18.12.2007
Lexique new-yorkais 1
Je me suis dis, tu vois, je suis à New York, alors parlons de New York. Ca me fera des souvenirs et te permettra de pouvoir à ton tour te comporter comme un vrai New Yorkais (a New Yorker en anglais) et d'avoir la classe internationale pour pouvoir te la jouer au Leader Price de Montigny le Bretogneux. Donc voici une série avec des vrais morceaux de mon expérience new yorkaise dedans. Un lexique qui va s'enrichir au fil des mois passés ici...
Métro : Moyen de transport le plus pratique pour se déplacer à New York, surtout en hiver (voir "froid"). Plus vétuste que le métro parisen (les wagons semblent en fer-blanc), il est aussi plus sale. Les lignes vont globalement du nord au sud de Manhattan, et du Bronx ou du Queens (nord) à Brooklyn (sud). Contrairement au métro parisien, il est très dur de passer rapidement d'une ligne à l'autre sans ressortir. A noter que même au bout de plusieurs années à New York, il est impossible à un étranger de comprendre quelle ligne dessert quelle station, sachant que plusieurs métros utilisent la même ligne, que certains sont locaux (desservent tous les arrêts) et d'autres express (ne s'arrêtent qu'aux stations majeures). La ligne rouge par exemple permet de prendre le métro 1 (local) et les métros 2 et 3 (express). Cependant la semaine certains locaux deviennent express entre midi et 21h. Le week-end, certains métros express deviennent locaux et certains locaux ne fonctionnent pas. Comment le savoir ? Tu ne peux pas. Tu le découvres sur le quai quand tu as de la chance, ce qui entraine reflexion intense mit course essouflée pour descendre les escaliers et changer de quai en vitesse. Les jours de loose, tu te rends compte que tu as pris un express lorsque le métro passe devant la station où tu es censé descendre (et les trois stations suivantes) sans s'arrêter, ce qui entraine reflexion intense mit prière pour que ce fucking subway stoppe enfin.
Pour se la jouer "New Yorker" : s'amuser à chercher du regard les rats qui courent la nuit entre deux rails. Un jeu qui débouche sur une véritable addiction, puisque je m'estime désormais frustrée si je n'ai pas vu mon rat quotidien.
Froid : le froid new yorkais, c'est pas un froid de fillette, même si ce n'est rien face au froid de Montréal par exemple. Un froid glacial et sec, donc à peu près supportable tant qu'il n'y a pas de vent. Mais au bout d'un quart d'heure, tu choppes des engelures de fesse et tes doigts sont devenus des mister freeze malgré les gants en peau de bébé phoque que tu as acheté à un vendeur de rue pakistanais. Avec le contraste du chauffage, tu as la morve qui dégouline chaque fois que tu rentres dans un batiment.
Pour se la jouer "New Yorker": Tu fais genre t'en as rien à foutre et tu continues à vivre normalement, comme tous les New Yorkais, alors que tu ne rêves d'une chose, être au chaud sous la couette.
La New Yorkaise : Une fille plus grande que toi, plus mince que toi, avec des cheveux longs et brillants, qui s'habille à la dernière mode. Ses activités favorites semblent être d'aller à la salle de sport pour modeler son corps, faire du shopping pour habiller son corps et aller en boîte pour montrer son corps. A noter que dans une ville qui concentre plus de filles célibataires que de garçons, la concurrence est très rude, d'autant plus que les New Yorkaises semblent programmées pour chercher le mari parfait dès qu'elles atteignent 21 ans.
Pour se la jouer "New Yorker": D'aucuns (d'aucuns c'est moi) les surnomment "les mutantes" pour leur capacité à s'habiller en mini jupe même par -5°. Est ce un sacrifice sur l'autel de la drague ou de la stupidité causée par le gel de leurs neurones, c'est ce que je m'emploie aujourd'hui à déterminer.
Starbucks : Ehontément cher. Très bon marketing surfant sur la vague du hype (ils diffusent des musiques itunes). Résultat, on se sent New-Yorkais rien qu'en marchant d'un pas affairé sur Broadway avec son gobelet à la main. Eviter le café simple, dégueu, et essayer un frappucino glacé ou un caramel macchiato. A noter :
Internet y est payant (enfoirés).
