15.02.2008

Let it snow, let it snow, let it snooooww

Si tu es un fidèle lecteur (et je t'en remercie), tu sais déjà que l'hiver à New York, c'est froid. Très froid. Y a quelques jours on a eu une sorte de tempète de neige, et bon je ne vais pas

17.01.2008

Maman j'ai (failli) rater l'avion

Tout d'abord bonne année à toi qui me lis. Je voulais te faire un post sur mes bonnes résolutions mais en fait ça avait l'air chiant comme une liste de courses, et comme je n'ai pas trop la tête à ça en ce moment, le post qui suit est vraiment brouillon et ne reflète absolument pas la quailté des notes pour l'année à venir. Alors ne m'en veux pas, bientôt (je l'espère) il y aura ici des posts plein de loolitude et de sexitude...

 

Il y a ces filles tu sais, ces filles qui semblent sortir d’un magazine même au réveil, même avec la gueule de bois, même avec la grippe. Des filles qui sont toujours impeccables, même après un voyage en avion, qui ont l’œil vif, le teint de pêche et les vêtements pas froissés ni tachés malgré les heures de vol et le jet-lag. Ce genre de fille qui énerve et fascine à la fois, pour qui tout a l’air d’être facile, genre on dirait qu’elle va faire un shooting de photo avec son sourire « soirée chez madame l’ambassadeur » et son petit sac Chanel, là sur le tarmac de l’aéroport, alors que toi tu galères juste pour descendre de l’avion sans te casser la gueule sur l’hotesse de l’air.
Bref tu auras compris que je ne suis malheureusement pas ce genre de fille. Et pourtant j’ai essayé.
J’avais déjà tout planifié dans ma tête. Je devais prendre l’avion pour rentrer à Paris, et j’avais choisi un vol partant de JFK à 21h30 vendredi, arrivant à Charles de Gaulle à 11h le lendemain. Ce qui me laissait la journée pour préparer mon sac, faire le ménage et la lessive et acheter les cadeaux pour la famille. Le seul impératif était d’être à la gare à 17h pour prendre la navette.
A 15h j’avais fait le sac, le ménage et tout, et même acheté le billet de bus en avance. « Tu gères ! » je me suis dit, et pour me féliciter je suis allée m’acheter un donut chez Dunkin’, en me disant que pour une fois dans ma vie j’allais être dans les temps, et je me voyais déjà faire le voyage, tranquille et radieuse, des flashs de moi prenant la navette et tellement en avance que je me payais le luxe de laisser passer tout le monde, et les gens m’adoreraient, même la petite vieille là me dirait « Dieu vous bénisse jeune fille » et je baisserais la tête d’un air humble avec un sourire transpirant l’amour pour mon prochain, des flashs de moi dans l’avion sirotant un schweppes en discutant avec mon voisin et le stewart, bref, moi respirant la sérénité et la classitude parce que est-il besoin de le rappeler, J’ALLAIS ETRE DANS LES TEMPS.
Sauf que. Ma valise n’était pas tout à fait prête. Et j’avais oublié les cadeaux. Et en fait il était 15h30. 

15h30 : Il faut que je prenne le métro de Time Square jusqu’à la 59eme pour aller à l’Apple store.

15h41 : Hum… j’ai pris le mauvais métro je crois…

15h42 :  Ou je suis là ?

15h43 : Sur la 72ème ? Ok il me suffit de courir marcher jusqu’au bas de Central Park.

15h58 : Ca y est je suis chez Apple. (Distance estimée : 17 blocs. Distance finale : 43 blocs).

16h14 : Bon je fonce chez FAO Schwartz (une boutique de jouets) puis chez Ralph Lauren et c’est bon. Je serais à la maison vers 16h30.

16h36 : Ou pas.

16h43 : Fini. Je prends le métro et je rentre à la maison.

16h47 : Hum… J’ai pris le mauvais métro je crois…

16h 51 : Je suis à un bloc de chez moi. Il me reste 9 minutes pour rentrer, monter les escaliers, finir ma valise, faire pipi, redescendre, marcher un bloc jusqu’à la gare et chopper la navette.

16h52 : Facile, je pense.

