03.06.2007
Fêtes des mères, pas la guerre !
Bon alors des fois tu es étudiante et tu emménages dans un appart en colocation... Chouette ! A toi l'indépendance et la vie de winner, à se lever à 14 heures du matin et perdre quelques heures sur internet puis d'aller prendre des verres à la terrasse d'un café avant d'aller en boîte...
Sauf que. Parfois faut que tu rentres. Sous le pretexte fallacieux que l'année scolaire est finie, ta mère t'ordonne de rentrer au bercail, en menaçant de te couper les vivres. T'as pas le choix, parce que malgré que tu sois une winneuse, tu n'as pas encore gagné ton indépendance, alors tu rentres, la queue basse et l'oeil triste.
C'est là que tu découvres que quelques mois de vie étudiante t'ont rendue inapte à la vie familiale. Ta mère hausse les sourcils en te voyant dormir jusqu'au déjeuner, elle t'oblige à faire des trucs étranges et inutiles comme vider un lave-vaisselle, te gueule dessus pour un oui ou pour un non en te traitant de feignasse. Mais surtout, elle t'empêche de boire et te considère comme une alcoolique finie parce que tu commandes un monaco à l'apéro.
La vie est dure.
Au bout de quelques jours, un constat s'impose : les mères sont toujours à nous engueuler quand on est sur internet. C'est comme un sixième sens, qui les fait rôder autour de toi dès que tu te connectes à msn, qui les fait te tourner autour avec des soupirs de plus en plus forts, et au moment ou tu dis que c'est pas possible ces feulements, tu regardes "La vie des animaux" ou quoi, elle donne l'assaut final : "A qui tu parles ?". Suivi de : "t'as rien de mieux a faire ?". Et si tu as le malheur de te marrer en discutant avec un contact : "Mais qu'est ce qu'il y a de si drôle ?". Tout cela d'une voix excédée suivi par un arrachage sauvage de câble sauf si tu as su déjouer le piège de la Bête et que tu t'es mise sur wifi.
Une enquête approfondie révèle que de nombreux amis à toi possèdent ce modèle de mère, la-mère-qui-ne-supporte-pas-que-tu-sois-sur-internet.
Almost-famous s'est penché sur ce problème universel, qui concerne les étudiants mais pas seulement. En effet, les expériences ont prouvé que les mères critiquent et dirigent les actions de leurs enfants même adultes, et que tu ne peux rien faire contre ça, sauf te venger à ton tour sur tes propres enfants.
Si toutes les mères sont incapables de comprendre l'intérêt de leur progéniture pour des activités aussi existentielles que d'aller sur bashfr.org ou chatter avec des inconnus sur msn, et qu'en plus elles sortent toutes les mêmes remarques virulentes, une question se pose : Est-ce que je viens de mettre à jour un complot mondial des mamans ? Ou sont elles toutes conditionnées a partir du moment ou elles ont un foetus dans le bide ?
Almost-famous t'informe : c'est bien un complot mondial ! Elles forment une sorte de groupe avec leurs codes de reconnaissance (gazouillis stupides devant des bébés...), leurs rites de passage (expulsion d'un placenta...) et même leur fête nationale, la fête des mères, instaurée par Pétain, ce qui prouve que ce complot mondial est placé sous dominante fasciste.
Donc, fuck à la fête des mères. Et fuck à toutes ces fêtes commerciales inventées par des marques de soda ou de café. Sans blague on n'est pas des moutons hein ! En fait, fuck toutes les fêtes, à part quand je reçois des cadeaux parce que quand même faut pas déconner.

Je crédite pour cette note le dealeur de frangipane, qui passe ce message perso : "Toutes des salopes sauf maman !". Message perso de moi-même : "Maman si tu tombes là-dessus un jour...euh...je t'aime quand même !"
22:40 Publié dans La vie des furets | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, maman, fête, complot, salope, adulte, étudiant
15.02.2007
La Saint-Valentin c'est comme une boîte de chocolats, tu sais jamais sur quoi tu vas tomber
Alors oui je sais tout le monde ne parlait que de la Saint-Valentin hier c'était trop bien ( surtout si t'es en couple ) ( sauf si l'être aimé est un sale matérialiste qui a exigé comme cadeau une bague en zinc et laine de verre ou un lecteur mp3 enrichi à l'uranium ) Et cette overdose de bouquets, de coeurs, de chatons et de chocolats ( en exclu lecteur, idée cadeau tout-en-un pour la prochaine Saint-Valentin : des bouquets de coeurs de chaton en chocolat ) et de "envoie amour au 81212 et tu recevras le prénom de ta prochaine conquête" c'était cro-meugnon non vraiment j'ai juste vomi trois fois dans la journée ça doit être parce que je suis allergique aux coeurs ( j'aime pas le foie non plus ) ( ni les abats en général )...
