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25.12.2007
Lettre au père noël
Cher papa Noël,
C'est marrant mais plus je grandis, plus j'ai du mal à savoir ce que je veux pour Noël. Quand j'étais petite, je pouvais t'écrire une liste pleine de livres, de cassettes vidéo (oui parce que je suis une vieille maintenant, y avait pas de dvd à mon époque) et de jouets et rêver encore tout ce que je n'aurais pas. Depuis plusieurs années, je suis incapable de formuler un souhait pour Noël. Ce n'est pas que rien ne me fait plaisir. C'est juste que les choses matérielles ne me semblent plus importantes, et que j'ai découvert assez tôt qu'il ne faut pas compter sur Noël pour les choses immatérielles.
Je sais que tu n'existes pas père Noël, mais ça fait quelqu'un à qui s'adresser pour quémander en cette période de fêtes. En plus c'est dommage que tu n'existes pas, parce que moi je n'ai jamais rien eu à te reprocher. Je veux dire, je te remercie de ne jamais m'avoir apporté de vilaines poupées qui pleurent et qui dorment, ou des Barbies débiles qui cuisinent avec Ken. Ca, ça aurait été un motif de dispute et de froid entre nous. Dans l'ensemble, tu as toujours été réglo (sauf quand je t'ai demandé un tigre, un vrai. Là tu as un peu fait ton enfoiré quand même.)
Alors si tu existais père Noël, je pourrais faire à nouveau une liste, comme quand j'étais petite. Je te demanderais de m'apporter de nouvelles fesses, des fesses comme les autres filles dans la rue, pas des fesses de la taille du Texas. Je te demanderais aussi une boite de chocolats Pierre Hermé, et un bloc de foie gras mi-cuit. Et un brie aux truffes avec une bouteille de Chateau Margaux 1961 (j'accepte également un 1982 ou 85).... Tout ça pour étrenner mes nouvelles fesses.
Mais au final ce n'est pas grave que tu n'existes pas. Parce que je ne veux rien pour Noël. Si tu veux vraiment me faire un cadeau, fais en à ma famille, à mes amis, à mes lecteurs. Fais qu'ils passent un très bon Noël, et puis aussi une très bonne année 2008, parce qu'il n'y a pas de raison de n'être heureux que le 24 décembre. Moi je ne veux rien pour Noël. Parce que mon plus beau cadeau, je l'ai déjà eu. C'est d'être ici. Etre à New York, c'est comme si c'était tous les jours Noël.
01:40 Publié dans Blog me I'm famous | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, noel, cadeau
20.12.2007
Hier à Wall Street...
... j’ai croisé un mec moche devant un Burger King. Je me suis dévissée la tête en me retournant, et j’ai vu que lui aussi s’était retourné. Il a dû croire que je le matais. Alors qu’en fait je voulais juste voir la promo sur les hamburgers.
18:06 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, New York
18.12.2007
Lexique new-yorkais 1
Je me suis dis, tu vois, je suis à New York, alors parlons de New York. Ca me fera des souvenirs et te permettra de pouvoir à ton tour te comporter comme un vrai New Yorkais (a New Yorker en anglais) et d'avoir la classe internationale pour pouvoir te la jouer au Leader Price de Montigny le Bretogneux. Donc voici une série avec des vrais morceaux de mon expérience new yorkaise dedans. Un lexique qui va s'enrichir au fil des mois passés ici...
