25.06.2007
Fanta(sme)... Passe le fun autour de toi
Voilà le retour de la playlist de l'été avec un groupe québécois (donc exotique) (ferme les yeux et imagine le sable blanc et la mer bleue...) (tu sens l'iode ?) (non ça c'est l'usine de pâte à papier)
Et parce que ce titre donne envie de courir tout nu sur la plage et qu'en plus la température augmente, forcément nous les filles on se met à penser à des fantasmes sympas que tiens on pourrait expérimenter avec le maitre-nageur de la piscine municipale d'Argentons-sur-Creuse ou alors avec le stagiaire du service marketing si on bosse tout l'été. Et pourtant en fait le fantasme en vrai c'est pas trop ce qu'on avait imaginé...
Dans la voiture
Le mythe : C'est l'été, il est 5 heures du matin. Toi et Jack sortez du Macumba, la boîte hype de Palavas-les-flots, épuisés par toutes ces heures à vous trémousser sur la piste de danse. Vous êtes encore tout excités et n'avez aucune envie d'aller vous coucher. Pas de souci. Vous sautez dans sa Twingo et vous garez près de la plage. Jack met une cassette de musique d'ambiance et vous inclinez les sièges de la voiture. Là, face à la mer, vous regardez le soleil se lever en vous faisant plein de câlins. Vous atteignez l'orgasme ensemble et vous endormez dans les bras l'un de l'autre...
La réalité : C'est l'hiver, il est 3 heures du matin. Toi et Jacquot venez de vous faire virer du Réservoir, la boîte glauque du périph' de Grigny, parce qu'ils ferment. Il pleut et il fait froid, mais vous ne pouvez pas rentrer chez vous (à cause de vos parents) ni chez lui (à cause des siens). Gros souci. Vous vous réfugiez dans sa R5 et vous vous garez sur le parking du Leader Price de la zone industrielle. Jacquot met Skyrock (c'est la seule radio qu'il capte) et commence à vous tripoter sur les sièges humides et râpeux. Là, dans la lumière orange des réverbères, vous reniflez l'odeur de chien mouillé et d'essence en luttant contre la nausée (trop de vodka daïquiri). Vous vous prenez le frein à main dans la cuisse et attendez que Jacquot atteigne péniblement l'orgasme avant de vous ramener chez vous.
Sur la table de la cuisine
Le mythe : Dimanche matin, il fait beau, les oiseaux gazouillent, Jack a préparé le café et acheté les croissants. Devant ses cheveux ébouriffés et son sourire craquant, vous fondez. Il vous fait du pied sous la table, et le désir monte lentement. Quand vous vous levez pour allez chercher les tasses, il vous saisit avec une mâle assurance avant de vous déposer délicatement sur la table recouverte simplement d'une nappe propre en dentelle. Il vous déshabille sensuellement tout en vous murmurant des cochonneries. La situation vous excite au plus haut point et vous essayez une nouvelle position qui se révèle être un véritable succès. Le facteur sonne toujours trois fois...
La réalité : Mardi matin, il pleut et vous êtes à la bourre. Jacquot vous saisit violemment quand vous traversez la cuisine pour prendre une tasse de café et vous pousse sur la table de la cuisine. Il vous déshabille sauvagement en filant votre collant. La situation vous exciterait au plus haut point si vous n'aviez pas de la confiture colle aux fesses (Jacquot a oublié de débarrasser la table avant de vous y jeter). Les ébats sont laborieux et votre peau moite adhère au Formica. Au moment où vous mettez le coude dans le beurre en essayant de trouver une position confortable, on sonne à la porte. C'est le facteur qui a un recommandé des impôts pour vous.
A la plage
Le mythe : Il fait beau, il fait chaud, vous et Jack êtes tout bronzés et franchement il est über séduisant dans ce maillot qui fait ressortir ses petites fesses musclées ses yeux. Le désir se lit dans vos yeux et vous vous éclipsez à l'ombre de ce cocotier, là-bas dans la petite crique. Emoustillés, vous roulez sur le sable blanc et soyeux et commencez à vous caresser. Sa peau douce et halée a un goût légèrement salé, une légère brise vient rafraîchir vos deux corps brûlants tandis que le bruit des vagues vous donne l'impression d'être seuls au monde...
