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18.12.2007
Lexique new-yorkais 1
Je me suis dis, tu vois, je suis à New York, alors parlons de New York. Ca me fera des souvenirs et te permettra de pouvoir à ton tour te comporter comme un vrai New Yorkais (a New Yorker en anglais) et d'avoir la classe internationale pour pouvoir te la jouer au Leader Price de Montigny le Bretogneux. Donc voici une série avec des vrais morceaux de mon expérience new yorkaise dedans. Un lexique qui va s'enrichir au fil des mois passés ici...
Métro : Moyen de transport le plus pratique pour se déplacer à New York, surtout en hiver (voir "froid"). Plus vétuste que le métro parisen (les wagons semblent en fer-blanc), il est aussi plus sale. Les lignes vont globalement du nord au sud de Manhattan, et du Bronx ou du Queens (nord) à Brooklyn (sud). Contrairement au métro parisien, il est très dur de passer rapidement d'une ligne à l'autre sans ressortir. A noter que même au bout de plusieurs années à New York, il est impossible à un étranger de comprendre quelle ligne dessert quelle station, sachant que plusieurs métros utilisent la même ligne, que certains sont locaux (desservent tous les arrêts) et d'autres express (ne s'arrêtent qu'aux stations majeures). La ligne rouge par exemple permet de prendre le métro 1 (local) et les métros 2 et 3 (express). Cependant la semaine certains locaux deviennent express entre midi et 21h. Le week-end, certains métros express deviennent locaux et certains locaux ne fonctionnent pas. Comment le savoir ? Tu ne peux pas. Tu le découvres sur le quai quand tu as de la chance, ce qui entraine reflexion intense mit course essouflée pour descendre les escaliers et changer de quai en vitesse. Les jours de loose, tu te rends compte que tu as pris un express lorsque le métro passe devant la station où tu es censé descendre (et les trois stations suivantes) sans s'arrêter, ce qui entraine reflexion intense mit prière pour que ce fucking subway stoppe enfin.
Pour se la jouer "New Yorker" : s'amuser à chercher du regard les rats qui courent la nuit entre deux rails. Un jeu qui débouche sur une véritable addiction, puisque je m'estime désormais frustrée si je n'ai pas vu mon rat quotidien.
Froid : le froid new yorkais, c'est pas un froid de fillette, même si ce n'est rien face au froid de Montréal par exemple. Un froid glacial et sec, donc à peu près supportable tant qu'il n'y a pas de vent. Mais au bout d'un quart d'heure, tu choppes des engelures de fesse et tes doigts sont devenus des mister freeze malgré les gants en peau de bébé phoque que tu as acheté à un vendeur de rue pakistanais. Avec le contraste du chauffage, tu as la morve qui dégouline chaque fois que tu rentres dans un batiment.
Pour se la jouer "New Yorker": Tu fais genre t'en as rien à foutre et tu continues à vivre normalement, comme tous les New Yorkais, alors que tu ne rêves d'une chose, être au chaud sous la couette.
La New Yorkaise : Une fille plus grande que toi, plus mince que toi, avec des cheveux longs et brillants, qui s'habille à la dernière mode. Ses activités favorites semblent être d'aller à la salle de sport pour modeler son corps, faire du shopping pour habiller son corps et aller en boîte pour montrer son corps. A noter que dans une ville qui concentre plus de filles célibataires que de garçons, la concurrence est très rude, d'autant plus que les New Yorkaises semblent programmées pour chercher le mari parfait dès qu'elles atteignent 21 ans.
Pour se la jouer "New Yorker": D'aucuns (d'aucuns c'est moi) les surnomment "les mutantes" pour leur capacité à s'habiller en mini jupe même par -5°. Est ce un sacrifice sur l'autel de la drague ou de la stupidité causée par le gel de leurs neurones, c'est ce que je m'emploie aujourd'hui à déterminer.
Starbucks : Ehontément cher. Très bon marketing surfant sur la vague du hype (ils diffusent des musiques itunes). Résultat, on se sent New-Yorkais rien qu'en marchant d'un pas affairé sur Broadway avec son gobelet à la main. Eviter le café simple, dégueu, et essayer un frappucino glacé ou un caramel macchiato. A noter :
Internet y est payant (enfoirés).
Il existe des "temporaires", pumpkin' spice pour Halloween ou eggnog à noël.
La plus petite taille est la "tall".
Il faut ici rétablir une vérité : Non il n'y a pas un Starbucks à chaque bloc de rue. Il faut parfois marcher DEUX blocs pour en trouver un.
