19.11.2007

My life sucks

 Bilan du week-end

Calories ingurgités en 2 jours : autour de 35 000
Pots de glace avalés :
1 et demi seulement mais c'est des pots d'1,65 litre je te signale
Fruits avalés :
2
Clopes fumées :
0 (je fume pas de toute façon)
Verres d'alcool bus :
0 (j'ai pas l'âge de toute façon)

nombre d'heures passées au lit à zoner sur internet : 22
nombre d'heures passées à travailler : 1, 5
nombre de consultations de ma boite mail pour savoir si j'avais des messages d'amis ou des réponses pour des apparts : 48
nombre de messages d'amis : 3
nombre de réponses d'apparts : 1
nombre de spams : 27
nombre d'apparts visités : 2

Hommes m'ayant maté et fait de grands sourires dans le métro : 3
(ça doit être grâce à mon nouveau shampoing avec "light enhancers")
Dont hommes mignons m'ayant maté et fait de grands sourires : 0
Dont hommes très moches et vieux m'ayant maté et fait de grands sourires : 3
(message perso à toi le type vieux et moche de la ligne 1, arrêt "Columbus Circle" : évite de porter des cravates blanches avec des formules mathématiques écrites dessus... E=mc2 sur une cravate, même si c'est très dur à comprendre comme formule, ça donne juste l'air con)

Comédies romantiques américaines regardées sur dailymotion (j'ai touché le fond...), bien au chaud sous la couette : 2
Nombre de fois où j'ai fantasmé sur Jude Law après avoir regardé des comédies romantiques américaines : 4
Nombre de fois où je me suis dit que Jude Law ça faisait fantasme de pré ado alors j'ai fantasmé sur Yann Barthès à la place : 3
Vrais gens vus en dehors du boulot : 0
Nombre de fois où je me suis sentie tellement seule que j'ai pensé à adopter un chat : 6
Nombre de fois où je me suis sentie tellement seule que j'ai pensé à adopter un bébé : 1

nombre de tentatives pour vaincre mon angoisse à coup de plaques de chocolat mit toffee chunks et sandwichs peanut butter/ fromage étrange mais bon/ mayonnaise : 9

Les enfants je crois que je suis bientôt mourute dans d'atroces souffrances et une mare de graisse. Je suinte le gras et mon coeur donne l'impression de flotter dans un océan de confit de canard au sirop d'érable...

Aaaaaaaah !!! Je suffoque !!!

Ah non fausse alerte en fait c'est que je m'étouffais en mangeant des gâteaux à la crème tout en parlant... Bon je vous laisse j'ai du bacon qui va refroidir...

03.07.2007

"Your love gets sweeter everyday..."

Alors bon étant donné certaines réactions suite à mon dernier post qui pourtant n'était ni dépressif ni suicidaire j'ai pris à l'instar d'un socialiste mou qui s'est fait éclater par un facho avec un seul oeil, un seul oeil tu te rends compte ou bien ?!  de Lionel Jospin la décision de me retirer du postage de notes genre "3515 ma vie". Alors quoi ? Ca laisse plus grand chose. Je voulais vous raconter des péripéties palpitantes mais en ce moment il ne m'arrive rien. Alors je me suis dit que j'allais parler de sexe mais j'ai l'impression que j'arrête pas de parler de sexe sur ce blog (si ça vous dérange d'ailleurs faites le moi savoir...). Donc parlons d'un truc qui intéresse aussi tout le monde : l'amour.
En effet l'amour ça va souvent avec le sexe. Y a ceux qui n'envisagent pas le sexe sans amour. Et puis y a ceux qui peuvent très bien se satisfaire de sexe et pour qui l'amour c'est un peu comme la sauce tomate sur les pâtes : c'est mangeable sans mais c'est meilleur s'il y en a (dis donc je suis un peu un poète ce soir non ? Je suis un peu le Rimbaud de hautetfort moi sans déconner...). Donc parlons d'amour, et puisque la dernière fois y en avait que pour toi (la fille) et Jack, cette fois Almost-famous va aborder le sujet d'un point de vue masculin.