Mais au fond de moi, je fais moins la maligne. J’ai commencé à transpirer, et c’est en sentant la première goutte de sueur couler le long de mon échine que je l’ai vu disparaître.
Qui ?
La vision de moi radieuse et cool, respirant la classitude. Elle s’est barrée en même temps que ma dignité, alors que je sautais par dessus un clochard et poussais une vieille dame pour pouvoir traverser le passage clouté avant tout le monde.

16h55 :  Je suis dans mon entrée, respirant en apnée à cause du montage d’escalier en quatrième vitesse et ça y est, je vais mourir d’une crise d’asthme là sur un paillasson miteux avec « welcome » écrit en vert sur fond jaunasse, et ma coloc me découvrira en rentrant du boulot, la main crispée sur la clé et le doberman du voisin du dessus m’aura à moitié bouffé la jambe.

16h56 : Ne pas paniquer. Je jette le reste de mes affaires (écharpe, appareil photo et cadeaux) dans le sac FAO Schwartz puis je balance tout dans l’escalier et je cours vers la gare.

17h01 : J’arrive les aisselles trempées, le cheveu en bataille, la langue pendante et l’œil fou roulant dans l’orbite, et je dis adieu à toute idée d’être impeccable et présentable mais je m’en fous parce qu’à ce moment là je la vois partir. La navette.

17h02 : Comme dans un film, j’essaye d’accélerer encore mais j’ai oublié qu’on n’était pas dans un film et donc ça n’a pas marché et il fallu que je me jette sous les roues du bus pour qu’il stoppe enfin. Là Le chauffeur me dit qu’un autre bus attend pour JFK et comme une conne je le crois, mais faut dire je suis en détresse psychologique.

17h04 : A l’arrêt du car je demande quand le bus suivant part et le vieux moche qui vérifie les tickets me dit 20 minutes et je chancelle et gémis « Oh no ! » avec des sanglots dans la voix alors il me prend en pitié et me propose son siège.

17h05 : Non mais quelle abrutie ! Me faire avoir par un chauffeur de car qui s'habille comme Barracuda dans "L'agence tous risques"...

17h06 : Je finis par m’assoir, je me recoiffe mais c’est une tache perdue d’avance, j’ai les cheveux tout emmêlés, je suis à bout de souffle, les vêtements poisseux à cause de la transpiration et mon ordinateur me scie l’épaule. A ce moment là, j’ai juste envie d’écouter du Garou et de me laisser mourir, mais il faut se ressaisir, parce que je dois profiter de ce répit pour transférer les affaires du sac de jouet à la valise, et jeter cette horreur de sac à la poubelle.

17h23 : La navette arrive. Je monte dedans, l’odeur de fennec mort me précède et je m’assois à l’écart comme une pestiférée, parce que j’ai peur que le chauffeur me demande d’où ça vient cette odeur, j’ai bouffé un cimetière indien ou quoi ?

17h38 : Je me recroqueville au fond de la banquette et au moment où nous nous engageons sur l’autoroute je commence à avoir froid vu que la sueur a séché.

17h 51 : Je cherche fébrilement mon manteau qui a disparu.

17h47 : Il est où ce foutu manteau, juste au moment où j’ai besoin de lui pour éviter que mon fumet d'abats pourris se répande dans le bus ?

17h54 : Merde je crois que j’ai perdu mon manteau.

17h56 : Finalement il était coincé sous ma valise.

18h02 : Mais il me manque mon écharpe.

18h08 : Mais pourquoi rien ne se déroule comme prévu hein ? Pourquoi je ne suis pas classe et présentable ?

18h09 : Et surtout inodore ?

18h10 : Et voilà ! Je recommence à transpirer…

18h11 : Re-transpirer sur de la sueur séchée... J'ai l'impression d'être plongée dans un bain de morve qui durcit lentement...

18h13 : Et toujours pas d'écharpe.

18h14 : En plus la sueur qui sèche, ça gratte.  

18h15 : Attends ! je me souviens.

18h16 : Mon écharpe est dans le sac « FAO Schwartz ».

18h17 : Que j’ai jeté à la poubelle.

20.12.2007

Hier à Wall Street...