Il existe des "temporaires", pumpkin' spice pour Halloween ou eggnog à noël.
La plus petite taille est la "tall".
Il faut ici rétablir une vérité : Non il n'y a pas un Starbucks à chaque bloc de rue. Il faut parfois marcher DEUX blocs pour en trouver un.
Pour se la jouer "New Yorker" : A utiliser comme toilettes publiques. Pratiques, fonctionnelles, nombreuses et (souvent) propres, les toilettes sont pour moi le véritable atout du Starbucks, au delà du café pas bon et des mélanges trop chers.
Alcool : n'est consommable en théorie qu'à partir de 21 ans. Cependant, certains endroits ne demandent pas de pièce d'identité. L'alcool est très cher (entre 12 et 16 $ le verre !), mais les quantités sont souvent plus importantes qu'en France.
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne commandes pas un cosmo à New York Grand Dieu ! C'est très tourist.
Supermarché : Cher. Sauf peut-être Wal-Mart, mais cette enseigne est interdite d'installation sur l'île de Manhattan. A noter que la nourriture s'achète au supermarket, mais pas les produits d'entretien ou du corps. Ceux-ci s'achètent au drugstore (pharmacie américaine), qui vend aussi des médicaments, des vitamines et un peu de nourriture.
Big Apple : Surnom de New York, avec "Gotham City", "The Empire State" et "The city that never sleeps".
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne surtout pas utiliser ces surnoms, qu'un New Yorkais ne dira jamais. Cela fait so tourist (air méprisant)
09:35 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, new york, conseil, alcool, starbucks, supermarché, métro
01.07.2007
Mais pourquoi je vous raconte ça ?
Peut être que tu te demandes pourquoi je n'écris pas plus souvent. Peut être que tu te dis "cette fille doit avoir 3 millions de choses vachement plus intéressants à faire que de poster des billets sur un blog". Et parfois c'est vrai. Mais en ce moment l'auteur de ce blog s'ennuie. Elle déprime. Elle compense par la bouffe. Genre rillettes de porc et tartines de nutella pour son deuxième goûter de la journée mais bon elle fait attention à pas trop manger de rillettes vu qu'il est midi et qu'on va bientôt passer à table. Elle a réussi à prendre 3 kilos en 6 jours quand même.
Pour tout dire je m'ennuie tellement que je dois me fixer chaque jour des objectifs pour sortir. Mercredi je suis allée à la bibliothèque. Jeudi voir des amis. Vendredi à la fnac. Samedi à la bibliothèque. Le dimanche la bibliothèque est fermée donc c'était plage. La loose quoi. Pour tout te dire j'en suis réduite à demander à ma mère si elle a pas du courrier à poster rien que pour me dire ah tiens j'ai un truc à faire je vais aller à la poste. Même que la dernière fois je suis allée faire des photocopies à la poste. Steuplé ! Et pour y passer plus de temps (ça fera toujours ça en moins dans la journée) j'y suis allée sans monnaie. Tu peux pas savoir comme j'étais contente d'avoir perdu plus d'une demi-heure à trouver des pièces de 10 centimes pour faire 4 photocopies.
Enfin l'avantage c'est que ça me laisse plein de temps pour réfléchir. Je pense à des trucs.
Je réfléchis au fait que ça fait un mois que je n'ai pas touché mon appareil photo. Je me dis que ça va peut être être comme le reste. Qu'au bout de quelques mois je me suis lassée et que c'est fini. J'espère que non.
Je suis une dilletante en tout. Je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps je dessinais tout le temps. Ca doit bien faire un an que je n'ai pas fait de dessin. Que quand j'était au primaire, au collège, au lycée, en prépa, je lisais des livres. Je lisais entre deux et cinq romans par semaine. Et maintenant ? Sûrement pas plus de deux livres cette année.
Avant je croyais que plus on grandissait plus on s'améliorait. Qu'on apprenait de nouvelles choses, qu'on s'enrichissait constamment. Avant je lisais de manière boulimique. Et j'ai remplacé ça par quoi ? Maintenant je traine. J'ai appris à boire de l'alcool et à sortir en boîte. Peut-être que finalement on ne s'améliore pas. Peut-être que c'est l'inverse. Que je décline. J'ai remplacé la lecture par l'alcool.