Alors pour te mettre dans l'ambiance cher lecteur, chère lectrice, voilà une chanson über connue mais bon je ne peux pas mettre à chaque fois une chanson que tout le monde adore et hop des hordes de fans en délire (fans de la chanson, pas forcément du blog) me poursuivent pour me demander une folle nuit d'amour le titre et l'interprète donc bref là tu cliques et tu fermes les yeux pour te laisser envahir par la mélodie. Puis tu imagines vos mains à tous les deux dans la glaise, façonnant un truc euh... glaiseux et vos mains font l'amour de manière trèèèès sensuelle, entremêlées dans la matière visqueuse et là au moment où tu es mis(e) en condition, tu rouvres les yeux parce que c'est plus pratique pour lire la note...

podcast


Quand tu tombes amoureux, surtout quand c'est la première fois (et au fond, est ce que chaque fois n'est pas une première fois ?), la béatitude te fait faire des choses étranges, genre appeler l'objet de ta flamme au téléphone 10 fois par jour, bondir dans les rues en chantonnant et en faisant des clins d'oeil à la boulangère, au postier et au berger allemand d'ailleurs tu viens de marcher dans ce qui semble être son caca mais on s'en fout la vie est belle, le soleil brille, tu es jeune et amoureux et l'univers entier n'est que joie et amour. Tu as rencontré la personne qui partage ta passion pour les chansons de Corinne Charby et les bouchons de liège et tu passes ton temps à admirer comme le monde qui vous entoure semble juste fait pour la mettre en valeur. La lumière dans ses cheveux, sa grâce, même lorsqu'elle a un renvoi au restaurant, d'ailleurs c'est trop mignon...

Et puis au bout d'un moment, sans crier gare, tu la regardes se faire les ongles des pieds tout en mangeant des chips au guacamole et c'est alors que tu te demandes ce qui a bien pu arriver bordel de merde. Où tout a foiré. Quand les rires ont été remplacé par des engueulades sur les poils pubiens qui traînent dans la baignoire et sur le savon, y compris le savon liquide.
Tu commences à ressentir un sourd agacement en la voyant passer sa soirée à feuilleter le "Télé 7 Jours". Son rire que tu trouvais si original au début te fait désormais l'effet d'un hennissement chevalin. Elle te dit que tu as de la salade entre les dents, tu lui dis que son épilation des sourcils laisse à désirer. Les seuls moments où vos mains se joignent, c'est quand vous piochez tous les deux en même temps dans le paquet de pop-corn. Tu sais qu'elle va en secret sur le site web des fans d'Emmanuel Moire (du "Roi Soleil"), elle est au courant de ton habitude de te moucher dans des chaussettes sales. Elle te hurle dessus quand elle te voit jouer à la playstation mais elle n'hésite pas non plus à t'annoncer que tu es trop gros pour recommencer à faire du skate-board. Tu lui reproches de ne plus faire d'effort pour s'habiller mais tu te retrouves à ricaner quand tu lui fais remarquer que dans ce haut on dirait Régine en débardeur.
Lorsque tu décides de faire le point sur cette pseudo-relation, elle en revient toujours à cet argument sur le fait que tu ne rabats jamais la lunette des toilettes c'est pas compliqué pourtant. Finalement vous vous retrouvez comme deux cons dans votre appartement, à vous taper sur les nerfs. Elle a réussi à prendre le contrôle de la télécommande, elle regarde 'Le Bachelor", et au bout du compte tu es assis sur le canapé à te demander comment faire pour participer à cette émission...

25.06.2007

Fanta(sme)... Passe le fun autour de toi

Voilà le retour de la playlist de l'été avec un groupe québécois (donc exotique) (ferme les yeux et imagine le sable blanc et la mer bleue...) (tu sens l'iode ?) (non ça c'est l'usine de pâte à papier) 


podcast


Et parce que ce titre donne envie de courir tout nu sur la plage et qu'en plus la température augmente, forcément nous les filles on se met à penser à des fantasmes sympas que tiens on pourrait expérimenter avec le maitre-nageur de la piscine municipale d'Argentons-sur-Creuse ou alors avec le stagiaire du service marketing si on bosse tout l'été. Et pourtant en fait le fantasme en vrai c'est pas trop ce qu'on avait imaginé...

Dans la voiture

Le mythe : C'est l'été, il est 5 heures du matin. Toi et Jack sortez du Macumba, la boîte hype de Palavas-les-flots, épuisés par toutes ces heures à vous trémousser sur la piste de danse. Vous êtes encore tout excités et n'avez aucune envie d'aller vous coucher. Pas de souci. Vous sautez dans sa Twingo et vous garez près de la plage. Jack met une cassette de musique d'ambiance et vous inclinez les sièges de la voiture. Là, face à la mer, vous regardez le soleil se lever en vous faisant plein de câlins. Vous atteignez l'orgasme ensemble et vous endormez dans les bras l'un de l'autre...