... j’ai croisé un mec moche devant un Burger King. Je me suis dévissée la tête en me retournant, et j’ai vu que lui aussi s’était retourné. Il a dû croire que je le matais. Alors qu’en fait je voulais juste voir la promo sur les hamburgers.

12.12.2007

Happy birthday to me I guess...

Ca fait 6 minutes ici. Et 6 heures de plus en France.

Donc ça y est. Je suis officiellement majeure aux Etats-Unis.

Fini les sueurs froides à chaque fois que je présentais à l'entrée d'une boîte ou d'un bar ma fausse carte d'identité bricolée avec de la colle et des trombones...

Il y a 6 minutes, au cours d'une cérémonie païenne, j'ai pris ma chère fake I.D, ce compagnon de toutes mes soirées new yorkaises, je l'ai tenu au dessus de l'évier et j'y ai foutu le feu.

Puis je me suis recueillie devant le birthday oreo que les filles m'ont offert et j'ai soufflé sur une bougie dyptique pendant qu'elles me souhaitaient un joyeux anniversaire. 

Donc voilà. Selon la loi de l'Etat de New York, je peux désormais acheter de l'alcool dans un liquor store, et en consommer dans un night-club.

Pour fêter ça, j'ai décidé d'arrêter de boire.  

 

08.12.2007

La liste du week end

Ca y est je cède enfin à "la liste de la semaine" aussi appelé "post de feignasse"...

1- J'ai emmenagé dans le Queens pour 15 jours (merci Croisine et Rachel). Je découvre la vie de commuter (les banlieusards qui prennent le métro chaque matin pour Manhattan). Et je redécouvre les soirées devant "Desperate Housewives" avec de la Hagen-Dasz et des cookies Oreo...

2- Il a neigé. Plein de neige dimanche dernier, et un peu cette semaine. Je voulais aller m'ébattre à Central Park la truffe au vent et la langue pendante, mais finalement c'était trop froid et humide alors je suis restée chez moi...

3- L'avantage de l'hiver new yorkais, c'est qu'il fait sec. Mais froid. Chaque matin je mets donc deux débardeurs, une chemise, deux pulls et un manteau. Sinon je ne peux pas sortir. Il va falloir que je m'achète de gros collants en laine parce qu'avec un jeans, j'attrape presque des engelures aux fesses et aux cuisses (glamour quand tu nous tiens...)

4- Il fait froid mais New York en hiver, c'est beaaaaauuu !

5- J'ai crée mon premier groupe sur facebook. J'ai enfin un objectif dans la vie. Peut-être que c'est le genre de choses qui va changer mon existence, genre booster ma libido, accroitre mon cercle social et mon intelligence et me faire gagner des réductions body shop. j'attends de voir...

6- Pour le boulot, je rencontre souvent des gens. Dans le cadre d'un festival de cinéma, j'ai rencontré Tarantino. Si je te jure :

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 Clique pour agrandir


Mais le mien s'appelle Simone...

7- Mon mac chéri a quelques petits problèmes (une sombre histoire d'échec lors de la réparation du disque dur externe alors il faudrait que je réinstalle tout le système sauf que cet enfoiré d'ordi refuse de lire les cd ce qui complique les choses...) (t'as presque cru que j'étais une geek là avoue) (allez fais moi plaisir merde). Comme la garantie expire dans 3 jours, je vais aller faire un tour à l'Apple Center sur la 5ème avenue. J'ai peur qu'ils me le gardent plusieurs jours. MAIS ne panique pas, je posterai quand même d'autres notes...

29.11.2007

Parce que cela devait arriver...

J'ai pris l'habitude de cloisonner ma vie. Ma vie familiale, ma vie à Science Po, ma vie à New York, ma vie sur le web. Des mondes qui se connaissent, interagissent mais ne se mélangent pas. Et un comportement différent dans chaque sphère. Ou plutôt une facette différente de ma personnalité.
J'aime cette situation. Je varie au gré de mes humeurs et des personnes qui m'entourent. Personne ne peut dresser un portrait complet de moi. Car chaque sphère ignore celles qui l'entourent.
Cela me rassure. Je ne supporte pas l'idée que l'on connaisse trop de choses sur moi. C'est le seul point commun à tous ces mondes. Ne pas sembler m'attacher, ne pas trop en montrer.
J'aurais pu me livrer plus dans ce blog. Je n'y suis pas arrivée. C'est tellement plus facile d'être drôle que d'être profonde... La nudité émotionnelle, je n'y arrive pas. Pourtant j'aurais tellement voulu parfois. Mais que veux tu, c'est le genre de courage qui me fait défaut.