Mais c'est ma nouvelle vie. Et elle me manque. J'essaye de ne pas trop penser à Aix. Ma vie était à Aix. Ici j'ai l'impression d'être au mauvais endroit, sur le départ, en attente. Ce n'est pas chez moi ici. Je ne sais pas trop quoi faire. Comment occuper mes journées.
Alors je vais à la poste...
15:15 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, reflexion, poste, alcool, ennui
29.03.2007
"Crit 2007, Crit tartiflette" (samedi et dimanche)
Samedi, réveil super tôt mais j'ai quand même raté le petit déjeuner bien joué j'ai faim donc je cherche des bières, on va voir d'autres matchs je ne me souviens plus des sports juste qu'on a marché qu'on s'est arrêtés puis qu'on a marché encore on a discuté avec des gens et on a marché encore, une queue pas possible pour récupérer un sandwich et puis on a encore marché il fait de plus en plus froid je grelotte malgré mes huit couches de vêtements, je cherche de la bière et je tombe sur un groupe de Strasbourgeois qui me proposent du stroh (prononcer "chtroh"), un alcool local à 80° je dis ok ils me filent un bouchon ça ne me fait rien leur alcool de fillette je les regarde et je leur dis "ça ne me fait rien votre alcool de fillette" alors ils me donnent un deuxième bouchon et là pour la première et unique fois du Crit je n'ai plus froid mais je suis pas bourrée alors je les abandonne et je cherche une bière mais bordel y a rien et on marche encore puis rendez-vous avec les pom-pom girls pour revoir notre chorégraphie il fait tellement froid qu'on va dans les vestiaires c'est glauque et humide mais moins qu'à l'extérieur et c'est supportable jusqu'au moment où la porte s'ouvre et on se fait coincer à l'intérieur par l'équipe de rugby de Toulouse qui nous plaque contre les murs et j'appelle à l'aide au moment où ils commencent à nous tirer par les t-shirts tout en se déshabillant et toutes les pom-pom girls hurlent, leurs cris se répercutent sur le carrelage glacé j'ai froid et mal à la tête et je ferme les yeux et j'essaie vaguement de réfléchir, la meilleure défense c'est l'attaque alors je saisis un pompon et tente de cingler le premier sexe nu et sans défense qui passe à ma portée puis on parvient à s'enfuir et pour fêter ça je récupère une bière avant d'aller discuter avec des Lyonnais je croise Anarchange et je marche encore et on va manger avant d'aller en boîte et on passe sur scène pour faire notre chorégraphie je me dis qu'au moins là on ne meurt pas de froid quand soudain un Lillois bourré monte sur scène complètement nu et se trémousse devant moi et ça fait beaucoup de sexe pour la journée mais je reste naturelle et agis comme si ça faisait partie du show et on rentre dans un bus rempli de Lillois on fait la connaissance de Felipe un Lillois qui vomit dans un sac en plastique à côté de moi et il chante et danse tout en vomissant alors je le félicite pour sa performance puis je tente de chanter des chants aixois mais comme nous ne sommes que 3 Aixois dans un bus rempli de Lillois je finis par me rallier à la majorité on descend du bus et on chante dans les rues et on trouve plus le chemin de l'hôtel alors on suit les rails du tramway en scandant "Tous à poil et on se tripote !" avec des Lyonnais, ou des Toulousains, personnellement je ne me souviens plus, et une abrutie vient nous dire de fermer nos gueules y en a qui veulent dormir et si vous habitiez dans le centre-ville vous comprendriez et je lui réponds "Mais me dis pas ta gueule la vieille !" puis je lui annonce que j'habite dans le centre-ville et je lui enjoins poliment de se décoincer le fondement mais j'avais pas vu son copain et là je crois qu'il veut me frapper mais Julien me prend par le bras en m'invitant à le suivre alors je le suis et on retrouve l'hôtel je traverse la réception en mode commando à moitié en rampant pour ne pas être vue par la réceptionniste mais je manque de me vautrer par terre alors c'est raté et Julien est bourré et s'endort comme une masse et j'en fais autant.