La réalité : C'est l'hiver, il est 3 heures du matin. Toi et Jacquot venez de vous faire virer du Réservoir, la boîte glauque du périph' de Grigny, parce qu'ils ferment. Il pleut et il fait froid, mais vous ne pouvez pas rentrer chez vous (à cause de vos parents) ni chez lui (à cause des siens). Gros souci. Vous vous réfugiez dans sa R5 et vous vous garez sur le parking du Leader Price de la zone industrielle. Jacquot met Skyrock (c'est la seule radio qu'il capte) et commence à vous tripoter sur les sièges humides et râpeux. Là, dans la lumière orange des réverbères, vous reniflez l'odeur de chien mouillé et d'essence  en luttant contre la nausée (trop de vodka daïquiri). Vous vous prenez le frein à main dans la cuisse et attendez que Jacquot atteigne péniblement l'orgasme avant de vous ramener chez vous.

Sur la table de la cuisine

Le mythe : Dimanche matin, il fait beau, les oiseaux gazouillent, Jack a préparé le café et acheté les croissants. Devant ses cheveux ébouriffés et son sourire craquant, vous fondez. Il vous fait du pied sous la table, et le désir monte lentement. Quand vous vous levez pour allez chercher les tasses, il vous saisit avec une mâle assurance avant de vous déposer délicatement sur la table recouverte simplement d'une nappe propre en dentelle. Il vous déshabille sensuellement tout en vous murmurant des cochonneries. La situation vous excite au plus haut point et vous essayez une nouvelle position qui se révèle être un véritable succès. Le facteur sonne toujours trois fois...


La réalité : Mardi matin, il pleut et vous êtes à la bourre. Jacquot vous saisit violemment quand vous traversez la cuisine pour prendre une tasse de café et vous pousse sur la table de la cuisine. Il vous déshabille sauvagement en filant votre collant. La situation vous exciterait au plus haut point si vous n'aviez pas de la confiture colle aux fesses (Jacquot a oublié de débarrasser la table avant de vous y jeter). Les ébats sont laborieux et votre peau moite adhère au Formica. Au moment où vous mettez le coude dans le beurre en essayant de trouver une position confortable, on sonne à la porte. C'est le facteur qui a un recommandé des impôts pour vous.

A la plage

Le mythe : Il fait beau, il fait chaud, vous et Jack êtes tout bronzés et franchement il est über séduisant dans ce maillot qui fait ressortir ses petites fesses musclées ses yeux. Le désir se lit dans vos yeux et vous vous éclipsez à l'ombre de ce cocotier, là-bas dans la petite crique. Emoustillés, vous roulez sur le sable blanc et soyeux et commencez à vous caresser. Sa peau douce et halée a un goût légèrement salé, une légère brise vient rafraîchir vos deux corps brûlants tandis que le bruit des vagues vous donne l'impression d'être seuls au monde...


La réalité : Il fait trop chaud, le soleil vous éblouit et vous donne mal à la tête. Le vendeur de beignets glapit à quelques mètres, mais ça ne couvre pas les braillements des gosses qui vous entourent. Jacquot vous fait über honte sans déconner avec sa peau rouge on dirait une sorte de homard mais alors un homard mutant qui porterait un moule-bite ridicule. Quand soudain il vous propose de s'éclipser discrètement derrière les dunes. Emoustillée, vous lui emboîtez le pas. Sauf que chacune de vos caresses lui arrache un cri à cause de ses nombreux coups de soleil. Au bout de deux minutes vous êtes enduits d'un mélange de crème solaire grasse et de sueur et c'est au moment où ça devient sérieux que vous roulez hors de la serviette en plein sur le sable brûlant et sale (mégots, capotes usagées, restes de sandwichs, tampax). Vous hurlez de douleur, les larmes aux yeux, ce qui attire les gamins du Club-Mickey d'à côté qui vous observent avec de grands yeux tandis que Jacquot tente désespérément de s'extraire de vous.  En variante, vous hurlez de douleur, les larmes aux yeux, ce qui attire les pervers du camping naturiste-échangiste d'à côté qui vous observent en se masturbant puis se rapprochent tandis que Jacquot tente désespérément de s'extraire de vous

Au coin du feu, sur une peau de bête

Le mythe : C'est l'hiver, il fait froid dehors mais vous êtes bien au chaud avec Jack, pelotonnés sous un plaid devant la cheminée. Vous buvez du chocolat chaud avec des marshmallows, tandis que le feu crépite doucement et vous nimbe tous deux d'une douce lumière orangée. Vous vous serrez contre Jack et de fil en aiguille vous vous retrouvez à vous faire des câlins sur cette peau d'ours blanc posée là que vous avez eu l'excellente idée d'acheter "parce que ça pourra toujours servir". La fourrure moelleuse caresse voluptueusement vos corps frissonnants de plaisir tandis que vous atteignez le septième ciel. Vous hurlez de plaisir.