Aujourd'hui, finalement je suis contente de ne pas l'avoir fait.
Je viens d'apprendre que mes parents lisaient mon blog. Une sphère en rencontre une autre. Je déteste ça. Alors quoi ? Leur demander de ne plus venir ? Ce serait maladroit, donc méchant. Fermer ce blog ? Je n'en ai pas envie.

Donc je continue. Et pour les membres de ma famille qui me lisent, soyez gentils. Je sais que je parle dans ce blog de choses que je ne vous raconte pas forcément. Je sais que je semble ici quelque peu différente de celle que vous connaissez. Mais je ne veux pas changer le contenu de mes notes par rapport à vous.
Alors vous pouvez venir quand vous voulez, mais s'il vous plait, je ne veux aucune allusion à quoi que ce soit que j'ai écrit quand on se verra.
Ne mélangez pas les sphères.

19.11.2007

My life sucks

 Bilan du week-end

Calories ingurgités en 2 jours : autour de 35 000
Pots de glace avalés :
1 et demi seulement mais c'est des pots d'1,65 litre je te signale
Fruits avalés :
2
Clopes fumées :
0 (je fume pas de toute façon)
Verres d'alcool bus :
0 (j'ai pas l'âge de toute façon)

nombre d'heures passées au lit à zoner sur internet : 22
nombre d'heures passées à travailler : 1, 5
nombre de consultations de ma boite mail pour savoir si j'avais des messages d'amis ou des réponses pour des apparts : 48
nombre de messages d'amis : 3
nombre de réponses d'apparts : 1
nombre de spams : 27
nombre d'apparts visités : 2

Hommes m'ayant maté et fait de grands sourires dans le métro : 3
(ça doit être grâce à mon nouveau shampoing avec "light enhancers")
Dont hommes mignons m'ayant maté et fait de grands sourires : 0
Dont hommes très moches et vieux m'ayant maté et fait de grands sourires : 3
(message perso à toi le type vieux et moche de la ligne 1, arrêt "Columbus Circle" : évite de porter des cravates blanches avec des formules mathématiques écrites dessus... E=mc2 sur une cravate, même si c'est très dur à comprendre comme formule, ça donne juste l'air con)

Comédies romantiques américaines regardées sur dailymotion (j'ai touché le fond...), bien au chaud sous la couette : 2
Nombre de fois où j'ai fantasmé sur Jude Law après avoir regardé des comédies romantiques américaines : 4
Nombre de fois où je me suis dit que Jude Law ça faisait fantasme de pré ado alors j'ai fantasmé sur Yann Barthès à la place : 3
Vrais gens vus en dehors du boulot : 0
Nombre de fois où je me suis sentie tellement seule que j'ai pensé à adopter un chat : 6
Nombre de fois où je me suis sentie tellement seule que j'ai pensé à adopter un bébé : 1

nombre de tentatives pour vaincre mon angoisse à coup de plaques de chocolat mit toffee chunks et sandwichs peanut butter/ fromage étrange mais bon/ mayonnaise : 9

Les enfants je crois que je suis bientôt mourute dans d'atroces souffrances et une mare de graisse. Je suinte le gras et mon coeur donne l'impression de flotter dans un océan de confit de canard au sirop d'érable...

Aaaaaaaah !!! Je suffoque !!!

Ah non fausse alerte en fait c'est que je m'étouffais en mangeant des gâteaux à la crème tout en parlant... Bon je vous laisse j'ai du bacon qui va refroidir...

12.10.2007

Paris n'est plus une fête

Alors oui je sais c'est la rentrée et j'avais pris de bonnes résolutions genre poster plus mais tu vois là je ne peux pas, j'ai pas internet. Mais si tu veux du teasing de folie, d'ici quelques jours, les dernières notes de ce blog...