La réalité : Il fait trop chaud, le soleil vous éblouit et vous donne mal à la tête. Le vendeur de beignets glapit à quelques mètres, mais ça ne couvre pas les braillements des gosses qui vous entourent. Jacquot vous fait über honte sans déconner avec sa peau rouge on dirait une sorte de homard mais alors un homard mutant qui porterait un moule-bite ridicule. Quand soudain il vous propose de s'éclipser discrètement derrière les dunes. Emoustillée, vous lui emboîtez le pas. Sauf que chacune de vos caresses lui arrache un cri à cause de ses nombreux coups de soleil. Au bout de deux minutes vous êtes enduits d'un mélange de crème solaire grasse et de sueur et c'est au moment où ça devient sérieux que vous roulez hors de la serviette en plein sur le sable brûlant et sale (mégots, capotes usagées, restes de sandwichs, tampax). Vous hurlez de douleur, les larmes aux yeux, ce qui attire les gamins du Club-Mickey d'à côté qui vous observent avec de grands yeux tandis que Jacquot tente désespérément de s'extraire de vous. En variante, vous hurlez de douleur, les larmes aux yeux, ce qui attire les pervers du camping naturiste-échangiste d'à côté qui vous observent en se masturbant puis se rapprochent tandis que Jacquot tente désespérément de s'extraire de vous
Au coin du feu, sur une peau de bête
Le mythe : C'est l'hiver, il fait froid dehors mais vous êtes bien au chaud avec Jack, pelotonnés sous un plaid devant la cheminée. Vous buvez du chocolat chaud avec des marshmallows, tandis que le feu crépite doucement et vous nimbe tous deux d'une douce lumière orangée. Vous vous serrez contre Jack et de fil en aiguille vous vous retrouvez à vous faire des câlins sur cette peau d'ours blanc posée là que vous avez eu l'excellente idée d'acheter "parce que ça pourra toujours servir". La fourrure moelleuse caresse voluptueusement vos corps frissonnants de plaisir tandis que vous atteignez le septième ciel. Vous hurlez de plaisir.
La réalité : C'est l'hiver, il fait froid et humide dehors et froid et humide chez vous. Jacquot et vous contemplez la cheminée dans laquelle le feu tente désespérément de survivre en produisant une fumée âcre. Vous vous blottissez contre Jacquot pour ne pas mourir de froid et il commence à vous caresser. De fil en aiguille vous vous retrouvez à vous faire des câlins sur la peau de chamois synthétique orange que vous avez eu la mauvaise idée d'acheter vu qu'elle gratte et déteint. La fourrure irrite vos corps engourdis tandis qu'une braise saute du foyer et vient mettre le feu à la peau et à vos cheveux. Vous hurlez de douleur.
16:50 Publié dans Sciences Pipo | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, drague, fantasme, sexe, plage, voiture, orgasme




Commentaires
Tout le long, j'ai imaginé moi et Jack Bauer.
Pinaise c'était bieng.
Ecrit par : drenka | 25.06.2007
MDR. Tout simplement. (même si, allez, la critique est facile, tout cela est un peu trop mécanique).
Ecrit par : Thibaut | 25.06.2007
@Drenka : Vous avez tout fait en 24 h ?
@Thibaut : Très cher je ne vais pas t'expliquer que la note s'appuie sur un certain comique de répétition et que le mécanique est fait exprès...
Ecrit par : m@ud | 25.06.2007
sans compter qu'en voiture, tu finis par te retrouver dans le seul parking où y a quelqu'un d'autre que toi au milieu de la nuit alors que merde, qu'est-ce qu'ils foutent au milieu des bois à cette heure-ci hein?
(c'est dans les points positifs, ça, donc)
sinon, y a aussi la paille, fantasme citadin (parce que bon, la paille, ça gratte)
Ecrit par : raph | 25.06.2007
c'est tout du vécu? ou c'est drenka qui t'a raconté sa journée avec jack bauer?
Ecrit par : arpenteur | 25.06.2007
@Raph : oui la paille ou alors faire ça dans la fraicheur des sous-bois humides et puis là se faire attaquer par des fourmis ;-)
@Arpenteur : Je ne répondrai à cette question qu'après avoir eu l'accord de Drenka...
Ecrit par : m@ud | 25.06.2007
Sinon, comme fantasme intéressant, il y a les galipettes dans la neige.
Très très con, les galipettes dans la neige.
Ecrit par : You des Alpages | 26.06.2007
C'est malin, j'ai envie de feu de cheminée maintenant... Vu le vent dehors, ça serait presque de saison!
Ecrit par : Vicky | 26.06.2007
les fourmis rouges sont des salopes
Ecrit par : raph | 26.06.2007
@You : hummmm... la neige, le corps de Jacquot recouvert de fondue savoyarde, la langue qui lèche par inadvertance une structure métallique et se retrouve coincée... Que du bonheur !
@Vicky : Ici on meurt de chaud (tiens vais aller à la plage moi niark niark niark)
@Raph : Oui, toutes des salopes sauf maman !
Ecrit par : m@ud | 26.06.2007
tu as oublié les miettes sur la table qui s'enfoncent (un peu) dans les fesses ou les genoux ...
Ecrit par : dragibus | 26.06.2007
On se suicide maintenant ou tout de suite ?
Ecrit par : Clémence | 26.06.2007
Sympa cette variante de Jack a dit
Ecrit par : Badibuh | 27.06.2007
@Dragibus : Hummm... Ca sent le vécu ça !
@Clémence : Mais non mais bon dans un lit tu risques rien (à part les vêtements sales) (ah et les miettes aussi) (ah et aussi...non bon laisse tomber et suicide toi)
@Badibuh : En fait c'est de la propagande masquée... Bientot je vous fais "Jack a dit riez" et "Jack a dit écrivez un commentaire"
Ecrit par : m@ud | 27.06.2007
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