La réalité : C'est l'hiver, il fait froid et humide dehors et froid et humide chez vous. Jacquot et vous contemplez la cheminée dans laquelle le feu tente désespérément de survivre en produisant une fumée âcre. Vous vous blottissez contre Jacquot pour ne pas mourir de froid et il commence à vous caresser. De fil en aiguille vous vous retrouvez à vous faire des câlins sur la peau de chamois synthétique orange que vous avez eu la mauvaise idée d'acheter vu qu'elle gratte et déteint. La fourrure irrite vos corps engourdis tandis qu'une braise saute du foyer et vient mettre le feu à la peau et à vos cheveux. Vous hurlez de douleur.

11.06.2007

Un tien vaut mieux que jeter l'eau du bébé car quand la caravane passe elle me met la fièvre pendant des heures...

Ca y est c'est l'été, et c'est pas parce que j'ai une coupe M&M (un mélange entre Mireille Matthieu et Mimi Mathy) (lecteur as-tu remarqué cette sublime allitération ?) qu'il ne faut pas penser à baiser à l'amour.

Or, tu as sûrement remarqué qu'il existe plein de proverbes à la con concernant les relations amoureuses. En exclu, Almost Famous te décortique quelques maximes pour vérifier leur véracité... 

Pour les filles

"Mieux vaut être seule que mal accompagnée"

A priori : Dimanche matin. Tu te réveilles dans ton grand lit tout froid, y a rien à la télé et tu as terriblement envie de câlins. Sauf que. Tu as beau palper machinalement les draps en essayant d'ouvrir les yeux, ta main ne rencontre que le vide, ou des sous-vêtements roulés en boule que tu avais oublié lors de ton dernier essayage-de-pré-soirée-en-boîte, ou de la pizza roulée en boule que tu avais oublié lors de ta dernière soirée-loose-devant-Sex-and-the-City.
Groumpff ! Elle est nulle cette maxime. Là, tu préférerais quand même vachement être accompagnée. Même mal. Genre un garçon qui serait allé cherché les croissants (ça fait cliché mais crois-en mon expérience, c'est quand même bien meilleur que des "All-Bran") et tant pis s'il fiche des miettes partout dans le lit. Au pire, si tu es très mal accompagnée, il n'aura pas bougé ses fesses, il ronfle encore, mais en fait tu t'en fous, tu peux juste te pelotonner contre lui et rester à respirer son odeur en imaginant tout ce que vous allez pouvoir faire à son réveil.

Mais en fait : Comme t'es seule, tu descends acheter tes croissants toi-même. Déjà ça te fait brûler des calories. Et puis tu rencontres une amie en couple, à qui tu n'as pas envie de parler parce qu'elle va te bassiner avec ses histoires de couple heureux qui baise comme des lapins qui a une vie sexuelle épanouie et qui court sur la pelouse cheveux au vent avec le sourire ultra-bright et le labrador qui gambade, genre pub Calvin Klein.
Sauf que. Elle vient te parler quand même et tu apprends qu'en fait elle en a ras-le-bol de l'autre abruti qui fait que regarder "Télé-Foot" et "Turbo" pendant qu'elle fait lui prépare sa bouffe ou lui repasse ses chemises, quand à la saleté de labrador faut le sortir trois fois par jour et comme de par hasard c'est toujours elle qui s'y colle, en plus ils n'ont plus rien à se dire et ça fait un moment qu'elle voudrait le quitter mais avec le prix des appart' en ce moment c'est pas évident et "toi au moins t'as de la chance quand tu rentres chez toi t'as pas un connard qui t'attend".

En fin de compte : Tu rentres chez toi. Tu vérifies. Effectivement pas de connard en vue. C'est sympa finalement. Pour fêter ça, tu te prélasses toute la journée dans ton vieux pyjama snoopy en mangeant toute la glace Haagen-Daaz à même le pot sans risquer de te prendre une remarque sur ta goinfrerie ou tes cheveux gras. Quelle chance !

"Il ne faut jamais coucher le premier soir"


A priori : On est au XXI siècle non ? Les femmes ont le droit de coucher le premier soir sans devoir subir l'ostracisme et le mépris non mais sans déconner ! Donc si tu veux tu couches. Par exemple l'autre soir le beau brun au sourire ravageur de la boîte de nuit de Nogent-Sur-Argents, ben t'aurais bien couché avec lui le premier soir. Le deuxième aussi. Ou au moins tu l'aurais bien embrassé. Ca se fait non, d'embrasser le premier soir ? Mais rien. Il t'a raccompagné chez toi et pas un seul signe, pas d'échange de salive ou de tripotage furtif contre ta porte cochère. Hum ! Juste une poignée de main en fait. Et puis ça veut dire quoi ce "je préfère qu'on reste amis" ? Vous n'êtes PAS amis, vous venez à peine de vous rencontrer ! Toi tu voulais coucher ! Tu t'en fous si c'était le premier soir. L'idée qu'on va passer pour une fille facile c'est has been et ça ne tient plus. Et puis c'est bien gentil de nous conseiller de ne pas le faire le premier soir mais si on n' a même plus le choix d'obéir ou non à ce dicton ça sert à quoi ?