Dimanche, on perd une heure donc réveil encore plus tôt pour les demi-finales et je ne rate pas le petit déjeuner mais vu la gueule du plateau-repas j'aurais dû, puis je marche encore, on croise l'équipe de pétanque qui gagne et l'équipe de handball qui perd et je rencontre des Bordelais qui m'offrent des shots de vodka-grenadine et il est pas encore 10h du matin, j'ai mal à la gorge et je prends quelques photos et j'ai froid, au déjeuner ils annoncent "repas folklorique" mais en fait c'est de la tartiflette c'est pas bon mais la nourriture est devenue mon seul réconfort de la journée alors j'en reprends deux fois et je vais au tennis pour soutenir nos joueurs mais en fait je m'endors sur le court comme un cadavre de chien crevé au bord d'une autoroute en plein mois d'août et les garçons en profitent pour faire des mises en scène avec mon corps et des bouteilles de bière vides et et je me réveille je récupère une bière et j'en renverse une partie sur le court et on marche on ne sait pas où l'on va puis on marche encore et on va soutenir le foot et le rugby qui gagnent la finale et des gens s'amusent à faire des glissades sur une banderole posée par terre et aspergée de bière et de pastis et ça fait quelques heures que je me trimballe un gros tambour qui sort de je ne sais où mais il est éventré alors je l'abandonne sur un terrain, puis on apprend qu'une Rennaise s'est éclaté la rotule et j'essaye de compatir mais malgré mes efforts je n'y arrive pas car j'ai trop froid et les rugbymen toulousains m'invitent à leur barbecue mais je préférerais une bière alors je me contente de les prendre en photo, les matchs finissent enfin et je récupère un sandwich que je mange par terre dans le hall d'un gymnase puis on part en soirée et je m'ennuie en plus j'ai pas assez d'argent pour me torcher mais je me fais inviter par des types qui me filent de la vodka, je vais me poser sur une banquette avec des amis et je fais semblant de m'évanouir six fois de suite et à la septième fois le videur de la boîte vient me voir et me demande si tout va bien et je dis oui et je me casse on va sous un chapiteau y a un concert mais le groupe joue des chansons pour asthmatiques ménopausés alors je m'avance jusqu'à lui et je lui demande de nous passer un truc qui bouge il dit ok et la chanson suivante est tout aussi pourrie alors je me casse et puis je ne me souviens plus de grand chose juste que j'ai froid et mal à la gorge et on rejoint les bus à 3 heures et les rugbymen beuglent pendant qu'on s'endort...
Merci à Julien, Chloé, Coline et Ninon pour leur soutien durant ces trois jours éprouvants...
19:03 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blabla, fille, crit, bière, alcool, sport, iep
28.03.2007
"Crit 2007, Crit tartiflette" (vendredi)
De retour du Crit ( si tu ne sais pas ce qu'est le Crit, tu cliques là ), malade, fatiguée et sale. "Alcool non-stop, missions commando, voix qui déraillent, marche interminable pour rejoindre les installations sportives, retard des bus..." Le résumé de ce Crit grenoblois en 3 (longues) phrases comme si vous y étiez, par une pom-pom girl embedded dans la délégation aixoise.
Vendredi, nuit blanche pour partir à 3 heures du matin en bus d'Aix-en-Provence j'oublie mes gants et je retourne les chercher en courant mais en fait les bus arrivent à 4 heures donc j'ai stressé pour rien et je me retrouve dans le bus des équipes de rugby avec les autres pom-pom girls et on s'attend à une grosse ambiance mais en fait non les gens font que dormir puis arrivée sur les pistes première épreuve le ski 1ère bière putain ce qu'il fait froid, et très rapidement les délégations tentent de se piquer drapeaux, écharpes et t-shirts et je vole au péril de ma vie un t-shirt lillois et pour la peine hop 2ème bière puis une 3ème et je n'échappe pas à une mêlée contre des Toulousains je me retrouve couchée dans la neige ouais trop bien merci heureusement que j'ai la présence d'esprit de placer judicieusement vers le haut mon genou contre lequel vient s'écraser une paire de testicules toulousaine, ça leur apprendra, j'ai froid de la neige s'est infiltrée dans ma culotte et je réfléchis sérieusement