 

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Une semaine à Paris, une semaine pour faire deux-trois trucs, voir quelques amis et me réhabituer à une grande ville avant mon départ.
J'ai débarqué à la gare de Lyon. J'ai vu la Tour Eiffel. J'ai marché sous le soleil timide et froid de Paris. J'ai essayé de mettre en place des rendez-vous. J'ai marché sous la pluie. J'ai mangé chinois, japonais, indien et italien. J'ai pris (très) peu de photos, mais comme c'était surtout de belles jeunes filles dénudées, ça allait. J'ai visité Sciences Po Paris. J'ai mangé le kebab le plus immonde de toute la ville. J'ai admiré les dernières tendances déco dans le marais. J'ai fait ma première rencontre de bloggeurs avec Vicky et ses amies et au début j'étais en panique mais finalement c'était über bien et elles m'ont même dédicacé un homme tout nu. J'ai pas mal bu tiens aussi.

Mais en fait c'était bizarre.
Impression constante d'être... déphasée.
Impossible de s'immerger complètement, je survolais la capitale en touriste mais sans l'étonnement et les petits cris de surprise. Errance dans le brouillard, un brouillard de lassitude, comme engourdie entre les quais et les buttes.
Tu sais quoi ? C'est marrant mais les seuls moments où je me sentais vraiment , c'était dans le métro. Paris et moi n'étions plus au diapason, mais sous les néons blafards et dans les grondements souterrains, j'arrivais à sentir le pouls de ma ville. Et à me dire que ce n'était pas si grave, juste une période de flottement, une rencontre manquée, tandis que je me laissais doucement bercer par le nom des stations, Bastille, Grands-Boulevards, Châtelet, Odéon, Opéra, Motte-Piquet...

29.09.2007

La grande bouffe

Hop hop hop allez on se motive c'est la rentrée du blogging et c'est la folie surtout que ce soir j'ai ENFIN fini mon boulot über chiant et on pourrait presque dire que je suis en vacances vu que dans 2 jours je pars à Aix et dans 4 jours je pars à Paris et dans 15 jours je pars à NY (oui alors ça fait genre je suis over occupée et over organisée mais ça me donne surtout une excuse de pourquoi je vais peut être pas beaucoup poster encore...)
Bon alors tu dois te dire que franchement je suis un peu chiante quand même c'est vrai quoi je poste plus et honnetement qu'est ce qu'on attend d'autre d'une bloggueuse je te le demande enfin bref je ne vais pas te raconter comment j'étais devenue neurasthénique au boulot et que mes soirées heu valait mieux pas en parler (ceux qui ont lu la note fantôme me comprendront...) et je me demande comme d'habitude de quoi je vais bien pouvoir te parler pour susciter ton intérêt à toi oui toi qui lis ces mots avec avidité en se demandant où je veux en venir. Nulle part à vrai dire.

Cette année, pour la première fois depuis plus de 10 ans, j'ai pas eu de rentrée. C'était cool. Plus de stress, plus de "oh mon dieu est ce que je vais trouver la salle de cours ?" (mode collège on) ou de "oh mon dieu est-ce que je vais réussir à finir cette dissertation de p**** sa mère la p*** ?" (mode lycée on) ou encore de "oh mon dieu est-ce que je vais réussir à ne pas régurgiter tout mon alcool sur le prof ?" (mode Science Po on). Mais y a certaines choses qui me manquent. Plus de légère excitation à l'idée de voir de nouvelles têtes ni de nouveaux profs. Plus de routine réconfortante à base de bahut, cantine et devoirs. Mais surtout, ce qui me manque c'est l'odeur des cahiers neufs. C'est con hein ? Tu sais, juste la première page vierge, toute blanche et cette odeur de papier neuf.