Mais en fait : Donc ce soir tu fonces ! Les conseils de ta grand-mère ne tiennent pas face à ton désir aviné attisé par ce blond aux yeux pétillants. Tu lui donnes un coup de pouce pour qu'il comprenne que tu es une femme libérée tu sais c'est pas si facile. "Tu veux pas me raccompagner chez moi ?". Dans la voiture, il se penche vers toi et t'embrasse. Hummm. Ses lèvres sont douces. Ses mains aussi. Et un peu baladeuses. D'ailleurs elles se rapprochent de tes jambes qui ressemblent à deux hérissons en période de mue. Hé euh non pas par là !

En fin de compte
: Tu le regardes dans les yeux et annonces d'une voix pénétrée "Non mais tu comprends je voudrais qu'on prenne le temps de se connaître un peu avant d'aller plus loin...". Coucher le premier soir ? Ok sauf si t'es pas épilée.


Pour les garçons

"Femme qui rit à moitié dans ton lit"

A priori : Tu es jeune, l'oeil vif et l'haleine fraîche. En plus ce soir tu as mis ta plus belle chemise et tes mocassins à glands. T'as prévenu tous tes potes : ce soir tu choppes ! Et là tu l'a repéré, la fille canon à côté du buffet. Mais comment faire la différence face à tous les autres mâles en rut ? Ton arme secrète c'est l'humour. Tu t'avances l'air sûr de toi, la démarche ondulante genre panthère sauvage (plutôt que comme une vieille folle sur le retour qui a bu un coup de trop), et le sourire enjôleur. Tu débites deux-trois politesses et avant qu'elle ait pu fuir face à ces banalités navrantes tu balances une phrase hilarante que tu as piqué à un comique en vue mais pas très connu. Elle rit. Elle te regarde d'un autre oeil. Tu enchaînes les blagues et les sujets plus profonds. Déroutée et séduite, elle se penche vers toi en te mettant son décolleté dans la figure et glousse de façon hystérique chaque fois que tu te permets un clin d'oeil. Ca y est, t'es un winneur. Quand tu lui proposes de s'éclipser discrétement, elle s'empresse de te suivre.

Mais en fait : Tu arrives devant ta proie et lui balance la blague de la belle-mère saoule à un enterrement. Elle s'enfuit en sanglotant et l'hôtesse te jette un regard glacial et t'informe que sa mère vient d'être enterrée et qu'on l'avait invité pour qu'elle se change les idées.
Pour ne pas rester sur un échec, tu vas voir une autre fille et tu balances une remarque super spirituelle que tu as piqué dans le dernier spectacle de Gad Elmaleh. Sauf que tout le monde la connait et que la fille se casse en te lançant un regard de mépris. En variante, tu balances une remarque que tu as piqué dans le dernier spectacle de Jean-Marie Bigard. Sauf que personne ne rigole et que les filles t'évitent le reste de la soirée.
Attention ! Si i tu arrives à capter l'attention du public en reprenant les vannes de Guy Bedos, c'est que tu es dans une maison de retraite. Si tu arrives à capter leur attention en reprenant les vannes de Michel Leeb, c'est que tu es entouré de gros cons racistes.
Au final, tu as animé la soirée. T'as pas choppé le canon mais avec tes blagues de merde t'as appâté le sosie d'Anne Roumanoff. Ca y est t'es un winneur. Fier de ton succès, tu lui proposes de s'éclipser discrètement. Croyant que c'est une nouvelle blague, elle est prise d'un fou rire puis se casse au buffet.

En fin de compte : Femme qui rit à moitié dans ton lit ? A moitié ouais...

10.03.2007

Draguer ( et conclure ) au Monoprix-Part One

Hier Thibaut m'a dit : "Mais pourquoi tu mets pas sur ton blog le mail sur la drague au Monoprix ?", ce à quoi je lui ai répondu que non c'était pas possible j'ai un minimum d'honneteté intellectuelle mais finalement j'ai découvert que l'honneteté intellectuelle ne pèse pas lourd face à une gueule de bois ( encore une ! ). Donc mes plus plates excuses à ceux qui connaissent déjà et à ceux qui vont trouver ça trop long ( j'ai coupé en deux ).