Métro : Moyen de transport le plus pratique pour se déplacer à New York, surtout en hiver (voir "froid"). Plus vétuste que le métro parisen (les wagons semblent en fer-blanc), il est aussi plus sale. Les lignes vont globalement du nord au sud de Manhattan, et du Bronx ou du Queens (nord) à Brooklyn (sud). Contrairement au métro parisien, il est très dur de passer rapidement d'une ligne à l'autre sans ressortir. A noter que même au bout de plusieurs années à New York, il est impossible à un étranger de comprendre quelle ligne dessert quelle station, sachant que plusieurs métros utilisent la même ligne, que certains sont locaux (desservent tous les arrêts) et d'autres express (ne s'arrêtent qu'aux stations majeures). La ligne rouge par exemple permet de prendre le métro 1 (local) et les métros 2 et 3 (express). Cependant la semaine certains locaux deviennent express entre midi et 21h. Le week-end, certains métros express deviennent locaux et certains locaux ne fonctionnent pas. Comment le savoir ? Tu ne peux pas. Tu le découvres sur le quai quand tu as de la chance, ce qui entraine reflexion intense mit course essouflée pour descendre les escaliers et changer de quai en vitesse. Les jours de loose, tu te rends compte que tu as pris un express lorsque le métro passe devant la station où tu es censé descendre (et les trois stations suivantes) sans s'arrêter, ce qui entraine reflexion intense mit prière pour que ce fucking subway stoppe enfin.
Pour se la jouer "New Yorker" : s'amuser à chercher du regard les rats qui courent la nuit entre deux rails. Un jeu qui débouche sur une véritable addiction, puisque je m'estime désormais frustrée si je n'ai pas vu mon rat quotidien.
Froid : le froid new yorkais, c'est pas un froid de fillette, même si ce n'est rien face au froid de Montréal par exemple. Un froid glacial et sec, donc à peu près supportable tant qu'il n'y a pas de vent. Mais au bout d'un quart d'heure, tu choppes des engelures de fesse et tes doigts sont devenus des mister freeze malgré les gants en peau de bébé phoque que tu as acheté à un vendeur de rue pakistanais. Avec le contraste du chauffage, tu as la morve qui dégouline chaque fois que tu rentres dans un batiment.
Pour se la jouer "New Yorker": Tu fais genre t'en as rien à foutre et tu continues à vivre normalement, comme tous les New Yorkais, alors que tu ne rêves d'une chose, être au chaud sous la couette.
La New Yorkaise : Une fille plus grande que toi, plus mince que toi, avec des cheveux longs et brillants, qui s'habille à la dernière mode. Ses activités favorites semblent être d'aller à la salle de sport pour modeler son corps, faire du shopping pour habiller son corps et aller en boîte pour montrer son corps. A noter que dans une ville qui concentre plus de filles célibataires que de garçons, la concurrence est très rude, d'autant plus que les New Yorkaises semblent programmées pour chercher le mari parfait dès qu'elles atteignent 21 ans.
Pour se la jouer "New Yorker": D'aucuns (d'aucuns c'est moi) les surnomment "les mutantes" pour leur capacité à s'habiller en mini jupe même par -5°. Est ce un sacrifice sur l'autel de la drague ou de la stupidité causée par le gel de leurs neurones, c'est ce que je m'emploie aujourd'hui à déterminer.
Starbucks : Ehontément cher. Très bon marketing surfant sur la vague du hype (ils diffusent des musiques itunes). Résultat, on se sent New-Yorkais rien qu'en marchant d'un pas affairé sur Broadway avec son gobelet à la main. Eviter le café simple, dégueu, et essayer un frappucino glacé ou un caramel macchiato. A noter :
Internet y est payant (enfoirés).
Il existe des "temporaires", pumpkin' spice pour Halloween ou eggnog à noël.
La plus petite taille est la "tall".
Il faut ici rétablir une vérité : Non il n'y a pas un Starbucks à chaque bloc de rue. Il faut parfois marcher DEUX blocs pour en trouver un.
Pour se la jouer "New Yorker" : A utiliser comme toilettes publiques. Pratiques, fonctionnelles, nombreuses et (souvent) propres, les toilettes sont pour moi le véritable atout du Starbucks, au delà du café pas bon et des mélanges trop chers.
Alcool : n'est consommable en théorie qu'à partir de 21 ans. Cependant, certains endroits ne demandent pas de pièce d'identité. L'alcool est très cher (entre 12 et 16 $ le verre !), mais les quantités sont souvent plus importantes qu'en France.
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne commandes pas un cosmo à New York Grand Dieu ! C'est très tourist.