(mais pourquoi je te raconte tout ça ?)


podcast


Alors ce soir je cherchais sur quoi écrire et j'avais la tête dans le cul dans mon frigo et je me suis dit que ouiiii on n'a qu'à parler de bouffe.
Parce que moi sans déconner vaut mieux m'avoir en photo qu'à table et c'est pire que ce que tu peux imaginer. Bon malheureusement je ne peux pas illustrer mes propos en te donnant mon poids mais disons pense à quelqu'un de gros, mais genre assez gros, comme euh Britney Spears par exemple mais pas quand elle est habillée en cuir en train de fouetter des gens et tout, même que la dernière fois j'ai cru que j'étais tombée sur une chaîne porno sado-maso mais en fait non. Donc tu prends Britney Spears quand elle est dans Closer avec le crane rasé qu'on dirait un primate échappé du zoo et tu lui rajoute encore du poids et là t'as une idée plus précise de la personne qui tient ce blog (mais j'ai des cheveux moi).
Pourtant on a tout fait pour que ça change. Je dis "on" parce qu'on est peut être sur écoute. On m'a fait faire des régimes hypoglucidiques dissociés protéinés avec diète un repas sur deux ou un truc dans le style. Mais bon Fillon t'a déjà prévenu la France est en faillite alors je vois pas pourquoi ça aurait fonctionné sauf que j'aurais bien aimé que Fillon me prévienne avant cet enfoiré, ça m'aurait évité de me taper des yaourts natures et de la salade pendant mes vacances d'été.

Bref j'ai comme qui dirait lâché l'affaire sur la question des régimes. Je mange comme je le sens et faut bien le dire, je le sens souvent, et en grande quantité. Bon faut pas croire hein! Je mange équilibré. Je rajoute des herbes de provence dans mes pâtes à la crème fraîche et sur ma côte de boeuf rissolée sauce au poivre. Mais le fait est qu'après avoir englouti de la pizza et des frites en guise de goûter-voire de la pizza aux frites-il faut bien faire passer tout ça avec un peu de choucroute mais sans chou s'il vous plait je ne le digère pas.
Des fois je suis raisonnable parce que je me suis vue dans la glace parce que j'ai lu les pages santé de Cosmopolitan parce que des fois je suis une fille adulte et mature et raisonnable et je mange normalement. Je mange des fruits et légumes et une petite deux petites trois petites tranches de jambon (mais très petites alors ça compte pour une) et je suis über fière de moi, tellement fière que hop pour me récompenser je reprends une tranche de "Caprice des Dieux" (mais non maman je sais vraiment pas qui a fini le fromage...)  Et puis une tartine de pâté avec du beurre parce que ça glisse tout seul ces choses là.
Après je culpabilise en me disant que merde je n'ai aucune volonté, allez ce soir je suis pure et nature et bio et je me fais du bien à l'intérieur de moi et je vais me faire un truc immonde par exemple des brocolis qu'on dirait de la morve en touffes. Soudain, je me retrouve devant une assiette blanche tirant sur le grisâtre sous l'éclairage artificiel de la cuisine, et un truc qui ressemble à du vomi, et qui sent un peu pareil d'ailleurs, me met au défi d'être pure et nature et bio et toutes ces conneries. Alors qu'est ce que je peux faire à part foutre plein de sauce dessus et noyer le goût avec du bacon et du fromage ? Hein ? D'ailleurs au final c'était pas si mauvais on aurait dit de la tartiflette mais sans pommes de terre.

Et après je monte sur ma balance, et cette salope m'indique **4 kilos et je suis über contente, j'exulte et je me permets une petite danse de la joie qui fait gigoter toutes mes parties flasques (oui même celle-là... et celle-là aussi) jusqu'à ce que je me vois dans le miroir et là :
1) Je m'arrête tout de suite parce qu'on dirait le dernier tremblement de terre de Tokyo mais sans la poussière et les gravats et les petits Japonais qui hurlent en s'enfuyant et les sirènes de pompiers et tout.
2) Je pointe du doigt vers mon reflet et je me mets à glapir, l'oeil fou et le cheveu en bataille, telle Mme Rochester dans Jane Eyre : "ahahah j't'ai niqué ! Je suis trop forte". Là je félicite mon métabolisme avec un chouette discours sur le fait que bon d'accord c'était dur mais fnalement les brocolis c'est très mangeable on en fait tout une histoire mais en fait ça a plutôt un goût de fromage et de bacon, et puis bravo les gars bon ce qui compte c'est le collectif mais bravo quand même pour la peine double portion de haagen-dasz macadamia nut brittle pour tout le monde.
Et puis dans un élan d'euphorie (et de connerie mais ça tu t'en doutais) je remonte sur la balance et là... **8 kilos.
QUOI ??!!???
Comment j'ai pu prendre QUATRE putain de kilos en cinq minutes ? Hein ? Comment ? C'est pas vrai ! Où est Dieu dans tout ça ?
Je remonte sur La Salope en me disant que ça doit être un problème d'affichage. Voire je suis prête à assumer la responsabilité de cette grossière erreur et dire que ça doit être une erreur de ma part, une erreur de vue sûrement, les yeux embués par la joie et c'est trop bête j'ai confondu le 4 et le 8 (même si je sais que quand même je ne suis pas conne à ce point).
Je lève les yeux et marmonne machinalement un mantra puis je baisse les yeux. Argh putain ! **9 ! Mais c'est pas possible ! Cette balance c'est le diable en personne. Genre il en aurait eu marre de se réincarner en gamine et de se masturber avec un crucifix alors il est revenu sous forme de balance et pour quoi je te le demande, pour me faire chier !