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Mettons nous en situation. Tu as l'oeil vif, toutes tes dents et tes cheveux, ni varices ni gaine de maintien, tu es beau / belle, plein(e) de sève comme un poney fougueux dans un paturage verdoyant, enfin bref je ne vais pas te faire un dessin tu es JEUNE. Et dans notre société post-soixante huitarde, être jeune suffi à faire de toi quelqu'un de hype ( oui parce qu'être vieux c'est nul et ça pue, et puis le vieux il sert à rien il sait même pas ce que c'est que l'ADSL et croit qu'une rave c'est une variété de céleri...)
Donc tu es jeune donc hype. En plus tu as la chance d'habiter dans une ville de jeunes, donc forcément hype, au hasard Aix-en-Provence. Comme tu es hype, tu fais tes courses avec classe mais comme tu es jeune t'oublies tout le temps de les faire et tu te retrouves à gratter avec tes petits ongles de jeune les vieux bouts de parmesan au fond de ton frigo pour accompagner un reste de conserve ( pas de chance c'était du thon...c'est pas bon et en plus tu pues de la bouche ).

Il faut savoir qu'à Aix-en-Provence, il y a trois endroits où faire ses courses. Soit tu es riche et tu vas à Monoprix. Soit tu es pauvre ou inconscient et tu vas chez Ed. Soit tu as une voiture et tu vas à Carrefour. Bon, alors disons qu'en plus d'être hype, tu es riche. Tu vas à Monop'. De toute façon même si t'es pauvre, il faut aller chez Monop' puisque le véritable but ici n'est pas de faire des courses mais de faire des rencontres. Si tu vas chez Ed, tu va avoir le choix entre un alcoolique-sale-et-pauvre qui achète un litre de rouge pour diluer son ricard, ou une ménagère-de-plus-de-cinquante-ans-pauvre-et-pas-épilée qui vient choper la promo sur le cassoulet de potée auvergnate au petit salé. Or il faut sélectionner, et pour rencontrer des gens socialement endogènes, il faut se rendre dans les endroits qu'ils fréquentent.

Donc bon le jeune ça fait trois heures que j'essaie de te mettre en situation et oui je sais y a "Plus belle la vie" qui va commencer donc ok je me dépèche et voilà tu es devant Monop', toujours fringant comme un poney sauvage et prêt à sacrifier la promo du jour ( celle avec des S'Miles ) sur l'autel de la drague.

Tout d'abord l'entrée. Il faut soigner l'entrée car c'est là que tu fais ta première impression et -surtout- que tu fais les premiers repérages. Avances d'un air crâne, conquérant, en secouant ta crinière soyeuse ( mais pas trop...sinon tu vas avoir l'air de souffrir du syndrome de Tourette et tu pourrais en plus te démettre une vertèbre ce qui entraverait bêtement la suite de tes démarches ). Saisis désinvoltement un panier parce que rappelons-le tu es jeune donc fainéant mais hype donc tu n'as pas l'air de t'embarrasser de détails bassements matériels. Puis tu te décides enfin à faire les courses. L'individu normal, après une journée de boulot, va essayer d'aborder cette tâche de manière rationnelle, rayon par rayon, en faisant des comparaisons du prix au kilo. Mais PAS toi ! Gardes en tête ton objectif. Bon, le problème c'est que vu que tu es au Monop' et que ton frigo est vide, tu te dis :"Ben, pourquoi ne pas en profiter pour faire les courses ?". Et c'est là qu'on voit que même si t'es jeune, eh ben tu réfléchis. Donc tu déambules dans les rayons, tu saisis au hasard des chips de crevette au barbecue ou une choucroute de canard aux fèves tout en jetant des regards attentifs autour de toi.

Là il y a 2 cas : Soit tu es dans ce que l'on peut appeler une journée de merde. Tu ne t'es pas réveillé et t'as raté tes TD, ou tu t'es réveillé t'es allé en TD mais finalement t'aurais pas dû, tu as eu lancer de javelot en cours de sport, tu as mangé du thon au parmesan à midi, et il pleut. En plus, t'as oublié ton porte-monnaie et tu vas être humilié comme jamais quand tu vas arriver à la caisse, que tu ne pourras pas payer et que toute la queue va te huer puis te lapider à coup de mentos, ferrero rocher et Télé 7 Jours... Dans ce cas là, il y a des chances que tu ne repères personne mais tant pis pour toi, je ne peux rien y faire.