Pour se la jouer "New Yorker" : A utiliser comme toilettes publiques. Pratiques, fonctionnelles, nombreuses et (souvent) propres, les toilettes sont pour moi le véritable atout du Starbucks, au delà du café pas bon et des mélanges trop chers.
Alcool : n'est consommable en théorie qu'à partir de 21 ans. Cependant, certains endroits ne demandent pas de pièce d'identité. L'alcool est très cher (entre 12 et 16 $ le verre !), mais les quantités sont souvent plus importantes qu'en France.
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne commandes pas un cosmo à New York Grand Dieu ! C'est très tourist.
Supermarché : Cher. Sauf peut-être Wal-Mart, mais cette enseigne est interdite d'installation sur l'île de Manhattan. A noter que la nourriture s'achète au supermarket, mais pas les produits d'entretien ou du corps. Ceux-ci s'achètent au drugstore (pharmacie américaine), qui vend aussi des médicaments, des vitamines et un peu de nourriture.
Big Apple : Surnom de New York, avec "Gotham City", "The Empire State" et "The city that never sleeps".
Pour se la jouer "New Yorker" : Ne surtout pas utiliser ces surnoms, qu'un New Yorkais ne dira jamais. Cela fait so tourist (air méprisant)
09:35 Publié dans Manhattan Transfert | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, new york, conseil, alcool, starbucks, supermarché, métro



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Commentaires
Je ne suis malheureusement pas restée longtemps à New York puisque j'ai migré vers Boston, mais je suis contente d'avoir trouvé ton blog qui résume plutôt bien les caractéristiques de la vie new yorkaise !
Tu fais ton année de licence Sciences Po ?
Ecrit par : Titania | 18.12.2007
En fait, le plus simple à Gotham City, c'est de prendre le métro bourré, s'y geler les miches pour se rendre au supermarché, le tout en buvant un café crado et en matant des rats et des poufiasses.
Rock'n'roll.
Ecrit par : Bernie | 18.12.2007
Hé bien, prendre le métro à New-York semble être une vraie partie de réjouissances... Quoique le coup des rats, ce n'est pas très extraordinaire, je me souviens de mon émerveillement lorsque j'ai découvert le Louvre la nuit, avec les rats qui traversent en courant comme des dératés. So cute.
Pour répondre à ta question sur un autre post (que je sais plus lequel c'est et que j'ai la flemme de chercher), je reste en Nouvelle-Zélande jusqu'en mai normalement, et je finis mon stage en France, à Paris sûrement.
Donc tu restes plus longtemps que moi. Donc je suis jalouse. Mais je ne t'en veux pas trop quand même. :-)
Ecrit par : Nim' | 19.12.2007
Et bien merci pour la formation socio-anthropologique accélérée. Je suis parée pour visiter NY en toute classe, en sachant comment me déplacer, où faire caca, qui fréquenter pour trouver un riche mari, où acheter mes tampax, et où adopter un animal de compagnie ;)
Ecrit par : milla | 19.12.2007
Le métro plus sale qu'à Paris ? Est-ce vraiment possible ? ce sont peut-être les rats new yorkais qui sont moins à cheval sur la propreté que leus cousins parisiens ?
Ecrit par : Louise | 19.12.2007
Idée pour la suite: la pintade, la Park Avenue Princess, les plaques d'égoût qui fument.
J'ai pas vu mon rat aujourd'hui, mais une petite souris!!!! Rat des villes, Souris du Queens...
Ecrit par : CFlore | 21.12.2007
n'empêche que pendant que tu te la pêtes à NY moi je me prends un starbucks rue Censier à Paris... un frapuccino choc java chip, j'ai encore rien gouté de meilleur ds ma vie...
Ecrit par : Camille la it girl qu'est fatiguée quand même | 23.12.2007
Je suis d'accord, le métro new-yorkais est dégoûtant. Et il pue. Il pue pas que le métro, il pue les égoûts aussi. D'ailleurs les rues sentent un peu plus facilement la poubelle qu'à Paris, j'ai trouvé - ceci dit en hiver avec le froid ça doit être mieux, puis de toute façon, on a le nez bouché. Et en plus il secoue plus. Et il est plus bruyant. Ca donne l'impression charmante d'être dans une boîte de fer blanc roulante... Sinon j'ai vu une souris sur les rails de métro parisien l'autre jour. Comme quoi...
Et pour les pouffiasses, euh, pardon, mutante, je me dis que si j'étais un mec riche à la recherche d'une petite femme, j'en voudrais une qui ait du bon sens. Et le bon sens, ça inclut de pas se foutre en minijupe par des températures négatives. Je trouve.
Ecrit par : Krazy Kitty | 05.01.2008
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