Bordel ! Maintenant je suis tellement frustrée et déçue que je ne vois rien d'autre à faire que de finir le saucisson qui m'appelle là-bas dans le frigo (oui je suis un peu la femme qui se fait murmurer à l'oreille par les saucissons). En sandwich. Avec un peu de beurre. Non à la réflexion pas de beurre c'est trop gras. Plutôt des rillettes. En plus ça vient du porc donc c'est un peu la même chose.

Je pourrais rajouter du jambon aussi alors ?

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 Et des pieds de porc, je peux en mettre aussi dans le sandwich ?

 P.S UMP : Bien sûr les chiffres donnés ici pour le poids sur la balance sont purement indicatifs et ne sauraient constituer une quelconque indication concernant ma morphologie et toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Et pour la photo c'est pas moi non plus...(je suis brune moi)

Et tant que j'y suis, blog photo mis à jour également (c'est la folie les jeunes)...

27.07.2007

"Vous avez un très beau soutien-gorge"

Bon alors ok j'avoue : j'ai honte. Terriblement honte. Parce qu'en ce moment j'ai ni le temps de bloguer ni l'inspiration et résultat je néglige mes lecteurs. Et je me fais rappeler à l'ordre de façon plus ou moins brutale (oui Rogati c'est toi que je vise ;-) ) et j'ai beau me dire que zut crotte flûte chier c'est mon blog et je ne suis tenue à rien vis-à-vis de personne, en fait je me surprends à culpabiliser et à me jurer que ce coup-là promis je vais vous raconter un truc bien et intéressant et tout et tout.
Donc je vais passer sous silence le fait que de m'être mise à bosser m'a rendu neurasthésique, et que la seule chose dont je rêve (enfin la seule chose avec un grand loft donnant sur Central Park, des fringues de grand couturier et une religieuse au café (avec plein de crème sinon c'est de l'arnaque)) c'est juste de marcher pieds nus dans l'herbe et aller avec des amis à la terrasse d'un café pour faire admirer le bronzage que j'aurais peaufiné dans la journée, en bref être en vacances, loin de Nice.
Donc merci pour vos commentaires, j'ai pas encore eu le temps d'y répondre mais j'ai été vraiment touchée et promis je vais essayer de faire un effort dans les jours qui viennent... Enfin, j'en profite d'être toute émotionnée pour dire que franchement, mes leecteurs sont formidables.


podcast
(La chanson n'a rien à voir avec ce qui précède, et je ne suis même pas sure qu'elle ait quoi que ce soit à voir avec ce qui suit...)