Soit c'est un bon jour et tu repères un specimen intéressant. Toi le jeune mâle, imagines cette superbe fille, fière et droite comme une amazone, qui jauge les tomates d'un air langoureux mais quelque peu timide quand tu regardes au fond de ses prunelles oui c'est ça juste là à gauche non pas trop à gauche là c'est son oreille... Son panier a l'air trop lourd à porter et instinctivement tu aimerais te précipiter vers elle pour la secourir mais non malheureux ! pas de précipitation. Toi la jeune femelle, imagines ce beau ténébreux au regard vif et velouté ( hum ! ), au sourire éclatant mais un peu timide qui cache sous une façade mâle et assurée sa fragilité de petit garçon ( ceci étant la synthèse de l'homme parfait selon les critères de la Française moyenne, réalisée par moi-même à l'aide de "Cosmo", "Elle", "Jeune et Jolie" et "Harlequin"...). Il soupèse virilement une entrecôte puis un filet de dinde avant de se rabattre sur une pizza 4 lardons. Tu aimerais te précipiter vers lui et lui dire que non non ne choisis pas la Buitoni, la garniture coule dans le four prends plutôt celle-là mais non malheureuse ! pas de précipitation.Comme le chasseur qui a dejà reperé sa proie, tu traques la personne convoitée dans les rayons. Un examen approfondi te permettra de vérifier l'absence de tares rédibitoires qu'un coup d'oeil superficiel n'aurait pu révéler. Ainsi il te faudra éliminer d'office toute personne en couple ( perdu d'avance ), qui boite ( trop pas hype ), qui louche ( oui au début tu croyais qu'il regardait intensément l'étiquette de la composition des glucides mais en fait non ) ou qui mange des All-Brans ( mauvais transit intestinal ).Mais surtout c'est maintenant le jeune, oui toi avec tes hormones qui bouillonnent dans ton petit corps post-pubère, c'est maintenant donc qu'il va falloir ETABLIR LE CONTACT. Car bon tu as reperé, mais ta victime potentielle elle n'a surement pas fait attention à toi, toute absorbée qu'elle est par la promotion sur les rouleaux de papier toilette ( là tu peux penser qu'en fait cette personne est très superficielle, pas du tout ouverte sur les gens qui l'entourent et sur ta misère sexuelle. Mais accroches toi ).

Draguer ( et conclure ) au Monoprix-Part Two

Là encore, 2 aproches possibles Soit tu es sur(e) de toi et de ta séduction innée, et puis tu as mis ton plus beau débardeur ( celui avec marqué "Oui je suis blonde et salope...et alors ?" ) ou tes nouveaux mocassins à gland ( ouahou ! trop hype le jeune ! ) et tu décides d'attaquer frontalement. Voici donc mes conseils : attends que la personne convoitée s'arrête dans un rayon, celui des fromages par exemple, très bon rayon puisque l'odeur des fromages dissimulera ta propre odeur surtout si tu as fait du lancer de javelot avant de venir ; en plus il fait froid donc un contact physique peut être plus rapide, et vous prouvez tous les deux que vous êtes hypes ( vous mangez des sources de calcium ) et jeunes ( 4000 kcal pour 5 grammes ? pfff m'en fiche j'suis jeune ! ).Bon tu vas forcément aller à l'essentiel, parce que le Monop' ferme bientôt et il faut concrétiser, donc fi de la subtilité, l'efficacité prime. Ainsi le jeune, conformes toi au plus basique des schémas qui a fait ses preuves : 1) Tu es une fille : tournes-toi vers lui avec un regard perdu, et demandes d'une voix étherée dans laquelle percent quelques sanglots : "excusez-moi, pourriez-vous m'attraper la tomme de savoie tout en haut s'il vous plait ? Oui celle de 6,5 kilos...". Là Je te félicite la jeune. Tu t'es faite passée pour une créature faible et sans défense. Tu as excité son instinct de protecteur. Et en plus il a pu faire démonstration de sa force physique. Bons points.

2) Tu es un garçon : tu t'approches discrétement ( enfin pas furtivement par derrière, tu n'es pas un pervers...) et tu lui demande d'un air mâle et viril : "excusez-moi mademoiselle, permettez-moi de vous attraper cette fourme d'ambert beaucoup trop haute pour vous." Très bien le jeune ! Tu as montré ta force physique. Eh oui, tu peux défendre la caverne et ramener du gibier, tu es donc pour son instinct primaire un père potentiel pour ses futurs enfants. Et avec le vernis de civilisation qui nous recouvre, tu deviens un peu son héros, qui va l'aider dans cette jungle urbaine pleine de pièges traîtres, de crottes de chien sur les trottoirs, de voitures qui éclaboussent, de chansons de Francis Lalanne et de fourmes trop hautes.
Mais il ne faut pas t'endormir sur tes acquis. Il s'agit de prolonger ce premier contact et de le faire fructifier par une conversation intelligente. Toi la jeune, tu peux entrer dans un rapport disciple-maître ( "Et alors le bleu d'Auvergne ça s'appelle le bleu à cause des taches là ? Mais c'est quoi ? de la pourriture ?...ah !" ). Toi le jeune tu peux faire un compliment tout en montrant ta culture ( "Vous saviez que les taches dans le bleu d'Auvergne c'est de la pourriture ? D'ailleurs vos yeux sont du même bleu intense..." ). Non, non cher lecteur, chère lectrice ! Ne me remercies pas de te dévoiler mes trucs et astuces, c'est tout naturel, au fond tu le mérites, tu as fait l'effort de me suivre jusque là.