à l'éventualité d'un rhume à cet endroit de mon anatomie mais je ne réfléchis pas très longtemps et je ceinture une pom-pom girl rennaise tandis qu'une de mes amies étrangle à moitié une Grenobloise pour lui voler son écharpe et pour célébrer l'exploit je bois une bière, bataille de boules de neige avant le retour en bus et arrivée sur le campus de Grenoble qui ressemble un peu à la RDA et pour la peine je reprends une bière puis début des épreuves sportives je bois un coup pour fêter ça des gens me parlent mais tout ce que je réponds c'est "Putain j'ai trop froid !" et hop encore une petite bière et on marche jusqu'aux terrains de sport mais on se trompe de direction alors on repart et on marche encore et j'ai plus de bière alors je m'énerve et il fait trop froid c'est quoi cette ville glaciale, je marche encore, ça fait au moins mille ans que je marche et quel sport on joue au juste, personne n'est fichu de me renseigner ni même de me passer une bière et je me demande si je suis perdue et je m'apprête à me coucher par terre et mourir de froid si j'avais une boîte d'allumettes je les frotterais toutes pour voir ma grand-mère et un somptueux festin des bières mais à ce moment-là j'aperçois des pom-pom aixoises je suis contente mais elles n'ont pas d'alcool alors je suis moins contente mais je les suis quand même et j'apprends qu'il faut aller encourager un match dans lequel les Aixois gagnent mais c'est du handball encore plus chiant qu'un cours de finances publiques alors je pleure intérieurement j'arrête de chercher des bières et à la place je prend des photos, puis soirée dans les bars grenoblois le premier est peuplé de Chinois et de bikers et je veux me casser mais on m'offre un verre alors je reste puis le deuxième bar est mieux et on fait connaissance avec des Rennais très sympa enfin je suppose vu que j'entends rien à cause de la musique et un type crache du feu puis on escalade la fontaine avec Coline et je rentre à l'hôtel et en fait je suis virée de la chambre de Chloé alors je vais dormir dans le lit de Julien on est à 2 dans un lit une place c'est pas facile mais heureusement y a des joints qui tournent dans la chambre et je m'endors.
18:30 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blabla, fille, crit, bière, alcool, sport, iep
19.03.2007
...we will take your call shortly...Please hold on the line...
Bon les gens comme on est sur un blog sérieux poli, je préviens avec affection et prévenance les quelques lecteurs qui s'égareraient sur ces pages en essayant de trouver Laurent Romejko qui taille du bois, des pipes, des chiffres et des lettres, je ne sais quoi....
Ce blog est en veille pour quelques jours, pour diverses causes incluant des filles en mini jupe, une rencontre d'étudiants de Sciences Po ( dont moi-même ) à Grenoble et surtout beaucoup beaucoup beaucoup d'alcool. Mon respect pour mon lectorat et ma gueule de bois ( que je prévois déjà à l'avance ) m'empecheront donc de poster, mais d'ici quelques jours I'm back et si tout se passe comme prévu vous aurez le droit à une belle note pleine de sexe, d'alcool et de transpiration digne des plus grands récits d'orgie ( je vends du rêve là...).
( to be continued... ou pas )
16:50 Publié dans Rock around the blog | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : sexe, alcool, fille, blog
15.02.2007
La Saint-Valentin c'est comme une boîte de chocolats, tu sais jamais sur quoi tu vas tomber
Alors oui je sais tout le monde ne parlait que de la Saint-Valentin hier c'était trop bien ( surtout si t'es en couple ) ( sauf si l'être aimé est un sale matérialiste qui a exigé comme cadeau une bague en zinc et laine de verre ou un lecteur mp3 enrichi à l'uranium ) Et cette overdose de bouquets, de coeurs, de chatons et de chocolats ( en exclu lecteur, idée cadeau tout-en-un pour la prochaine Saint-Valentin : des bouquets de coeurs de chaton en chocolat ) et de "envoie amour au 81212 et tu recevras le prénom de ta prochaine conquête" c'était cro-meugnon non vraiment j'ai juste vomi trois fois dans la journée ça doit être parce que je suis allergique aux coeurs ( j'aime pas le foie non plus ) ( ni les abats en général )...