Mais comme on essaye d'être hype sur ce blog ( on c'est moi pour ceux qui n'ont pas suivi ), on parle de la Saint-Valentin non le 14 mais le 15 février. Bof en fait y a pas grand chose à en dire. On ( c'est toujours moi ) est allé à une soirée étudiante. Pas pour choper, vu qu'on comptait ne pas boire, et malheureusement aujourd'hui les jeunes c'est plus ce que c'était, ça passe son temps à boire à se droguer à écrire des skyblogs c'est pas moi qui l'ai dit c'est Jean-Pierre Pernault. Mais bon c'était soit aller à la soirée soit rester chez soi et faire des canevas au point de croix pour un superbe tableau représentant deux cerfs oranges qui brament dans la lumière tamisée de l'aube violette dans le sous-bois. En plus j'étais même pas en mode je-suis-moche-je-trouverai-jamais-personne même si l'autre jour mon petit cousin de 5 ans m'a regardé droit dans les yeux et m'a sorti "T'as de grosses fesses". Sale gosse. J'ai rêvé un bref instant de m'abandonner à mes pulsions et de lui dire d'un ton préoccupé qu'à son âge il sait pas encore lire ce qui est put-être le signe d'une débilité précoce c'est très grave non mais tu te rends compte tu es mal barré pour ton avenir tu finiras clochard à Melun saleté de gamin. Puis le tabasser à l'aide de bateaux playmobil et le secouer jusqu'à lui démettre une cervicale en lui hurlant dessus vu que bon la vérité sort de la bouche des enfants et que c'est un coup à me complexer jusqu'à au moins la ménopause. Puis il m'a dit "Et tu as un gros zizi" ce qui prouve que faut pas croire les gosses j'aurais dû m'en souvenir pourtant j'avais suivi le procès d'Outreau. Donc je lui ai instantanément pardonné et puis finalement il est chouette comme gosse et sait-on jamais je pourrais avoir besoin de lui plus tard pour vendre du crack à la sortie de l'école primaire mais là n'est pas le sujet de ce post. Donc sinon pour on ne sait quelle raison ( mimétisme social ? Sens de la fête ? Création d'une solidarité étudiante ? Connerie humaine ? ) on va à une soirée Saint-Valentin où on a échappé au principe de venir avec son cavalier mais où on peut quand même acheter au bar un "philtre d'amour". Armée de son appareil photo, on se fraye un chemin dans la masse avinée et on a l'idée du siècle : déclencher un vaste mouvement de stupre et de luxure dans la boîte en s'appuyant sur l'alcool absorbé et les hormones bouillonnantes de centaines d'étudiants confinés. Mais on manque d'un plan d'attaque et c'est la loose. On se rabat sur la seule arme dont on dispose : l'appareil photo, et on manipule photographie tout le monde en insistant sur l'idée de photo-souvenir alors il faut que vous vous embrassiez et si vous êtes en couple je ne veux pas le minable petit bisou mais un truc énorme avec la langue et merde les gens on est là pour vendre du rêve lâchez-vous quoi !
Puis on se rend compte qu'il fait très chaud dans la boîte et les vapeurs de sueur et de vodka-martini prennent à la gorge quoique c'est plutôt sympa tout le monde a l'air de s'embrasser à pleine bouche dans cette soirée ça ressemble presque à une orgie. Et au moment où l'on manque s'étaler devant le D.J vu que le sol est glissant à cause de l'alcool répandu et que pour se rattraper on s'agrippe à des inconnus trempés de sueur, on décide que c'est fini les conneries et on rentre.
En plus c'est pas gagné pour qu'on puisse mettre les photos en ligne vu qu'on risque des plaintes pour divers chefs d'accusation dont extorsion et incitation à la débauche dans un lieu public. Vraiment la Saint-Valentin c'est nul en fait.
17:15 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : saint valentin, alcool, blabla, soirée, étudiant, photo
07.02.2007
La liberté guidant le peuple
Un grand merci à Badibuh pour ses idées : "dans ma grande bonté, je vous offre un moyen de remplir votre blog gratuitement : expliquez à votre façon le tableau d’Eugène Delacroix: "La liberté guidant le peuple".