Mais parlons de mon travail.
C'est la misère.
A la limite le boulot en lui même ça passe mais il y a de grandes périodes d'ennui abyssal entre 2 clients. Les gens ne passent la porte du magasin qu'au compte-goutte et souvent il se passe plusieurs dizaines de minutes avant que quelqu'un m'apporte une pellicule ou se renseigne sur la différence entre le 200 et le 400 iso. Et je suis tenue de rester disponible en cas d'arrivée hypothétique d'un client ce qui fait que je n'ai ni le droit de lire, ni de partir aux toilettes, ni de répondre si mon portable sonne, ni de m'enfoncer des appareils photos jetables dans les fesses en me fouettant avec l'agrafeuse. En fait j'ai juste le droit de rester assise.
Résultat je me retrouve de longues heures à regarder dans le vide et à imaginer ce que je pourrais faire de tout ce temps gâché. Au départ j'ai bien essayé de me distraire, j'ai ouvert toutes les pochettes photos qui attendent d'être récupérées et j'ai regardé tous les tirages. C'était nul. J'avais les yeux qui piquaient à force de voir des clichés ternes, mal cadrés, le plus souvent des scènes familiales banales et inintéressantes. Et puis j'ai ouvert une pochette et dedans, y avait une fille en porte-jarretelles en train de prendre des poses euh langoureuses. Sauf que. La fille elle ressemblait vachement à Vincent Mc Doom. Et que c'est à ce moment là que ma collègue est arrivée et que j'ai dû tout remettre en ordre vite fait.

Alors autant te dire que j'attends chaque client comme le Messie.
Aujourd'hui par exemple j'étais assise à rien faire ou plutôt si j'admirais la peau de mes avant-bras, mais d'un air vachement concentré pour pas faire genre je m'ennuie tellement que même passer l'aspirateur semblerait une activité exotique. Et c'est à ce moment qu'un type entre, vieux, bedonnant, avec des pellicules dans la main (et aussi dans les cheveux). Je me suis violemment jetée contre le comptoir, frétillante d'impatience, tout en me disant à l'intérieur de moi-même que c'était une connerie, qu'il allait le sentir que je n'attendais que ça, un peu de distraction puis je me suis répliquée que non il y verrait une marque d'attention touchante et cela le fidéliserait et je me suis assénée que je n'étais qu'une grosse gourdasse qui se croyait toujours plus maligne que les autres et qu'il allait traiter mon comportement par le mépris et me laisser seule, engluée dans ma solitude entre les cadres numériques et et les cartes mémoires 1 Go. Juste au moment où le débat s'engageait dans ma tête, le type a parlé et j'ai dû dire aux voix de fermer leur gueule bordel j'ai rien entendu. Sauf que quand le type a répété, je n'ai toujours rien compris. J'avais un peu l'impression d'entendre Donald Duck dans "Ca cartoon" et j'ai failli me pincer parce que je croyais que j'étais victime d'une hallucination et qu'en fait j'étais à Disneyland en train de mater la grande parade.
Sauf que non. Je me suis pincée, mais le type était toujours là. Et c'est alors que j'ai vu le tuyau dans sa gorge. Oh ! Quelle conne !
Donc j'ai tendu l'oreille avec compassion mais en fait la compassion m'a pas aidé cette salope et je ne comprenais rien donc j'ai dû lui faire répéter trois fois son nom de famille. En plus il s'arrêtait plus de déblatérer sur je ne sais trop quoi alors je me suis mise à sourire comme une débile et à ponctuer son discours de "oui" et de "non" quand il se taisait. Et puis à un moment je continue à sourire et à dire oui et je me rends compte que le type vient de me sortir "Vous avez un très beau soutien-gorge" (est-il besoin de préciser que je portais une sorte de polo, absolument pas décolleté ?)
Blanc.
Je le regarde l'air interloqué, et j'ai juste envie de lui lancer un regard méprisant en l'insultant mais je ne peux pas parce que
1-c'est un client
2-déjà il a un trou dans la gorge alors je ne vais pas en plus l'accabler.
Donc je souris d'un air niais et je glousse tout en remplissant sa pochette. C'est au moment où il me demande si la culotte est assortie au soutien gorge que des visions de moi en train de frapper ce gros porc dans les testicules puis de lui enfoncer un lot de "2 jetables achetés, le 3ème gratuit" dans son trou me traversent l'esprit mais je me contente de hocher la tête stupidement en tentant un rictus de politesse parce que le client est roi.
Quand il se casse je me dis que j'aurais bien besoin d'un advil et d'un martini sauf que j'ai ni l'un ni l'autre et c'est au moment où je me mets à lorgner avec envie le bac de produits de traitement que je me dis qu'il serait temps que la journée finisse.

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