Mais comme on essaye d'être hype sur ce blog ( on c'est moi pour ceux qui n'ont pas suivi ), on parle de la Saint-Valentin non le 14 mais le 15 février. Bof en fait y a pas grand chose à en dire. On ( c'est toujours moi ) est allé à une soirée étudiante. Pas pour choper, vu qu'on comptait ne pas boire, et malheureusement aujourd'hui les jeunes c'est plus ce que c'était, ça passe son temps à boire à se droguer à écrire des skyblogs c'est pas moi qui l'ai dit c'est Jean-Pierre Pernault. Mais bon c'était soit aller à la soirée soit rester chez soi et faire des canevas au point de croix pour un superbe tableau représentant deux cerfs oranges qui brament dans la lumière tamisée de l'aube violette dans le sous-bois. En plus j'étais même pas en mode je-suis-moche-je-trouverai-jamais-personne même si l'autre jour mon petit cousin de 5 ans m'a regardé droit dans les yeux et m'a sorti "T'as de grosses fesses". Sale gosse. J'ai rêvé un bref instant de m'abandonner à mes pulsions et de lui dire d'un ton préoccupé qu'à son âge il sait pas encore lire ce qui est put-être le signe d'une débilité précoce c'est très grave non mais tu te rends compte tu es mal barré pour ton avenir tu finiras clochard à Melun saleté de gamin. Puis le tabasser à l'aide de bateaux playmobil et le secouer jusqu'à lui démettre une cervicale en lui hurlant dessus vu que bon la vérité sort de la bouche des enfants et que c'est un coup à me complexer jusqu'à au moins la ménopause. Puis il m'a dit "Et tu as un gros zizi" ce qui prouve que faut pas croire les gosses j'aurais dû m'en souvenir pourtant j'avais suivi le procès d'Outreau. Donc je lui ai instantanément pardonné et puis finalement il est chouette comme gosse et sait-on jamais je pourrais avoir besoin de lui plus tard pour vendre du crack à la sortie de l'école primaire mais là n'est pas le sujet de ce post. Donc sinon pour on ne sait quelle raison ( mimétisme social ? Sens de la fête ? Création d'une solidarité étudiante ? Connerie humaine ? ) on va à une soirée Saint-Valentin où on a échappé au principe de venir avec son cavalier mais où on peut quand même acheter au bar un "philtre d'amour". Armée de son appareil photo, on se fraye un chemin dans la masse avinée et on a l'idée du siècle : déclencher un vaste mouvement de stupre et de luxure dans la boîte en s'appuyant sur l'alcool absorbé et les hormones bouillonnantes de centaines d'étudiants confinés. Mais on manque d'un plan d'attaque et c'est la loose. On se rabat sur la seule arme dont on dispose : l'appareil photo, et on manipule photographie tout le monde en insistant sur l'idée de photo-souvenir alors il faut que vous vous embrassiez et si vous êtes en couple je ne veux pas le minable petit bisou mais un truc énorme avec la langue et merde les gens on est là pour vendre du rêve lâchez-vous quoi !
Puis on se rend compte qu'il fait très chaud dans la boîte et les vapeurs de sueur et de vodka-martini prennent à la gorge quoique c'est plutôt sympa tout le monde a l'air de s'embrasser à pleine bouche dans cette soirée ça ressemble presque à une orgie. Et au moment où l'on manque s'étaler devant le D.J vu que le sol est glissant à cause de l'alcool répandu et que pour se rattraper on s'agrippe à des inconnus trempés de sueur, on décide que c'est fini les conneries et on rentre.
En plus c'est pas gagné pour qu'on puisse mettre les photos en ligne vu qu'on risque des plaintes pour divers chefs d'accusation dont extorsion et incitation à la débauche dans un lieu public. Vraiment la Saint-Valentin c'est nul en fait.
17:15 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : saint valentin, alcool, blabla, soirée, étudiant, photo
07.02.2007
La liberté guidant le peuple
Un grand merci à Badibuh pour ses idées : "dans ma grande bonté, je vous offre un moyen de remplir votre blog gratuitement : expliquez à votre façon le tableau d’Eugène Delacroix: "La liberté guidant le peuple".