En l'an de grace ( kelly ) 1813, le jeune Eugène Delacroix monte faire ses études à Paris, dans l'Ecole Supérieure Pour Etre Un Peintre Célèbre. Il se fait très vite à la vie d'étudiant, mais passe plus de temps dans les petits troquets pittoresques illuminés d'une farandole de lumières sous la tonnelle fraîche au crépuscule que sur les bancs d'amphi poussiéreux d'une vieille école que sans déconner y a même pas de cafétéria et la machine à café elle tombe tout le temps en panne. Très vite il adopte la vie de bohème vu que ça voulait dire qu'il avait 20 ans et qu'il vivait de l'air du temps ( et de conserves de surimi à la semoule ) ( et oui le budget nourriture était un peu serré chez les Delacroix ) ( et la semoule avec de l'eau ça gonfle et ça remplit le ventre ).
Et puis rapidement arrive l'élection du Bureau Des Etudiants, et pour gagner son pote Géricault promet de faire des fêtes de ouf avec plein d'alcool tiens d'ailleurs j'ai trouvé un partenariat avec R*card on aura même des t-shirt c'est trop fun kikoo lol. Géricault tient ses promesses et s'ensuit un semestre d'orgies de soirées étudiantes un peu arrosées. A la soirée potée auvergnate et macramé ( Géricault adore les soirées à thème ), Delacroix branche une jeune demoiselle recherche un mec mortel, répondant au doux nom de Kimberley-Eugénie. Il en tombe éperdument amoureux et décide d'en faire son égérie. Ce qu'il ne sait pas c'est que Kimberley-Eugénie est un peu une reine de la night et qu'elle enflamme le dance floor. Lorsque qu'il se décide à l'aborder, elle lui riz au lait rit au nez et lui répond "j'chuis pas une bombe latine...", ce qui accroît l'adoration du jeune homme.
Soudain un mouvement se fait près des platines du d.j. Dominique Ingres, le trésorier du BDE, annonce alors qu'il n'y a plus d'alcool car toutes les bouteilles ont été bues. Kimberley-Eugénie devient ivre de rage et bondissant sur ses jambes vacillantes tel un poney sauvage galopant furieusement dans la pampa décide de mener les étudiants jusqu'au Proxi ou au Petit Casino le plus proche. "Mes Frères, Camarades ! Suivez-moi ! Sus au Proxi et à ses réserves ! Marchons, marchons, que la vodka-citron inonde nos sillons..." Des dizaines de mâles en rut suivent alors Kimberley-Eugénie dans l'espoir de la sauter s'enivrer rapidement. Celle-ci se place en tête du cortège et dans un élan de passion et de fougue éthylique arrache le haut de son débardeur-robe ( elle était dans sa période punk et trouvait carrément rebelle de porter des vêtements avec des drapeaux français cousus dessus ). Brandissant ce bout de tissu tricolore comme un étendard, elle mène vaillamment la troupe d'étudiants quand son attention est distraite par une pancarte annonçant des soldes de -70% sur la collection printemps-automne des Galeries Lafayette ... N'écoutant que sa féminité et l'appel irrésistible de l'article en solde esseulé au rayon lingerie elle se précipite sur le petit soutien-gorge en laine de verre là non c'est moi qui l'ai vu en premier salope rends-le moi tiens prends ça grosse morue de toute façon c'est même pas ta taille. Foulant au pied une horde de consommateurs hystériques, elle parvient à s'emparer du précieux butin et là c'est le drame Eugène la perd au rayon menuiserie et fruits de mer.
Rentrant chez lui, le jeune Delacroix décide d'immortaliser ce moment artistique et historique. Au départ il voulait l'appeler "La saoularde guidant les mâles en rut" mais pour des raisons évidentes de tourte aux rognons il la baptisa "La liberté guidant le peuple" parce que c'était plus vendeur et aussi parce qu'on était mardi et qu'il avait piscine. Sous la pression des Chinois du FBI, il fut néanmoins contraint de remplacer les canettes de Heinek*in dans les mains des assoiffés par des pistolets et des fusils parce que sans déconner y a des enfants qui regardent et où va le monde de nos jours je vous jure si ma mère voyait ça heureusement qu'elle est aveugle. Quant à Kimberley-Eugénie, au dernières nouvelles elle s'est fait arracher le soutien-gorge convoité juste avant d'arriver aux caisses mais elle s'est rabattue sur un ensemble hotte chauffante-cassoulet et d'aucuns disent qu'elle travaille aujourd'hui dans le service import-export de la Foir'fouille.
14:10 Publié dans La Pléïade revisited | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : liberté, peuple, delacroix, étudiant, alcool



