minuit à 3 heures du matin dans la piscine chauffée d'un hôtel sur Time Square avec des gens qu'on a rencontré le soir même, avant d'aller admirer le lever du soleil sur le Brooklyn Bridge ?
Ca c'est fait.
(oui je sais, j'aurais pu détailler, mais ce n'est pas possible... Je ne trouve pas les mots pour parler de la magie des situations new yorkaises...)
(et joyeux Thanksgiving à tous !)
22:57 Publié dans Stuffs to do before dying | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, new york, soirée