En l'an de grace ( kelly ) 1813, le jeune Eugène Delacroix monte faire ses études à Paris, dans l'Ecole Supérieure Pour Etre Un Peintre Célèbre. Il se fait très vite à la vie d'étudiant, mais passe plus de temps dans les petits troquets pittoresques illuminés d'une farandole de lumières sous la tonnelle fraîche au crépuscule que sur les bancs d'amphi poussiéreux d'une vieille école que sans déconner y a même pas de cafétéria et la machine à café elle tombe tout le temps en panne. Très vite il adopte la vie de bohème vu que ça voulait dire qu'il avait 20 ans et qu'il vivait de l'air du temps ( et de conserves de surimi à la semoule ) ( et oui le budget nourriture était un peu serré chez les Delacroix ) ( et la semoule avec de l'eau ça gonfle et ça remplit le ventre ).
Et puis rapidement arrive l'élection du Bureau Des Etudiants, et pour gagner son pote Géricault promet de faire des fêtes de ouf avec plein d'alcool tiens d'ailleurs j'ai trouvé un partenariat avec R*card on aura même des t-shirt c'est trop fun kikoo lol. Géricault tient ses promesses et s'ensuit un semestre d'orgies de soirées étudiantes un peu arrosées. A la soirée potée auvergnate et macramé ( Géricault adore les soirées à thème ), Delacroix branche une jeune demoiselle recherche un mec mortel, répondant au doux nom de Kimberley-Eugénie. Il en tombe éperdument amoureux et décide d'en faire son égérie. Ce qu'il ne sait pas c'est que Kimberley-Eugénie est un peu une reine de la night et qu'elle enflamme le dance floor. Lorsque qu'il se décide à l'aborder, elle lui riz au lait rit au nez et lui répond "j'chuis pas une bombe latine...", ce qui accroît l'adoration du jeune homme.
Soudain un mouvement se fait près des platines du d.j. Dominique Ingres, le trésorier du BDE, annonce alors qu'il n'y a plus d'alcool car toutes les bouteilles ont été bues. Kimberley-Eugénie devient ivre de rage et bondissant sur ses jambes vacillantes tel un poney sauvage galopant furieusement dans la pampa décide de mener les étudiants jusqu'au Proxi ou au Petit Casino le plus proche. "Mes Frères, Camarades ! Suivez-moi ! Sus au Proxi et à ses réserves ! Marchons, marchons, que la vodka-citron inonde nos sillons..." Des dizaines de mâles en rut suivent alors Kimberley-Eugénie dans l'espoir de la sauter s'enivrer rapidement. Celle-ci se place en tête du cortège et dans un élan de passion et de fougue éthylique arrache le haut de son débardeur-robe ( elle était dans sa période punk et trouvait carrément rebelle de porter des vêtements avec des drapeaux français cousus dessus ). Brandissant ce bout de tissu tricolore comme un étendard, elle mène vaillamment la troupe d'étudiants quand son attention est distraite par une pancarte annonçant des soldes de -70% sur la collection printemps-automne des Galeries Lafayette ... N'écoutant que sa féminité et l'appel irrésistible de l'article en solde esseulé au rayon lingerie elle se précipite sur le petit soutien-gorge en laine de verre là non c'est moi qui l'ai vu en premier salope rends-le moi tiens prends ça grosse morue de toute façon c'est même pas ta taille. Foulant au pied une horde de consommateurs hystériques, elle parvient à s'emparer du précieux butin et là c'est le drame Eugène la perd au rayon menuiserie et fruits de mer.
Rentrant chez lui, le jeune Delacroix décide d'immortaliser ce moment artistique et historique. Au départ il voulait l'appeler "La saoularde guidant les mâles en rut" mais pour des raisons évidentes de tourte aux rognons il la baptisa "La liberté guidant le peuple" parce que c'était plus vendeur et aussi parce qu'on était mardi et qu'il avait piscine. Sous la pression des Chinois du FBI, il fut néanmoins contraint de remplacer les canettes de Heinek*in dans les mains des assoiffés par des pistolets et des fusils parce que sans déconner y a des enfants qui regardent et où va le monde de nos jours je vous jure si ma mère voyait ça heureusement qu'elle est aveugle. Quant à Kimberley-Eugénie, au dernières nouvelles elle s'est fait arracher le soutien-gorge convoité juste avant d'arriver aux caisses mais elle s'est rabattue sur un ensemble hotte chauffante-cassoulet et d'aucuns disent qu'elle travaille aujourd'hui dans le service import-export de la Foir'fouille.
14:10 Publié dans La Pléïade revisited | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : liberté, peuple, delacroix, étudiant, alcool