Supermarché : Cher. Sauf peut-être Wal-Mart, mais cette enseigne est interdite d'installation sur l'île de Manhattan. A noter que la nourriture s'achète au supermarket, mais pas les produits d'entretien ou du corps. Ceux-ci s'achètent au drugstore (pharmacie américaine), qui vend aussi des médicaments, des vitamines et un peu de nourriture.
Big Apple : Surnom de New York, avec "Gotham City", "The Empire State" et "The city that never sleeps".
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne surtout pas utiliser ces surnoms, qu'un New Yorkais ne dira jamais. Cela fait so tourist (air méprisant)
09:35 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, new york, conseil, alcool, starbucks, supermarché, métro
12.12.2007
Happy birthday to me I guess...
Ca fait 6 minutes ici. Et 6 heures de plus en France.
Donc ça y est. Je suis officiellement majeure aux Etats-Unis.
Fini les sueurs froides à chaque fois que je présentais à l'entrée d'une boîte ou d'un bar ma fausse carte d'identité bricolée avec de la colle et des trombones...
Il y a 6 minutes, au cours d'une cérémonie païenne, j'ai pris ma chère fake I.D, ce compagnon de toutes mes soirées new yorkaises, je l'ai tenu au dessus de l'évier et j'y ai foutu le feu.
Puis je me suis recueillie devant le birthday oreo que les filles m'ont offert et j'ai soufflé sur une bougie dyptique pendant qu'elles me souhaitaient un joyeux anniversaire.
Donc voilà. Selon la loi de l'Etat de New York, je peux désormais acheter de l'alcool dans un liquor store, et en consommer dans un night-club.
Pour fêter ça, j'ai décidé d'arrêter de boire.
09:05 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, anniversaire, journal intime
08.12.2007
La liste du week end
Ca y est je cède enfin à "la liste de la semaine" aussi appelé "post de feignasse"...
1- J'ai emmenagé dans le Queens pour 15 jours (merci Croisine et Rachel). Je découvre la vie de commuter (les banlieusards qui prennent le métro chaque matin pour Manhattan). Et je redécouvre les soirées devant "Desperate Housewives" avec de la Hagen-Dasz et des cookies Oreo...
2- Il a neigé. Plein de neige dimanche dernier, et un peu cette semaine. Je voulais aller m'ébattre à Central Park la truffe au vent et la langue pendante, mais finalement c'était trop froid et humide alors je suis restée chez moi...
3- L'avantage de l'hiver new yorkais, c'est qu'il fait sec. Mais froid. Chaque matin je mets donc deux débardeurs, une chemise, deux pulls et un manteau. Sinon je ne peux pas sortir. Il va falloir que je m'achète de gros collants en laine parce qu'avec un jeans, j'attrape presque des engelures aux fesses et aux cuisses (glamour quand tu nous tiens...)
4- Il fait froid mais New York en hiver, c'est beaaaaauuu !
5- J'ai crée mon premier groupe sur facebook. J'ai enfin un objectif dans la vie. Peut-être que c'est le genre de choses qui va changer mon existence, genre booster ma libido, accroitre mon cercle social et mon intelligence et me faire gagner des réductions body shop. j'attends de voir...
6- Pour le boulot, je rencontre souvent des gens. Dans le cadre d'un festival de cinéma, j'ai rencontré Tarantino. Si je te jure :
Clique pour agrandir
Mais le mien s'appelle Simone...
7- Mon mac chéri a quelques petits problèmes (une sombre histoire d'échec lors de la réparation du disque dur externe alors il faudrait que je réinstalle tout le système sauf que cet enfoiré d'ordi refuse de lire les cd ce qui complique les choses...) (t'as presque cru que j'étais une geek là avoue) (allez fais moi plaisir merde). Comme la garantie expire dans 3 jours, je vais aller faire un tour à l'Apple Center sur la 5ème avenue. J'ai peur qu'ils me le gardent plusieurs jours. MAIS ne panique pas, je posterai quand même d'autres notes...
22:40 Publié dans My so-called life | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, blabla de filles, new york, vie quotidienne
02.12.2007
J.F recherche appartement (part 2)
La première semaine je n'ai eu aucune réponse à mes mails. Les trois autres semaines, j'ai eu de plus en plus de réponses, puis de plus en plus de rendez-vous pour des entretiens. Mais toujours infructueux.