D'ailleurs nous passons à la deuxième technique.
Tu n'oses pas attaquer l'élu(e) de ton coeur de façon aussi directe. Tu n'as pas tort. Le râteau sera moins violent et puis à force d'attraper des trucs trop hauts dans les rayons, tu risques de faire s'effondrer toute une pile de ravioli de surimi au vin blanc sur l'être aimé, ce qui serait la mort de tous tes espoirs, en plus de sa mort à lui/elle...Je te conseille alors la technique de la similitude des goûts. Facile. Tu suis la personne visée dans les rayons et tu prends dans ton panier les mêmes produits qu'elle. Puis tu veilles à choisir la même caisse qu'elle et tu te places juste derrière. Et tu engages la conversation lorsque vous déposez sur le tapis roulant vos produits qui ô miracle sont identiques. C'est dingue ces goûts en commun ! Vous êtes faits pour vivre ensemble vous... La discussion promet d'être riche. Pour atteindre son but, elle devra être articulée en 4 parties : fais une remarque sur vos goûts communs ( "Tiens vous aimez les lasagnes de fromage de tête ? moi aussi." ), puis étends subtilement le champ de la conversation ( "Avant je prenais également le flan aux endives, mais il est trop riche en sodium et ça me faisait gonfler" ), avant de lâcher quelques infos séduisantes sur toi mine de rien ( "Et ils vont bientôt sortir la tourte de calamars au brie...j'ai hâte d'essayer. Oui je sais je suis un peu foufou mais j'aime prendre des risques et je pense qu'il faut vivre sa vie à fond" ) et enfin lui proposer de découvrir de nouvelles choses, de préférence dans un domaine artistique ( "Et le dernier Cd de Kyo vous l'avez écouté ? Je peux vous le prêter si ça vous intéresse..." ). Bien sûr, il faudra lui poser des questions sur lui/elle car la conversation est censée être un dialogue. Prends un regard pénétré et pénétrant, surtout pour le passage de la tourte.
Là encore permets-moi de te mettre en garde. Il ne faut négliger aucun détail. Tout d'abord fais attention à ce que tu mets dans ton panier avant de repérer ta proie. Evites la préparation H pour hémorroïdes ou les serviettes hygiéniques extra-larges parce que l'approche sera beaucoup plus dure et moins fructueuse. Et vérifies également quand tu mets les même produits qu'elle dans ton panier, surtout toi le garçon ( "Bonjour. Tiens, vous aussi vous achetez ces délicieuses céréales à l'ail et aux fines herbes ? Hein ? Euh oui moi aussi j'achète cette crème dépilatoire...euh...tiens j'ai un appel...au revoir..." ). Evites enfin de faire dégénérer la conversation en vantant tous les produits que tu as acheté...tu n'es pas Pierre Bellemare dans le Télé-achat et d'ailleurs soi dit en passant il ne vaut mieux pas vu que Pierre Bellemare, il est trop pas hype...

Voilà le jeune, si tu as suivi mes conseils à la lettre, tu as fait connaissance. Tu peux alors proposer d'aller prendre un verre d'eau ou de se rejoindre tous les mardi à 19h30 devant Monop' pour faire les courses ensemble. Tu es un winner.
Sinon, tu viens de te prendre une veste en public. Tu t'es fait rire au nez et tu rentres chez toi comme un vieux chien galeux. Comme t'as pas fait les courses, vu que t'es con et que tu penses qu'à draguer, t'as rien à manger à part de la crème dépilatoire. Tu es un looser.
Tant pis, tu seras obligé de retourner à Monop' demain. Allez, courage, relèves la tête, tout espoir n'est pas perdu. Tu as jusqu'à demain pour réfléchir à ton échec et en tirer les conclusions qui s'imposent pour t'améliorer. Et puis tu es hype. Alors tu t'en fous. Ou presque.

Je décline toute responsabilité dans le cas où vous décideriez de suivre ces conseils. Par contre si vous le faites, ce serait intéressant de me tenir au courant car cette expérience n'est encore pour moi que théorique...