J'ai rencontré des Chinois, des Coréens, des Italiens, des Anglais, des Américains. Des garçons, des filles, des jeunes, des vieux. Des gens avec des chiens, des gens avec des chats, des gens avec des problèmes psychologiques. Un rasta qui pour tout entretien m'a montré des photos de ses gosses et m'a dit que j'avais une très belle aura, il pouvait la voir.
La palme revient tout de même à Raymond. Enfoiré Sacré Raymond. Une annonce de rêve, 800 $ dans West Village. j'obtiens un rendez-vous dans un Starbucks, et rencontre un type d'une cinquantaine d'années. Au bout de quelques minutes d'une discussion très sympa, Raymond me dit que "ça ne va pas être possible". Je demande pourquoi, il répond que je suis trop jolie. J'objecte qu'il a une copine, il me dit que oui mais qu'il sera stressé de me savoir dans les parages car il risque d'être tenté. Puis Raymond me demande si je sais faire les massages car "il pourrait peut-être me prendre à l'essai mais du fait que je serai là, il sera stressé et aura besoin d'un massage quotidien". Mais en tout bien tout honneur, sans sexe. Et mon cul c'est du poulet ? Je réplique que je ne fais pas ce genre de choses, et suis obligée de partir lorsque Raymond m'annonce que si je ne le masse pas quotidiennement, il se verra contraint de me mettre une fessée, toute nue sur ses genoux. Sacré Raymond ! Sale pervers va...
J'entame ma cinquième semaine, le moral au plus bas. Fatiguée de n'avoir aucun résultat. Et puis une des personnes que j'ai rencontrée me veut. Comme roomate. L'appart est moche, très vieux, très mal foutu (une chambre minuscule, une déco à chier et la salle de bain quasiment dans la cuisine...). Mais je ne peux pas me permettre de refuser. j'ai le couteau sous la gorge. Ca fait plus d'un mois que je loue ma chambre dans l'Upper West Side (grâce à mon charme naturel ma détresse apparente, mon hébergement de 2-3 jours a été prolongé) et il faut que je sois partie le 1er décembre au plus tard. Je dis à la fille que je donnerai une réponse définitive le vendredi de Thanksgiving. Je visite deux autres appartements entre temps, les deux fois on me veut comme coloc (ils se décident tous en même temps... on se foutrait pas un peu de ma gueule par hasard ?) mais c'est moins bien situé et plus cher que la fille de l'appartement moche et vieux. Le vendredi, je me prépare à aller la voir avec l'argent, la mort dans l'âme. Presque par automatisme, je visite un dernier logement. Et là... c'est celui là que je veux. Je choppe la locataire entre 4 yeux, je lui explique que je n'ai pas de temps à perdre, il faut que je donne ma réponse pour un autre endroit le soir même, mais que je préfère celui là. Je reste calme, presque indifférente, tout en lui mettant la pression. Elle me dit qu'elle a d'autres visites à faire, je n'ai qu'à la rappeler plus tard. Ce que je fais. Là elle m'annonce d'un ton ennuyé qu'il lui faut du temps pour réfléchir et qu'elle me donnera une réponse demain. Je. Ne. Peux. Pas. Attendre. je me concentre pour être persuasive et annonce que je peux débarquer dans une demi heure avec l'argent de la caution. Finalement elle capitule, on signe et elle m'annonce que ça tombe bien, je suis celle qu'elle a préféré. Dans la foulée j'appelle la fille de l'appart moche pour annuler, et je vais boire un coup avec des amis pour fêter ça.
Donc voilà lecteur. Merci pour tes encouragements et ton soutien dans les moments difficiles. Tu seras donc content d'apprendre que j'emménage le 15 décembre dans une chambre à 900 $, avec coloc sympa et murs en briques rouges de surcroit.
Le meilleur ? Devine où j'habite ?
Sur Time Square
(Mouahahahahahahaha) (<=== rire de triomphe et de joie débordante)
09:05 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, colocation, new york




